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	<title>De longues années j’ai été commercial. Aujourd’hui à 45 ans j’ai pris du grade directeur d’un bureau de vente dans la banlieue de Lyon, 

néanmoins je continue, par goût à habiter sur St Etienne. L’annonce d’un arrêt de travail des cheminots était une catastrophe pour un couple d’amis. Lui jeune artisan, elle responsable d’un service contentieux travail en plein centre de Lyon et n’ayant pas d’autre moyen de locomotion que le TER. Aussi me téléphonent-ils pour me demander s’il m’était possible de dépanner Sophie en la déposant à la gare de Vénissieux. Elle fera le reste du chemin en métro.
Le covoiturage étant de mode j’acceptais. Le lendemain j’arrivai comme convenu à 6H15 devant le porche de l’immeuble de mes amis. Sophie voyant ma voiture sortie sur le trottoir. Je la regardais marcher. Une belle femme de 35 ans avec beaucoup de prestance. Un visage de bébé tout rond avec des taches de rousseur sur l</title>
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		<title>De longues années j’ai été commercial. Aujourd’hui à 45 ans j’ai pris du grade directeur d’un bureau de vente dans la banlieue de Lyon, 

néanmoins je continue, par goût à habiter sur St Etienne. L’annonce d’un arrêt de travail des cheminots était une catastrophe pour un couple d’amis. Lui jeune artisan, elle responsable d’un service contentieux travail en plein centre de Lyon et n’ayant pas d’autre moyen de locomotion que le TER. Aussi me téléphonent-ils pour me demander s’il m’était possible de dépanner Sophie en la déposant à la gare de Vénissieux. Elle fera le reste du chemin en métro.
Le covoiturage étant de mode j’acceptais. Le lendemain j’arrivai comme convenu à 6H15 devant le porche de l’immeuble de mes amis. Sophie voyant ma voiture sortie sur le trottoir. Je la regardais marcher. Une belle femme de 35 ans avec beaucoup de prestance. Un visage de bébé tout rond avec des taches de rousseur sur l</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Mar 2008 22:04:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Plan Cul</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je me prénomme Edith, 36 ans, et je suis assaillie de fantasmes depuis toujours. A tel point que j’ai moi aussi passé de longues heures devant le Minitel à élaborer des scénarios tout en me masturbant de l’autre main. Avec des hommes ou des femmes suivant les cas, quoique mon expérience en manière de femmes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je me prénomme Edith, 36 ans, et je suis assaillie de fantasmes depuis toujours. </p>
<p><span id="more-63"></span><br />
A tel point que j’ai moi aussi passé de longues heures devant le Minitel à élaborer des scénarios tout en me masturbant de l’autre main. Avec des hommes ou des femmes suivant les cas, quoique mon expérience en manière de femmes soit fort réduite dans le réel (Mais cela n’empêche pas au moins de penser à des situations excitantes).</p>
<p>Les situations les plus insolites m’attirent également. J’en ai vécu beaucoup dans le monde virtuel et quelques unes aussi dans le monde réel. C’est une de celles-ci que j’aimerais vous raconter aujourd’hui. J’avais trente ans à l’époque et je venais de divorcer pour la seconde et dernière fois (Dernière car maintenant j’ai compris les inconvénients qu’il y a de vivre à temps complet avec un homme fusse t’il prévenant et attentionné au possible !).</p>
<p>Je m’étais donc offert une quinzaine de jours de vacances dans un somptueux hôtel des Canaries. Soleil, plage et grand luxe : C’est tout ce qu’il me fallait pour me remettre des péripéties de mon divorce. Je n’avais pas eu de contact physique avec qui que ce soit depuis de longs mois, mon second mari et moi ne nous supportions plus depuis bien longtemps avant de prendre la sain et sage décision de nous séparer. Me voici donc libre mais toujours seule dans ce luxueux palace baigné par le soleil. Et la solitude n’étant pas l’antinomie du plaisir, j’avais pris l’habitude de m’allonger à moitié nue sur mon balcon et de me laisser aller à contenter ma chatoune de mes doigts agiles. Souvent je fermais les yeux, j’imaginais quelques situations insolites et me branlais en y pensant. Toute la première semaine ainsi sous la douce chaleur du soleil matinal. Je prenais la précaution de poser le panneau «Ne pas déranger avant midi» à la porte de la chambre pour être certaine d’être tranquille et de pouvoir me laisser aller à une douce volupté. L’après midi était lui consacré aux excursions ou à la plage. Quant aux soirées, je les passaient en boîte à me faire draguer par quelques hommes d’affaires en goguette. Mais sans jamais aller plus loin car je ne trouvais rien d’original ni d’émoustillant dans ces petits machos aux regards lubriques. Un peu plus de subtilité s’il vous plait Messieurs ! C’est donc toute seule que je rentrais à mon hôtel et si parfois l’envie me prenait à nouveau de m’y caresser sous la douche, c’était plus par désir d’évasion que parce que j’avais vu était digne d’intérêt.</p>
<p>Or voici qu’un matin, alors que je suis allongée quasi nue dans mon relax sur la terrasse, cuisses largement ouvertes et doigts en train de me titiller le bouton, soudain un bruit dans la chambre d’à côté, comme un fauteuil qui vient de tomber. Perturbée dans mon élan mais aussi intriguée par ce bruit, je hasarde une tête par la balustrade pour entrevoir l’espace d’un instant un jeune homme affalé sur la moquette. Je me retire aussitôt priant le ciel pour qu’il ne m’ait pas vue. La situation est fort simple à comprendre, le petit garçon d’étage était en train de m’espionner et s’est ratatiné en faisant un faux mouvement sans doute. Mais depuis quand me regarde t’il ? Et les jours précédents, il était là aussi ? Après tout, je me dis pourquoi pas ! Je ne suis pas spécialement attirée par les jeunots mais il est mignon et c’est une occasion, non ? Si ça lui plait de me mater ainsi en train de me branler, pourquoi ne pas lui offrir ce spectacle. Je me remets donc en position, prête à parier que dès qu’il se sera remis de ses émotions, il reviendra à la charge pour reprendre son activité de voyeur. Je prends soin d’orienter la vitre différent et bientôt je suis récompensée en voyant le reflet d’une ombre s’approcher. Du coup cela me stimule et je m’astique de plus belle en me cambrant sous la caresse et en couinant de jouissance. Je me laisse totalement aller, heureuse de cette présence, heureuse d’être ainsi contemplée dans tous mes états. Et je jouis sans retenue pour lui plaire.</p>
<p>Le lendemain j’attends que la porte d’à côté s’ouvre pour filer sous le balcon. C’est lui, j’en suis sure. Je lui sors le grand jeu. Saisissant des bananes, je les enfonce lentement en moi et mime un va et vient lanscinant. Je suis certaine qu’il n’en perd pas une miette et qu’il est scotché à la vitre. «Hummm, il me faudrait quelque chose de plus gros, il y en a un dans ma valise» que je dis suffisamment fort pour être sûr qu’il entende. Et du coup je m’en enfonce une dans l’anus avec un maximum de perversité. Je veux qu’il pense à moi toute la journée, qu’il pense à moi comme une vicieuse qui a envie de tout, comme une perverse insatiable. L’après midi je le croise justement à la piscine. Il faut voir son air lorsqu’il m’aperçoit, je dois me pincer pour ne pas éclater de rire. Je suis certaine qu’il a hâte de s’éclipser pour que personne ne remarque la bosse sur le devant de son pantalon</p>
<p>Le lendemain au mon réveil, j&#8217;ai une immense envie de baiser. Mais cette fois je me dis que ce serait vraiment un sacrilège de me satisfaire à nouveau en solitaire. J’ai besoin de lui pour assouvir mes ardeurs. Je l’attends fébrilement derrière la porte, guettant chaque pas dans le couloir. Je suis entièrement nue sous un peignoir léger, prête à bondir dans le couloir à la moindre alerte. Vers les dix heures, j’entends l’ascenseur, j’ouvre la porte mais ce n’est qu’un client qui regagne sa chambre. Un peu plus tard de nouveau l’ascenseur et quelqu’un qui passe devant ma porte. Je tombe nez à nez avec lui en le laissant pantois. Sans aucune gêne devant lui, mon peignoir à moitié ouvert devant lui laisse entrevoir la naissance d’un sein ou le haut d’une cuisse. Je l’attrape carrément par la main et l’entraîne dans ma chambre. Le peignoir glisse sur mes épaules et je me retrouve entièrement nue et offerte à sa merci. Et sans gêne, entreprends de me masturber face à lui en devinant son sexe en train de durcir entre ses cuisses. Et moi j’avais hyper envie de lui, de ce jeune homme un peu frêle et imberbe qui me dévorait de ses yeux. Je me suis sentie toute moite entre les jambes, pleine de désir de me faire prendre. Alors, langoureusement, je me suis approchée de lui et lui ai donné ma bouche.</p>
<p>Fébrilement, maladroitement, je l’ai senti prendre mes seins entre ses doigts graciles, puis hasardé une main sur mon sexe en fusion. De ma main j’ai libéré sa trique et l’ai tâtée pour m’apercevoir qu’elle était déjà bien dure entre mes doigts. Et tout en l’incitant à me pénétrer avec ses doigts, je commençai à doucement branler son engin. Il s’est laissé guider et à entrepris une douce pénétration de ma chatoune en feu, et ce faisant je le guidai vers mon clito afin qu’il le titille lentement. Nous étions ainsi tous les deux debout en plein milieu de la pièce en train de nous branler mutuellement et l’envie d’être prise était tellement forte en moi que je n’avais pas envie de traverser la pièce pour rejoindre le lit. Je me suis allongée là, sur la moquette en l’attirant à moi et j’étais tellement trempée qu’il a glissé sans peine d’un coup au creux de mon ventre. Il s’est mis à bouger lentement, puis plus vite. Par bonheur il n’était pas puceau comme je l’avais cru au départ. Et même à vrai dire très doué car il réglait au mieux ses mouvements pour que nos deux corps avancent de concert vers la jouissance. Son membre dur et brûlant me labourait désormais avec plus de force et je répondais à ses coups de hanches par des coups de reins. Il m’a pistonnée ainsi des minutes interminables, m’emmenant sans cesse presque au bord de la jouissance puis retardant notre orgasme. Un véritable expert, je n’avais encore jamais connu aussi bien. Et au terme de toutes ces allées et venues nos orgasmes simultanés ont été foudroyants. Et j’ai hurlé de bonheur en sentant un puissant jet de foutre s’épancher en moi. J’ai senti le liquide chaud et visqueux me remplir tandis que des spasmes secouaient tout mon corps.</p>
<p>Nous sommes restés un long moment ainsi avachis sur le sol, exténués par tant d’effort. Puis je me suis penchée sur son entrecuisse pour lui lécher le gland avec la langue. Il recommençait déjà à bander. Et moi je n’avais qu’une envie, celle de le voir à nouveau à nouveau m’asperger de sa semence. Aussi ai-je entrepris de le pomper en enfonçant toute sa queue dans ma gorge. J’allais et venais sur son vit et lui jetant quelques regards lubriques et je sentais peu à peu monter la pression dans son membre. J’avais à cet instant envie de me faire asperger la figure de sa colle ou alors de tout avaler. Mais ce petit vicieux avait d’autres idées en tête. L’histoire de la banane lui avait sans doute donné des idées car il me retourna et, sans plus de ménagement enfonça sa queue raide dans mon anus. La violence de la pénétration me fit échapper un cri de douleur qui n’eut pour effet que celle de redoubler son ardeur. Me prenant par les hanches il entreprit de me sodomiser en bonne et due forme. Presque cinq ans que je n’avais pas été prise par là et cela n’avait jamais été vraiment mon truc. Mais, cette fois-ci, malgré la douleur, j’ai sentis la jouissance s’emparer de moi, une onde de chaleur intense s’emparer de tout mon bas ventre, puis tout mon corps sillonné de spasmes faisant dresser et durcir jusqu’à la pointe de mes seins. J’explosai littéralement tandis que ressortant sa queue au dernier moment il m’aspergeai le dos de jets de foutre avant de s’essuyer le gland sur mes fesses.</p>
<p>Deux minutes plus tard il était dehors, sans doute quelque contrainte horaire due à son travail, me laissant pantelante et rassasiée à même la moquette. Inutile de préciser que mes trois dernières matinées de vacances furent du même accabit. Et que, même si je rentrai à Paris avec le cul en chou fleur et le minou éclaté, c’est en tout cas avec des images plein la tête, qui me donnent envie, quand j’y repense, d’y retourner ou tout du moins de me caresser.</p>
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		<title>De longues années j’ai été commercial. Aujourd’hui à 45 ans j’ai pris du grade directeur d’un bureau de vente dans la banlieue de Lyon, 

néanmoins je continue, par goût à habiter sur St Etienne. L’annonce d’un arrêt de travail des cheminots était une catastrophe pour un couple d’amis. Lui jeune artisan, elle responsable d’un service contentieux travail en plein centre de Lyon et n’ayant pas d’autre moyen de locomotion que le TER. Aussi me téléphonent-ils pour me demander s’il m’était possible de dépanner Sophie en la déposant à la gare de Vénissieux. Elle fera le reste du chemin en métro.
Le covoiturage étant de mode j’acceptais. Le lendemain j’arrivai comme convenu à 6H15 devant le porche de l’immeuble de mes amis. Sophie voyant ma voiture sortie sur le trottoir. Je la regardais marcher. Une belle femme de 35 ans avec beaucoup de prestance. Un visage de bébé tout rond avec des taches de rousseur sur l</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Jan 2008 14:40:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Plan Cul</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je vais vous racontez une histoire (vraie) qui s’est passée il y a quelques années ! Nous avions des amis en couple, et le couple ne marchait pas très fort. Là où c&#8217;était marrant, c&#8217;est que j&#8217;avais les deux sons de cloches, le mec reprochait à la fille d&#8217;être un peu trop coincée du train [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je vais vous racontez une histoire (vraie) qui s’est passée il y a quelques années ! Nous avions des amis en couple, et le couple ne marchait pas très fort.</p>
<p><span id="more-38"></span><br />
 Là où c&#8217;était marrant, c&#8217;est que j&#8217;avais les deux sons de cloches, le mec reprochait à la fille d&#8217;être un peu trop coincée du train (il avait clairement envie de tirer son coup plus souvent, pour le dire vulgairement), et la fille n&#8217;avait pas envie d&#8217;être forcée (ça se comprend tout à fait, elle était vierge et innocente, le genre de fille vraiment très innocente…).</p>
<p>L&#8217;histoire sympa s&#8217;est déroulée à la piscine : J’y allais souvent avec lui histoire de se détendre entre deux cours à la fac.</p>
<p>Donc ce jour-là, nous étions tranquillement en train de barboter dans l&#8217;eau, et j&#8217;ai senti qu&#8217;il avait envie d&#8217;être plus proche que d&#8217;habitude, il a commencé à me coller, et moi, évidemment, je n’ai rien fais de spécial pour l’en dissuader !</p>
<p>Puis, on a commencé à se faire quelques bisous, tout en continuant de discuter, genre des petits baisers sur la joue, dans le cou, sur le nez&#8230; et on a continué pendant un petit bout de temps, tout en restant assez sage tous les deux, mais ça nous amusait bien !</p>
<p>De mon côté, j&#8217;avais envie de voir jusqu&#8217;où ce petit jeu pouvait bien aller. Alors que j’étais dos à lui, et qu’il me tenait dans ses bras, j’ai senti ses mains légèrement baladeuses, et il a commencé à glisser ses mains dans mon maillot de bain (un maillot une pièce), à hauteur du ventre.</p>
<p>Là, assez surprise, mais pas mécontente du tout je lui dis : &#8220;Qu&#8217;est-ce que tu fais ?&#8221; et il me dit en souriant qu’il avait envie de me toucher le nombril&#8230;</p>
<p>Alors, je lui dis : &#8220;Pourquoi pas ?&#8221;</p>
<p>Il était toujours derrière moi, la tête sur mon épaule, il avait ses mains dans mon maillot de bain, en train de caresser mon ventre&#8230;</p>
<p>Tout en continuant de me faire des petits bisous dans le cou, il glissa  tout doucement sa main droite vers le bas, je sentais son cœur s&#8217;accélérer (tout comme le mien), c&#8217;était tellement érotique. Sa main continuait de descendre lentement. Et il commença à toucher ma petite toison, très délicatement&#8230;là je sentais mon ventre tressaillir.</p>
<p>Je n&#8217;osais plus bouger, les légers remous de l&#8217;eau se chargeant de créer un léger mouvement, c&#8217;était tellement chaud comme instant&#8230; nos deux cœurs ont commencé à battre plutôt fort&#8230; puis, je lui pris sa main droite, et lui glissa à l&#8217;oreille : &#8220;Tu ne crois pas qu&#8217;on va un peu trop loin ?&#8221;</p>
<p>Là-dessus, il décida de remonter la main &#8220;qui gêne&#8221;, non sans caresser mes hanches, le léger malaise s’est dissipé, et là je me suis dit que ce moment très érotique touchait à sa fin&#8230;</p>
<p>Puis je me suis mise face à lui, et il est venu contre moi. Il m’a reprise dans ses bras, et je lui ai sauté dessus, en l&#8217;enserrant avec mes jambes ! (apparemment l&#8217;instant l&#8217;avait autant émoustillée que moi), j’ai commencé à l&#8217;embrasser dans le cou, pendant que lui me faisait quelques bisous sur le haut des seins, et on se faisait des petits baisers autour de la bouche&#8230;apparemment, ce petit moment d&#8217;oubli lui avait autant plu qu&#8217;à moi !</p>
<p>Puis il décida de passer ses mains à nouveau sous mon maillot, et de les arrêter sous mes deux jolies fesses, qu’il a prises à pleines mains. Là, j’ai fais la fille choquée en lui disant :</p>
<p>&#8220;Dites donc, vous avez les mains bien baladeuses, très cher !&#8221;</p>
<p>Il a commencé à vouloir enlever ses mains, et je lui ai glissé : &#8220;Non, laisse-les, j&#8217;aime ta douceur&#8230; » Il a donc  continué à me caresser les fesses, en faisant un petit détour vers les hanches de temps à autre&#8230;</p>
<p>Je sentais encore la chaleur augmenter contre mon ventre, et il me glissa à l’oreille : &#8220;Tu veux bien que je te touche encore le nombril ?&#8221;</p>
<p>J’ai fait alors remonter ses mains le long de mes cuisses, et les ai faites passer de nouveau sous mon maillot de bain, pour qu’il aille rejoindre mon nombril tant convoité&#8230; Il a continué à me caresser le bas ventre avec ses pouces, et je n’ai rien fait pour l&#8217;arrêter. Il remontait de temps à autre vers ma poitrine, juste à la base de mes seins, la chaleur contre mon ventre augmentait, et moi, j&#8217;étais très excitée&#8230; J’écartais encore un peu plus les jambes, et je m’enserrais  encore un peu plus, je sentais la chaleur de son corps contre le mien&#8230; c&#8217;était vraiment sympa et absolument dénué de vulgarité&#8230;</p>
<p>Notre petit jeu a duré encore quelques minutes, et nous avons dû à notre plus grand regret à tous les deux commencer à nous calmer, la piscine allait devoir bientôt fermer&#8230;</p>
<p>Nous avons fait quelques longueurs afin de nous &#8220;calmer&#8221; (surtout moi, allez savoir pourquoi), et il m’a déposée chez moi. Devant chez moi, il m&#8217;a serré si fort dans ses bras que j&#8217;en ai eu le souffle coupé. Sur ce, on s&#8217;est mis nez contre nez, on s&#8217;est effleuré du bout des lèvres, pour finalement s’embrasser fougueusement.</p>
<p>Ma main se posa sur son jean et je pouvais sentir son excitation… ma main caressais cette bosse, et maladroitement, je commençais à lui déboutonner son pantalon ! Puis j’insinuai ma main sous son caleçon, pour me saisir de son sexe tout dur !!! Quelle agréable sensation… son sexe me paraissait assez gros et était tout chaud !</p>
<p>Quant à lui, je sentais sa main descendre le long de mon cou pour effleurer le tissu de mon chemisier ! Je n’avais pas de soutien gorge et mes tétons pointaient. Je me courbais sous ses caresses et c’est alors qu’il décida de descendre le long de mon ventre dans le but d’atteindre mon sexe. Il me retira mon chemisier afin de sentir mes seins contre  son torse.</p>
<p>C’en était trop ! Nous avions envie l’un de l’autre; je lui retirais son caleçon presque de force pour admirer l’effet que j’avais engendré sur son sexe. Je regardais attentivement sa belle queue en érection que je masturbais délicatement… Il se baissa pour embrasser mon ventre avant de descendre à ma culotte qu’il s’empressa de retirer pour contempler mon sexe : une toison mince, mais quelque peu épaisse, d’un poil roux. Je pouvais déjà sentir sa langue pour de douces caresses allant de mon clitoris à mon anus imberbe (quoi de mieux après une baignade dans la piscine). Humm, c’était vraiment bon ! Puis je  pris son sexe dur entre mes mains pour lui faire une fellation, et quelle fellation ! Avec ma langue qui l’explorait du gland aux testicules, mes lèvres glissaient, humides de salive, sur sa verge. Sa verge suintait. Je caressais ses bourses humides, ce qui le faisait venir de plus en plus; il n’a pas fallu longtemps pour que ma bouche experte ait raison de lui : il jouit dans ma bouche&#8230; Je continuais ma fellation, ce qui lui redonna une érection très rapide! Je ne pus attendre plus longtemps pour lui dire que je la voulais, sans attendre. Son regard m’ayant donné la réponse, Il se redressa pour s’offrir à moi. J’ai eut envie de le chevaucher. Je pris position sur son sexe dressé, fesses dans ses mains, sautillant de plaisir et me regardant avec passion. C’est après une levrette passagère  que sur une position du missionnaire qu’il a de nouveau joui en moi tout en m’embrassant. Nous partageâmes un moment de tendresse avant de nous relever. Le rêve était fini&#8230; Il y eut une chose que je lui avouai, c’est que si mon mari avait été moins mou, je n’aurais certainement jamais fait l’amour avec lui.</p>
<p>Souvent, on se retrouvait à la piscine, pour ensuite faire l’amour !</p>
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		<title>De longues années j’ai été commercial. Aujourd’hui à 45 ans j’ai pris du grade directeur d’un bureau de vente dans la banlieue de Lyon, 

néanmoins je continue, par goût à habiter sur St Etienne. L’annonce d’un arrêt de travail des cheminots était une catastrophe pour un couple d’amis. Lui jeune artisan, elle responsable d’un service contentieux travail en plein centre de Lyon et n’ayant pas d’autre moyen de locomotion que le TER. Aussi me téléphonent-ils pour me demander s’il m’était possible de dépanner Sophie en la déposant à la gare de Vénissieux. Elle fera le reste du chemin en métro.
Le covoiturage étant de mode j’acceptais. Le lendemain j’arrivai comme convenu à 6H15 devant le porche de l’immeuble de mes amis. Sophie voyant ma voiture sortie sur le trottoir. Je la regardais marcher. Une belle femme de 35 ans avec beaucoup de prestance. Un visage de bébé tout rond avec des taches de rousseur sur l</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Dec 2007 08:46:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Plan Cul</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il est 20h45, mardi soir, j’arpente le rayon des conserves, l’œil à la recherche du cassoulet premier prix et des saucisses-lentilles qui constitueront mes repas jusqu’aux prochaines courses, dans deux semaines, à l’épuisement des stocks. C’est encore moins équilibré que le fast-food mais, qu’importe, ça nourrit son anachorète. Une dizaine de tablettes de chocolat blanc [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il est 20h45, mardi soir, j’arpente le rayon des conserves, l’œil à la recherche du cassoulet premier prix et des saucisses-lentilles qui constitueront mes repas jusqu’aux prochaines courses, </p>
<p><span id="more-24"></span><br />
dans deux semaines, à l’épuisement des stocks. C’est encore moins équilibré que le fast-food mais, qu’importe, ça nourrit son anachorète.<br />
Une dizaine de tablettes de chocolat blanc aux noisettes et deux packs de bière plus tard, mes emplettes de célibataire sont terminées, et je me dirige vers la caisse réservée aux paiements par la carte de l’enseigne, l’esprit tout occupé par la perspective excitante de ma soirée-télé, apathiquement vautré dans le canapé en cuir pleine-fleur devant un nouvel épisode des <em>Experts à Brie-Comte-Robert</em>.<br />
La caissière m’accueille d’un air revêche, comme d’habitude, avec ce leitmotiv devenu fameux depuis :</p>
<ul>
<li>— Vous avez la carte ?</li>
</ul>
<p>J’opine du chef. La dame est très quelconque, les cheveux mi-blonds mi-sales, raides, pas vraiment brillants sous les néons glacés, le visage plutôt empâté, la mâchoire prognathe, les lèvres trop pleines, le teint vaguement rougeaud ; son cou épais est entouré du col défraîchi d’une blouse bleu électrique qu’elle fait bien plus que remplir, l’abus pondéral n’est plus très loin chez cette femme mafflue qui a assez largement dépassé la trentaine.<br />
De mon portefeuille, j’extrais le précieux sésame bleu-marine orné d’un hologramme argenté et je le tends à cette femme à la mine peu amène. C’est à ce moment précis que j’ai croisé son regard.<br />
Ça fait con à dire, surtout pour un mec, mais j’ai vraiment été scotché, là, sur place, par ses yeux gris clair, pleins d’énergie, malicieux, ensorcelants. À cet instant, j’ai vraiment eu l’impression d’être aspiré par son regard, profond et lumineux à la fois, sans qu’il me soit possible de l’expliquer objectivement.<br />
Je devais avoir l’air particulièrement ridicule, mais c’est elle qui a rougi, elle a froncé la bouche en cul de poule et a détourné le regard. J’ai repris pied dans la réalité.<br />
Un peu hébété, je pose ma carte sur le tapis de la caisse et, comme un automate, je sors mes emplettes du chariot. Ceci fait, je me tourne à nouveau vers elle en m’appuyant sur le rebord du tapis.<br />
Elle me dévisage, un sourire narquois au coin des lèvres. Sa bouche est rosée, recouverte d’un rouge à lèvres légèrement nacré visiblement appliqué à la va-vite, son menton en avant est constellé de croûtes et de bubons dissimulés malhabilement derrière une épaisse couche de fond de teint, à l’image de ses pommettes avachies. Je me sens hagard, mais mes yeux repartent à la recherche des siens, happés par son regard. Elle me sourit, me considère avec un amusement visible, un sourire qui laisse apparaître ses dents jaunâtres et écartées.<br />
L’écarlate lui monte aux joues, je le vois bien, mais elle rompt le contact en commençant à passer les articles sur son scanner. Avec une agilité et une rigueur toutes professionnelles, elle tapote sur son clavier et l’ensemble de mes provisions se retrouve bien vite pêle-mêle en bout de tapis de caisse.<br />
Pendant que je finis de verser le tout dans deux gros cabas rouges, elle termine les opérations et me tend ma carte de paiement, les yeux brillants et un sourire malicieux :</p>
<ul>
<li>— Vous pouvez me la mettre… dans la machine ?</li>
<li>— Euh… Oui, bien sûr ! Comme vous voulez !</li>
</ul>
<p>En saisissant ma carte, j’ouvre la main pour lui caresser le bout de ces doigts aux ongles rongés, et je reste en suspens pour voir sa réaction, les yeux plongés dans son regard décidément fascinant. Elle lâche la carte, retourne la main, l’avance et me chatouille la paume. Elle se mord la lèvre inférieure, passe sa langue entre ses dents avec un large sourire.</p>
<ul>
<li>— Si vous avez le temps de m’attendre dix minutes, je vous ferai un petit cadeau, dès que j’aurai fermé ma caisse…</li>
</ul>
<p>Elle a accompagné ces paroles remplies d’alacrité d’un trémoussement ostentatoire du séant sur sa chaise et assorti toute cette mimique d’un sémillant clin d’œil. Je prends un air pensif et je lui réponds :</p>
<ul>
<li>— Euh… Oui,… euh… pourquoi pas… Je n’ai rien prévu ce soir, ce sera sûrement agréable de… euh… bavarder en aussi agréable compagnie que la vôtre…</li>
</ul>
<p>Rigolez pas, je lui ai vraiment dit ça comme ça, même si ça sonne faux, ampoulé, pédant, et tout et tout. En tout cas, la dame semble ravie et me gratifie à nouveau d’un sourire radieux.</p>
<ul>
<li>— À tout à l’heure, alors… d’ici dix minutes, un quart d’heure…</li>
</ul>
<p>Cette fois, c’est moi qui lui souris ouvertement en récupérant mon ticket de caisse et ma facturette à deux mains, emprisonnant la sienne dans un mouvement de caresser sa peau granuleuse et rêche. Nous échangeons de nouveau des sourires de connivence.<br />
J’empoigne mes sacs, lui lance un dernier clin d’œil et pars en hâte déposer tout ça dans mon automobile. Popaul, qui s’était réveillé subitement aux allusions de la caissière, bat la chamade dans mon pantalon.<br />
Quelques minutes plus tard, je referme le coffre sur mes courses, l’esprit tout embrouillé. Je me rends compte que, dans l’état d’excitation où elle m’a mis et si les événements prennent une tournure plus « adulte », je n’arriverai pas à retenir mon flot plus de quelques secondes, la dame en sera probablement aussi marrie que moi.<br />
J’ouvre la porte de ma voiture, une magnifique Opel Vectra 2.0 dti 16V d’un blanc qui fut immaculé, je m’installe dans le confortable siège baquet et actionne la manette pour faire remonter le volant au maximum. Garé face au garde-fou qui entoure le parking en terrasse, assez loin de la lumière jaunâtre des réverbères au sodium, je ne risque pas d’y être surpris par un passant importun.<br />
Je sors un rouleau d’essuie-tout de la boîte à gants, coupe deux feuilles et les pose sur le siège passager, je défais le bouton de mon pantalon et le tire en emportant mon slip avec lui jusque sur mes genoux : mon phallus émerge, fier, tendu, palpitant, impatient.<br />
Je crache dans ma main gauche et, sans ménagement, j’enduis mon sexe de salive, salive qui se mélange avec les restes séchés des érections de la journée et se transforme en un lubrifiant, ma foi, fort efficace.<br />
Les pieds calés derrière les pédales, j’entame une lente pollution en peuplant mon esprit d’images de fellations passionnées. Je me branle, à une main d’abord, tout en longueur, en remontant le prépuce bien haut puis en glissant jusqu’à toucher mon pubis mais, bientôt, je pose ma deuxième main au-dessus de la première, pour recouvrir mon gland… Et la retire bien vite : c’est trop sec, ça irrite.<br />
Je me racle la gorge, crache à nouveau, replace ma main droite au-dessus de sa symétrique et reprends mes mouvements de va-et-vient : c’est beaucoup mieux comme ça, ça glisse parfaitement, ça fait un bruit mouillé, et bientôt, c’est frénétiquement que je secoue mon sexe, les mains en rotation autant qu’en translation, me renvoyant des ondes de plaisir familières dans tout le corps lorsque la couronne vient frotter contre mon annulaire droit refermé, lorsque mon gland vient buter contre le pouce de la même main.<br />
Les battements de mon cœur s’accélèrent, mais les muscles de mes bras se durcissent peu à peu, je voudrais accélérer le mouvement, mais je commence à fatiguer… Et le temps passe ! Je résous de passer à la vitesse supérieure : je retire ma main gauche, resserre l’étreinte de mes doigts et reprends un rapide va-et-vient en laissant mon index délayer contre le frein.<br />
Ça, au moins, même si c’est un peu moins agréable, ça a le mérite d’être efficace : mon esprit est maintenant rempli de culs défoncés, d’anus ouverts, et mon majeur crispé autour de la hampe accompagne en cadence ces vigoureuses sodomies imaginaires.<br />
Assez vite, je me tends, je suis tétanisé, mon cul s’est levé du siège, mon cou est brisé dans le creux de l’appuie-tête, ça vient, ça monte, j’ai l’impression de sentir le flux de jus monter dans mon canal déférent, je saisis les feuilles d’essuie-tout précipitamment, le geyser est imminent, ma hampe est parcourue de spasmes rapides, aussi irrépressibles que puissants, un voile passe devant mes yeux, j’emballe mon gland dans le papier… C’est le flash.<br />
Une seconde plus tard, une auréole mouillée tache la feuille que je remonte soigneusement le long de la hampe puis sur le contour du gland pour empêcher qu’aucune goutte ne s’en échappe : c’est fou les dégâts que peuvent faire dix millilitres de sperme sur un pantalon et, pire encore, l’odeur que ça dégage quand ça pourrit dans un slip… C’est aussi pour ça que j’utilise l’essuie-tout, car le papier-chiottes a tendance à partir en lambeaux et à laisser du foutre puant partout…<br />
C’est sur ces considérations hautement philosophiques que je me refroque et que je sors de ma Vectra, encore un peu sous le coup de mon orgasme fugace, et prêt à en découdre avec ma dame. Tweep ! La voiture est verrouillée, en passant je jette dans une poubelle le sachet formé par l’essuie-tout gonflé de mon abondante laitance et j’emprunte l’escalator qui me ramène à la ligne de caisse.<br />
J’approche du poste où elle travaillait tout à l’heure, mais il ne s’y trouve plus personne. Était-ce une blague de mauvais goût ? Suis-je resté trop longtemps dans ma voiture ? Non, pourtant, selon l’horloge numérique au-dessus de la caisse, tout ça m’a pris à peine plus de dix minutes, je suis dans les temps…<br />
Un poing sur la hanche, je me gratte le sinciput, consterné.<br />
Soudain, on me tapote doucement l’épaule, je me retourne vivement. Tellement vivement que la dame, qui vient d’arriver, esquisse un pas en arrière, fait mine de se protéger de ses bras, le buste en arrière, les mains en avant, la mine rieuse. Et ses yeux, à ce moment-là…</p>
<ul>
<li>— Vous venez ? me dit-elle simplement, m’arrachant à ma quasi-hypnose.</li>
</ul>
<p>Me faisant face, elle prend mes mains et fait quelques pas à reculons en me tirant, arc-boutée en arrière. Elle a abandonné sa blouse de travail pour un pull en laine informe recouvert d’un manteau avachi demi-longueur en peau de lapin, une jupe noire jusque sous des genoux que je devine cagneux, des mi-bas de contention dans de larges et chaudes chaussures de randonnée. C’est que nous sommes presque en novembre et le froid commence à se faire sentir…<br />
Titubant, j’esquisse un sourire et lui réponds :</p>
<ul>
<li>— Où vous voudrez, je vous suivrai, très chère…</li>
</ul>
<p>Elle rit bruyamment, la discrétion n’est pas son fort, ce qui augure du meilleur pour la suite. Je tourne la tête et je vois une de ses collègues regarder dans notre direction, secouer la tête avec une mine réprobatrice et se retourner en haussant les épaules.</p>
<ul>
<li>— Z’inquiétez pas, c’est pas bien loin, mais y faut pas traîner sinon ça va être fermé…</li>
</ul>
<p>Là-dessus, elle se tourne en passant un bras autour de ma taille, sous mon manteau, elle se love contre moi, la tête sous mon aisselle, le pouce glissé dans ma ceinture et la main pendante au ras de mes fesses, elle m’entraîne avec elle le long de l’allée centrale de la galerie commerciale encore bien achalandée pour cette heure déjà tardive.<br />
Comme une marionnette aboulique, je me laisse guider, j’ai l’impression que la réalité qui m’entoure est à la fois assourdie et amplifiée, j’ai l’impression que ce qui est en train de se passer appartient à une réalité parallèle en même temps que mes sens me semblent tous éveillés à l’extrême : « ça » n’arrive que dans les films de fin d’alphabet, « ça » ne peut pas être vrai, et en même temps je suis parfaitement conscient que tout ça est <em>justement</em> en train de m’arriver.<br />
À une trentaine de mètres, elle me pousse sur la gauche vers ce qui ressemble à une issue de secours, nous passons une petite porte, elle tâtonne contre le mur de la main droite et atteint un interrupteur : la pièce s’éclaire de la lumière blafarde d’une paire de tubes au néon, dont l’un se met aussitôt à clignoter et à grésiller d’une manière assez désagréable. Nous sommes à l’antichambre des chiottes, à gauche pour les hommes, à droite pour les femmes.<br />
Ma caissière fait alors volte-face et, avec ce même sourire enjôleur dont elle me gratifie depuis tout à l’heure, elle me demande :</p>
<ul>
<li>— Vous voulez bien, z’êtes sûr ?…</li>
<li>— Euh… Oui, bien sûr… Certain ! dis-je en hochant la tête.</li>
<li>— …Pasque des fois, les mecs, y-z-assurent pas, et en arrivant ici, y s’barrent en courant.</li>
<li>— Ben… J’vois pas pourquoi, Belle Dame ! lui réponds-je en esquissant un rictus gêné.</li>
</ul>
<p>Elle me prend la main, pousse la porte des toilettes des femmes, allume la lumière et me tire à l’intérieur puis, me lâchant, elle entre directement dans la cabine qui fait face à un lavabo surmonté d’un miroir et j’entends la lunette se rabattre avec fracas sur la cuvette.<br />
Deux pas plus loin, face à la porte restée ouverte, je reste stupéfait : elle a baissé sa large culotte en coton à ses chevilles, relevé sa jupe à la taille sans enlever son manteau et elle est en train de pisser, longuement, abondamment, devant moi, en continuant de me fixer de ses yeux ensorceleurs qui semblent luire dans l’ombre de ce réduit exigu. Tiens, elle se rase la chatte. Pas de doute, ce n’est pas le duvet discret d’une vraie blonde, ni un élégant ticket de métro soigneusement entretenu, non, là, c’est complètement glabre, Tchernobyl, Hiroshima, avec les taches rougeâtres des poils qui se retournent et s’infectent en repoussant.</p>
<ul>
<li>— V’nez ici, me fait-elle en me faisant signe de la main de m’approcher.</li>
</ul>
<p>Je m’approche d’elle, inquiet de voir débouler un intrus, même si près de l’heure de la fermeture. J’appuie sur l’interrupteur de la cabine et celle-ci s’illumine d’une lumière jaunâtre qui fait paraître les murs encore plus sales. Elle attrape ma ceinture et me tire jusqu’à elle, défait la boucle d’un geste leste.<br />
Clac ! Mon bouton a sauté, dans le même geste elle me descend pantalon et slip jusqu’aux chevilles, et avant que je comprenne ce qui m’arrive, elle est déjà en train de malaxer mes couilles d’une main et de soulever mon pénis à deux doigts en le tenant par le prépuce. Elle le renifle avec une moue dégoûtée :</p>
<ul>
<li>— Bouh ! Il est pas tout frais, vot’ pissou !</li>
<li>— Ben… Ç’t’à dire… Je…</li>
</ul>
<p>Et avant que j’aie pu entamer la moindre explication, elle décoche un long coup de langue sous mon sexe rabougri, un lapement baveux qui m’électrise des cheveux aux orteils, un truc violent, indescriptible, comme je n’en avais jamais senti, et qui a pour premier effet de me faire redevenir un peu plus… mâle. En une seule lapée, j’en reviens pas !<br />
Assez fière de son effet, elle pose sa lèvre supérieure sur mon gland, y dépose quelques baisers courts et rapprochés, comme si elle me grignotait, puis elle fait coulisser sa langue d’avant en arrière sur le frein, en plantant à nouveau ses yeux dans les miens. C’est le genre d’expression qu’un homme n’oublie jamais, entre gourmandise et avidité, entre luxure et irrésistible envie de péché de chair.<br />
Ça y est, c’est parti, d’un coup, elle aspire tout mon bout, elle creuse les joues, et l’effet de la dépression se fait immédiatement sentir : mon pénis ratatiné redevient le phallus fier qu’elle désire ; elle l’engloutit alors dans toute sa longueur, son palais le cale au-dessus, sa langue le caresse au-dessous, ses joues en flattent les flancs, ses lèvres l’enserrent voluptueusement, sans bouger d’un millimètre, je sens les flux de sa salive tout autour de mon gland, les arêtes de son palais, les pression et dépression conjuguées dans sa cavité buccale envahissent tout mon corps de sensations vives à l’excès.<br />
Maintenant que mon sexe n’a plus de problème de maintien, elle plaque ses deux mains contre mes cuisses, elle se fait caressante en remontant jusque dans les plis de l’aine, du bout des index elle en suit les sillons, d’une pression elle me fait comprendre qu’elle veut que j’écarte un peu plus les jambes.<br />
Entravé par mon pantalon aux chevilles, j’abaisse légèrement le bassin, libérant mon scrotum. C’est bien ce qu’elle attendait de moi car, de suite, ses doigts partent se coller directement sur mon périnée et ses paumes viennent envelopper mes couilles, les soupeser, les jauger. C’est à ce moment qu’elle commence à faire aller et venir ses lèvres sur ma hampe, enfonçant mon phallus au fond de sa gorge jusqu’à en avoir des haut-le-cœur, de plus en plus vite. Je sens mon gland buter contre ses amygdales, je sens sa gorge se révolter, se remplir de bave visqueuse, elle toussote, s’étouffe et, pourtant, poursuit de plus belle, tout en me malaxant les testicules à pleines mains.<br />
Hors d’haleine, elle recrache mon membre en toussant, elle lève sur moi ses yeux rouges bouffis de larmes, son nez dégouline de morve, elle respire bruyamment, sa bouche est largement ouverte. Je passe ma main dans sa chevelure, je lui caresse l’occiput et, du bout des doigts, je tire sur sa nuque, comme pour lui ordonner de continuer.<br />
Elle obéit : comme pour plonger en apnée, elle prend une grande inspiration et, bouche ouverte, elle projette sa gorge sur mon bout turgescent, le recevant contre son pharynx avec un « Glurgl ! » terriblement excitant. Je maintiens sa tête quelques secondes dans cette position, puis je sens qu’elle cherche à repartir, à s’échapper, alors d’une main ferme je la retiens. Je la sens hoqueter, je m’enfonce encore plus loin, je sens qu’elle étouffe, je la relâche un peu, sans la laisser ma bite quitter sa bouche.<br />
Elle inspire, c’est le signal. D’un coup de rein, je me propulse dans sa trachée, j’y reste quelques secondes en tirant sur sa nuque, je la laisse repartir. Une expiration forte, une nouvelle inspiration, et d’elle-même elle revient placer ma queue derrière son palais, elle la pousse au fond de sa gorge, expire, la laisse ressortir de quelques centimètres et, avec une violence sans cesse renouvelée, la reprend au fond de sa bouche en émettant une succession rapide de « Glock ! Glock ! Glock ! Glock ! » au rythme des coups de mon bélier contre sa luette. Ses mains ont glissé sous mes fesses, et c’est maintenant elle qui rythme mes ruades dans sa gorge en pressant sur le haut de mes cuisses, mes mains sur ses épaules l’accompagnent, crispées sur ses clavicules.<br />
Mon sexe fiché au fond de sa gorge, elle se fige et entame une sorte de gargarisme autour de mon gland, elle le fait rouler, vibrer, trembler, et je sens des ondes délicieuses m’envahir tout le corps, remonter par vaguelettes rapprochées jusque dans mon cuir chevelu, j’ai l’impression de sentir chaque racine de cheveu, mes doigts posés sur ses jugulaires perçoivent les vibrations de sa gorge, je suis tendu comme un arc…<br />
Ses mains libèrent mes fesses et viennent se placer dans son entrejambe. Seules ses lèvres bougent dans une sorte de mouvement de reptation, comme si elle cherchait à avaler encore plus mon pseudo-membre, à le tirer plus loin dans sa gorge. Dans ses épaules, je perçois que ses mains ne restent pas inactives, ses muscles se crispent au rythme des caresses de sa langue qui enveloppe mon dard. La dame se flatte la chatte à pleines mains, elle stigmatise le plaisir qu’elle prend en me suçant la bite et elle le fait avec une frénésie à peine croyable !<br />
Bientôt, elle libère mon gland de l’emprise de ses lèvres, glisse la tête sous ma hampe qu’elle lèche, qu’elle inonde de petits baisers rapprochés du bout de ses lèvres écarlates, sa langue se faufile et ramène un testicule, elle l’aspire, le gobe, ses yeux étincelants se plongeant à nouveau dans les miens.</p>
<ul>
<li>— Z’avez une capote ? fait-elle en continuant à me lécher les couilles du bout de la langue.</li>
<li>— Euh… Oui, je crois… Il doit m’en rester une dans mon portefeuille… Dans mon pantalon…</li>
</ul>
<p>Son expression se fait moqueuse, ses yeux se plissent. D’une main, elle enserre mon chibre tendu comme un arc, elle se redresse, de l’autre elle fouille la poche de son manteau et en retire un carré de plastique blanc. D’un coup de dents expert, elle déballe le préservatif rose, tout en continuant de l’autre main ses allers-retours sur ma bite gonflée comme jamais.</p>
<ul>
<li>— J’vais pas fouiller dans vos affaires, j’ai les miennes, ça va l’faire mieux…</li>
</ul>
<p>Et sur ces mots, elle déroule un peu le préservatif à l’entrée de sa bouche et le pousse dans sa bouche de l’index, reprend mon phallus à deux mains et entreprend de l’encapuchonner de ce manteau de latex rose.<br />
J’imagine que c’est ça, l’expérience. Moi, j’ai toujours besoin de déformer les préservatifs et de les détendre pour pouvoir les enfiler, j’arrive jamais à passer la couronne, ça se coince toujours juste derrière et je me mets toujours des coups d’ongles douloureux pour récupérer le col enroulé de la capote et la faire glisser jusqu’aux deux tiers de ma verge. Pas plus, c’est toujours taillé trop court. Là, elle, rien qu’avec ses lèvres et sa langue, elle fait coulisser le caoutchouc jusqu’à presque atteindre la garde, seulement arrêtée par un nouveau violent haut-le-cœur. Elle ne pousse pas plus mon mât de Beaupré dans sa gorge, elle se contente juste de rester immobile, la bouche ouverte autour de ma hampe, les mains reposées sur mes fémurs. Elle semble reprendre des forces. Toujours la gorge pleine, elle lève les yeux vers moi :</p>
<ul>
<li>— Ch’prends toujours ekchtra-large, ch’est plus fachil’ à mettre…</li>
</ul>
<p>Elle a répondu à mes questions sans que je les lui pose. Je lui souris, elle me caresse les cuisses, ses mains viennent caresser mes boules velues, tout doucement, pour quelques instants d’une rare félicité.<br />
Sa bouche abandonne ma queue, ses mains se joignent sur son pubis, ses lèvres remontent rapidement mon ventre velu en y déposant des myriades de baisers courts, elle léchouille un instant mon nombril. Ses doigts s’agitent à l’endroit de son clitoris, elle halète bruyamment, du front elle me pousse vers l’arrière. D’une main, je repousse la porte derrière moi, de l’autre je tente de relever son pull pour atteindre un sein.<br />
Elle a atteint mon téton, arc-boutée contre ma poitrine, les deux mains entre les jambes, elle m’accule contre la porte, le pêne claque, elle me mordille, son souffle est lourd, elle geint doucement, de son manteau me parviennent les effluves de ses aisselles et j’en réprime une grimace. Sa langue tournoie sur mon sein, je frissonne, ma nuque se fait dure, j’appuie lourdement mes omoplates contre la porte, la queue en avant, mes mains sous son pull partent à l’assaut de ses grosses mamelles enserrées dans un solide soutien-gorge. Qu’importe, je m’y agrippe, j’empoigne ses seins lourds, je les tords au rythme de ses coups de langue sur mes tétons.<br />
Soudain, elle ne bouge plus, elle est tétanisée, elle arrête complètement de respirer. Temps mort ? Je la regarde, toujours collée à mon sein telle une lamproie. Pourtant, je sens que ses mains ne sont pas inactives, en bas, dans son sexe. Est-ce un orgasme brutal qui la pétrifie ? Je n’ai encore presque rien fait…<br />
Elle se redresse alors, un tampon ensanglanté à la main. Avec un sourire mi-mutin, mi-gêné, elle chuchote :</p>
<ul>
<li>— C’est à ces périodes-là qu’j’ai l’plus envie, ça vous gêne pas, au moins ?</li>
</ul>
<p>Sans attendre ma réponse, elle se retourne et jette l’objet dans la poubelle à droite de la cuvette.</p>
<ul>
<li>— Ah, merde, j’en ai foutu partout !</li>
</ul>
<p>Sans attendre, elle se tourne à nouveau vers moi, l’expression gourmande, elle essuie ses mains souillées dans le duvet de ma poitrine, elles courent vers mon sexe encapuchonné qui réclame toujours sa pitance, elle en chatouille malicieusement le gland, sans jamais me lâcher des yeux. Ah, quels yeux !<br />
Ses mains se sont jointes derrière ma nuque. Je lui souris béatement. Une lueur inquiète passe dans son regard. Je m’inquiète, elle se détend, elle sourit, ferme les yeux, inspire profondément et, d’une seule impulsion, elle saute contre moi, si vite que j’ai à peine le temps de la rattraper par-dessous les genoux.<br />
Elle colle son bassin à mes abdominaux tendus, ses jambes sont croisées dans mon dos, ses chaussures de randonnée appuient contre mes reins, je sens ses lèvres intimes visqueuses sur mon ventre, je les entendrais presque y clapoter.<br />
Elle ouvre les yeux sur un air de gourmandise intense. Lentement, une main glisse de sa nuque, la dame se laisse aller en arrière, suspendue à mon cou, ses doigts passent derrière sa cuisse à la rencontre de mon sexe. D’une impulsion volontaire dans mon périnée, ma queue se redresse pour venir toucher l’extrémité de ses doigts. <em>Gotcha !</em><br />
Elle desserre l’étau de ses jambes, redresse le bassin et coule doucement vers mon sexe palpitant, je vois dans son regard qu’elle est complètement attentive à parfaire cette route qui l’amène vers mon pal. En plus de ses doigts qui le soutiennent, je sens maintenant ses lèvres brûlantes toucher mon vit, d’une pression assurée elle le guide dans son sillon liquéfié, elle se laisse descendre encore un peu, resserre ses jambes autour de mes hanches. Mon sexe est à l’entrée du sien. Je retiens ma respiration, elle aussi.<br />
D’un coup, elle m’absorbe, je m’enfonce en elle, jusqu’à la garde. Dans un long râle, elle laisse sa tête retomber en arrière, un bras solidement arrimé à ma nuque l’autre pendant sous elle, sa jupe remontée jusqu’au nombril, son pull au-dessus du soutien-gorge, telle une orang-outang alanguie.<br />
Je déplace mes mains sous ses fesses, ses mains se joignent à nouveau derrière mon cou. Elle redresse la tête, ouvre des yeux embués, embrumés. Elle ne sourit plus, son expression a quelque chose d’étrange, comme sous l’emprise d’un puissant psychotrope, elle est grisée. C’est flatteur pour moi…<br />
Je la soulève, elle accompagne mon mouvement, je sors ma queue jusqu’à la limite de déjanter, elle inspire bruyamment, la bouche grande ouverte, comme un poisson sorti de l’eau, je reste en suspens un court instant, elle ne respire plus, elle attend, et je la laisse s’empaler à nouveau.<br />
Elle hurle, transpercée. sans lui laisser de répit, je la remonte à nouveau, la relâche, de plus en plus vite, je la sens vibrer, ses <em>rangers</em> accompagnent ses va-et-vient dans mon dos, ses râles se transforment en une longue plainte grave. Ses paupières sont crispées, mon bassin s’enfonce encore plus loin en elle, elle se serre son corps contre le mien, je la perfore, je la déchire…<br />
Elle se contracte, finit de se laisser retomber, ma queue plantée au plus profond de son ventre, elle est agitée de spasmes, elle tremble comme une feuille, je sens son vagin se resserrer par saccades autour de moi comme un étau, elle pousse des petits cris plaintifs, les yeux dans le vague. Elle a joui, je me suis contenu.<br />
Mais bien vite, elle reprend conscience, d’un coup de hanche elle se dégage de mon sexe toujours aussi raide, pose les pieds à terre et libère mon cou. Elle attrape une de mes mains, se retourne en se penchant, pose ma main sur sa fesse et me crie :</p>
<ul>
<li>— Allez-y, prenez-moi, j’en veux encore, prenez-moi comme une chienne !</li>
</ul>
<p>D’un pas, je suis sur elle. Je relève sa jupe pour découvrir ses fesses stéatopyges, elle écarte légèrement les cuisses, comme pour m’indiquer le chemin : je ne résiste pas à l’invitation, je me saisis de mon braquemart et je l’enfonce d’un coup dans son antre accueillant.<br />
Une fois calé, bien au chaud dans sa grotte suintante, je fais une pause. Mes mains se promènent sur son cul constellé de bubons rougeâtres, caressent, griffent, je repousse encore sa jupe, je referme mes mains au-dessus des omoplates, je tire, je donne un coup de bassin pour venir taper encore plus profondément contre sa matrice. Elle hoquète. Je me retire presque entièrement, je replonge aussitôt, elle pousse un cri court, rauque, je donne encore quelques petits coups secs au fond de sa caverne, elle gémit.<br />
Je pose mes mains sur ses fesses, je les promène, mes doigts prennent le chemin de la raie, descendent, écartent, ses fesses s’ouvrent sur des plaques brunes, luisantes et odorantes. J’aventure un index sur son petit trou serré qui se crispe, je fais couler un filet de bave, elle tressaille, je masse, une sorte d’émulsion marron s’y forme. Elle ne bouge plus, elle scrute ses propres réactions.<br />
D’un coup, j’enfonce mon index dans son anus, les trois phalanges en une seule fois, elle gémit, je ressors mon doigt, chatouille un peu cette étoile ocre du gras de l’index, j’y joins mon majeur, je pousse mes deux doigts dans son cul, vigoureusement. Elle crie. J’agite les phalanges, je sens comme des arêtes au fond, je sens ma queue à travers la fine paroi de peau qui sépare le derrière du devant, je me frotte le bout, c’est délicieux.<br />
Mais déjà, la dame s’impatiente, ses hanches s’agitent, elle ruerait presque. Je sors mes doigts de son cul et j’avance ma main à la hauteur de sa joue. Elle tourne la tête, renifle mes doigts souillés de sa merde et, sans autre forme de procès, elle les suce goulûment, bruyamment. Tout énervé, je replante alors mes deux doigts dans son anus et, lentement, ma bite recommence à aller et venir dans son con, massée, pressée à chaque passage à travers la paroi de son rectum.<br />
Je prends de l’amplitude, de plus en plus, je vois le bord de mon gland poindre à chaque mouvement en arrière, je me sens buter au fond à chaque poussée, j’accélère le mouvement, sa respiration devient saccadée, désordonnée, mes bras se raidissent, son sexe se serre, m’aspire, je sens que je ne vais plus tarder à me répandre, elle crie, elle hurle, elle souffle, elle suffoque, elle se contracte… Mais ? Elle me pisse dessus ? Son cri n’en finit plus, pas plus que son jet contre mon aine, ça éclabousse sur mon falzar. C’est bien ma veine, une femme-fontaine…<br />
Le jet se tarit, elle halète bruyamment, elle couine doucement, elle reprend son souffle peu à peu, ma queue plantée dans son con bouillonnant, dans sa chatte dégoulinante.</p>
<ul>
<li>— Désolée, m’sieur, ça m’fait souvent ça quand c’est trop bon comme ça…</li>
</ul>
<p>Je me contente de lui répondre d’un soupir navré qu’elle ne peut pas voir, à nouveau retournée contre la cuvette. Cependant, elle reprend de lents mouvements de bassin, comme pour vérifier que je suis toujours d’attaque, et bientôt, sous les caresses torrides de son sexe encore frétillant de son dernier orgasme, je me laisse aller, je me laisse guider par les allers et retours de ses hanches, les va-et-vient de son sexe écarlate sur ma queue plastifiée de rose, les bras tombants, ballants.<br />
À ce moment, d’un coup de bassin plus fort que les autres, elle me repousse brusquement en arrière, et mon chibre ressort de sa chatte, le préservatif luisant de mouille, maculé de sang.<br />
Coupé dans mon élan, je suis sur le point de protester, mais déjà, elle place un pied de chaque côté de la cuvette, pose ses mains sur la charnière de la lunette, plie légèrement les genoux et se redresse pour guider mon vit le long de son sillon fessier.<br />
Des deux mains, j’écarte ses gros globes laiteux pour installer mon dard dans ce rail chaud, et elle semble bien apprécier car elle ondule des reins avec une forte amplitude. Ma bite glisse avec aisance dans sa raie de fesses, mais subitement la dame s’impatiente, ses ondulations se font saccadées et encore plus amples, mon gland bute à chaque aller ou retour sur l’entrée de son œillet brun ; sa respiration est sourde, elle halète comme une chienne après une course effrénée. Pour un peu, elle aurait la bave aux babines au moins autant qu’aux lèvres.</p>
<ul>
<li>— Oui, ’llez-y, ’culez-moi, vite !</li>
</ul>
<p>Je recalotte d’une main en pinçant entre deux doigts le réservoir de la capote dégouttant de cyprine et de sang, je me place à l’entrée de son orifice plissé, m’arrête l’espace d’une seconde pour assurer la trajectoire de mon engin dans son voyage dans les ténèbres. Son trou de cul, avide, est animé de pulsations, elle pousse pour ouvrir son sphincter, elle se prépare à l’invasion de son fondement par ma bringelle rosée, elle retient sa respiration, elle est prête…<br />
Elle n’attend pas bien longtemps. D’un coup de rein franc, je me propulse jusqu’au fond de son rectum, mon bassin bute avec force contre ses fesses ; sa tête frappe contre la cuvette, elle m’accueille dans son colon avec une plainte longue et aiguë.<br />
Bien calé au plus profond de son cul, je ne bouge plus. C’est chaud, c’est serré, c’est doux. À sa respiration, je comprends qu’elle est en train de récupérer de la brutalité de mon intromission. Sans bouger, je pose mes mains sur ses reins, les pouces joints à la naissance de la raie de ses fesses, et je les fais glisser doucement vers moi en séparant ses globes adipeux, m’offrant du même coup une vue inoubliable de son joint-spi serré très fort sur mon vilebrequin de chair tendue.<br />
Lentement, elle redresse le torse et pose ses deux mains sur le réservoir de la chasse d’eau, puis commence à onduler du train, sans amplitude. À l’intérieur, je sens ses muscles se serrer et se desserrer contre ma hampe qui me semble immobile, profondément fichée dans son cul.<br />
Sa respiration est redevenue forte, au rythme des ondulations de son bassin, elle trémousse son arrière-train tout autour de mon mâle épieu puis, lentement, elle entame un léger mouvement de va-et-vient, je perçois ses muscles qui se tendent et se détendent au même rythme lascif et massent ma queue de l’intérieur, je sens son fion l’aspirer, la chatouiller, la retenir.<br />
Mes mains se crispent sur ses fesses, j’en tords la peau flasque, je la malaxe, des pouces je l’ouvre en deux, je l’écartèle, je redresse les épaules en arrière, les bras tendus, je m’appuie contre la porte derrière moi et, brusquement, je donne un coup de bassin en avant, frappant avec force contre le sien. Elle gémit à nouveau, sa plainte est longue, aiguë et rauque à la fois.<br />
J’attends une seconde, peut-être deux, puis, très lentement, centimètre par centimètre, je retire ma bite de son cul, presque jusqu’à sortir, je reste immobile quelques secondes encore, le gland à la limite de son trou. Elle est redevenue étrangement silencieuse, attentive, quasiment pétrifiée, elle attend mon prochain assaut.<br />
D’un coup je replonge, à fond, je ressors de toute ma longueur, je vais et je viens entre ses reins, dans un mouvement ample, assez lentement mais tout en force.<br />
Elle crie au rythme de mes coups de boutoir, elle hurle, je continue, imperturbable, à posséder son arrière-train, à la déchirer. Bientôt, elle m’accompagne de mouvements de hanches désordonnés, son coccyx frappe mon pubis avec force, elle me montre qu’elle en veut encore plus, plus fort, plus vite. C’est à ce moment que je sens ses doigts venir par-dessous frotter vigoureusement son bouton magique, le serrer, le pincer, et venir se planter dans sa chatte qui doit ruisseler comme jamais. Je ne le vois pas, je le visualise, j’ai senti le dos de sa main frotter contre mes couilles, et j’imagine son tremblement frénétique autant que j’en ressens les pulsations sur les parois de son rectum.<br />
J’accélère le mouvement, mes abdominaux sont tendus, je ne reviens plus autant en arrière et je la pilonne encore plus vite, encore plus profondément. Stop !<br />
Je m’immobilise. Pas si vite. Si on continue comme ça, je vais éjaculer sans jouir. Je reste en elle, figé, puis je me retire à nouveau, très lentement. À l’intérieur, je sens les pulsations de son ventre qui me massent agréablement le bout. Plop ! Je me retire complètement.<br />
Je regarde son étoile au cœur béant qui voudrait se refermer, qui se rétrécit, se dilate. Elle se tourne vers moi, l’œil inquisiteur, je lui réponds d’un sourire en replaçant mon gland sur son anus palpitant. Un petit coup de hanches, je suis dedans, sans effort ni frottement. Je ressors, je ré-entre, je joue à forcer ce trou du cul qui ne résiste même plus. En hoquetant, elle pose sa joue sur le réservoir, résignée à attendre la fin de mon jeu.<br />
Mais je me lasse vite, et au bout de quelques allers-retours, d’un coup, je reprends un ça-va-ça-vient effréné dans son fondement qui la fait hurler de surprise, un cri déchirant bientôt suivi de gémissements rapides au rythme de mes allers-retours effrénés entre ces fesses que je déforme, que je malaxe, que je racle, que je déchire, que je frappe, même : Pif ! Paf ! J’abats mes deux mains de part et d’autre de sa raie, Pif ! Paf, encore un à gauche, encore un à droite, je saisis sa peau et j’accélère encore les allées et venues de mon monstrueux engin par son anus, elle est comme folle, sa tête va-et-vient de gauche à droite, sa gorge n’émet plus que des râles sourds, sa respiration est saccadée, ses hanches n’accompagnent plus mes assauts : elle ne fait plus que subir, il va falloir finir…<br />
Soudain, je suis saisi, la foudre s’abat sur moi, je suis tétanisé, planté dans son cul, je me retiens à ses poignées d’amour, un voile passe devant mes yeux : j’éjacule, je remplis ma capote, ça n’en finit pas, ça va déborder. Ma respiration est rapide, je n’ai soudain plus aucune force, je chancelle, je périclite.<br />
Elle grogne sourdement, avance le bassin pour se dégager. Je me recule, mon phallus ramolli se ratatine à vue d’œil s’échappe, vêtu du caoutchouc fripé de la capote usagée, et finalement pas si pleine que ça. Elle reste dans cette position quelques secondes, je vois son anus se refermer lentement, palpitant. Une traînée sanguinolente achève de sécher à l’intérieur de chaque jambe, la cuvette est tachée d’éclats rouge vif, il y en a vraiment partout, sur le sol, sur les murs…<br />
Elle se redresse, se retourne. Appuyé contre la porte des chiottes, je récupère un peu, mais là, je gêne. Elle me fixe droit dans les yeux, soudain sérieuse, elle esquisse un léger sourire satisfait, et fait :</p>
<ul>
<li>— Merci, m’sieur, c’était bien.</li>
</ul>
<p>Sur ce panégyrique qui me laisse un peu sur le cul, elle jette un coup d’œil à sa montre :</p>
<ul>
<li>— Oh la la ! Déjà ! Il va m’attendre !</li>
</ul>
<p>Elle rabaisse sa jupe, son pull, redresse son manteau, me tire vigoureusement par le bras pour se frayer un passage, elle ouvre la porte et sort en me bousculant contre le mur. Devant le lavabo, elle tourne le robinet, lave rapidement ses mains tachées de sang séché, elle s’essuie les mains dans la serviette de toilette à la propreté plus que douteuse, passe une main en râteau dans ses cheveux poisseux pour redresser vaguement sa coiffure, elle tire la poignée de la porte et quitte la pièce.<br />
Je libère mon pénis tout rabougri de sa protection en latex maculée de traces ocre sans équivoque, je coupe de l’index le filet de bave qui continue de les relier, et la capote tachée de merde part rejoindre le tampon ensanglanté au fond de la poubelle. Mes poils pubiens sont collés par un mélange que je me refuse de définir, du sang a séché et les poils se sont agglomérés sur le haut de mes cuisses. Je remonte mon slip, je réajuste mon pantalon, et c’est encore bien pantelant que je sors à mon tour. J’esquisse une grimace en regardant une dernière fois la cuvette souillée. Ça pue, c’est écœurant, ça me retourne l’estomac. Je me détourne et je sors en éteignant la lumière.<br />
D’un pas décidé qui contraste avec ma démarche de zombie, elle avance droit dans les allées désertées de la galerie commerciale, longeant les rideaux de fer qui ont recouvert les devantures, répondant au gardien flanqué de son chien qui lui fait un petit signe convenu de la main, comme s’il voulait lui faire savoir qu’il <em>sait</em> ce qu’elle vient de faire. Comment fait-elle pour avoir autant d’énergie ? J’ai les guiboles tétanisées, du mal à avancer, ça m’épuise rien qu’à la voir avancer à grandes enjambées ! Et comment fait-elle pour rester aussi droite après tout ce que je lui ai mis ?<br />
Elle s’arrête devant une boutique fermée d’un rideau métallique, elle fouille dans son sac, retire une cigarette qu’elle se plante dans la bouche et allume d’un même mouvement, puis reprend sa course vers la sortie de la galerie commerciale.<br />
Elle pousse une porte vitrée et se jette dans les bras d’un homme qui l’attendait à la sortie, un homme noir vêtu d’un trench-coat caramel. Je continue à avancer. Cette gaupe l’embrasse à pleine bouche, je vois son bras se perdre dans les pans du manteau du nègre, il l’enveloppe d’un bras protecteur. En passant devant ce couple qui s’étreint amoureusement, j’entends qu’elle lui dit « On fait l’amour tout de suite en rentrant, mon chéri, j’ai eu envie toute la journée… ». Insatiable ou déçue ? Je ne saurai jamais. Pas plus que son prénom.</p>
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		<title>De longues années j’ai été commercial. Aujourd’hui à 45 ans j’ai pris du grade directeur d’un bureau de vente dans la banlieue de Lyon, 

néanmoins je continue, par goût à habiter sur St Etienne. L’annonce d’un arrêt de travail des cheminots était une catastrophe pour un couple d’amis. Lui jeune artisan, elle responsable d’un service contentieux travail en plein centre de Lyon et n’ayant pas d’autre moyen de locomotion que le TER. Aussi me téléphonent-ils pour me demander s’il m’était possible de dépanner Sophie en la déposant à la gare de Vénissieux. Elle fera le reste du chemin en métro.
Le covoiturage étant de mode j’acceptais. Le lendemain j’arrivai comme convenu à 6H15 devant le porche de l’immeuble de mes amis. Sophie voyant ma voiture sortie sur le trottoir. Je la regardais marcher. Une belle femme de 35 ans avec beaucoup de prestance. Un visage de bébé tout rond avec des taches de rousseur sur l</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Dec 2007 15:36:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Plan Cul</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires coquines]]></category>
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		<description><![CDATA[Je me réveille dans une douce odeur de petit déjeuner. Sur la table basse devant moi trône royalement un plateau sur lequel sont disposés un bol de lait chaud, cinq chocolatines et un sac en papier avec le logo de la boulangerie du quartier. Je me demande une seconde où a pu passer Virginie, avant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je me réveille dans une douce odeur de petit déjeuner. </p>
<p><span id="more-19"></span><br />
Sur la table basse devant moi trône royalement un plateau sur lequel sont disposés un bol de lait chaud, cinq chocolatines et un sac en papier avec le logo de la boulangerie du quartier. Je me demande une seconde où a pu passer Virginie, avant d’associer le coussin doux et moelleux sur lequel est posé ma tête à ses cuisses lisses et chaudes.</p>
<p>Je me tourne aussitôt sur le dos dans un ronronnement béat et son visage d’ange capture mes yeux.</p>
<ul>
<li>— Bien dormi, ma louve ?</li>
<li>— Comme un bébé. Pourquoi une louve ?</li>
</ul>
<p>Elle se penche pour déposer un baiser sur ma joue et chuchote à mon oreille :</p>
<ul>
<li>— Tu hurles quand tu jouis, cochonnette.</li>
</ul>
<p>Je pouffe niaisement à cet aveu, puis parcours du regard le corps de ma déesse. Elle porte un peignoir blanc attaché à la taille, mais qui est largement ouvert au niveau de la poitrine. Elle a dû se glisser, dans la matinée, hors du pull sans me réveiller. Je lève un bras pour jouer du bout du doigt avec la pointe de son téton arrogant, puis ma main continue sa course et s’arrête sur ses lèvres.</p>
<ul>
<li>— Il est à toi, ce sourire que tu as sur le visage ?</li>
<li>— Non, voyons. Il n’appartient qu’à toi. Je te l’offre. J’ai l’habitude de partager mon sourire avec tout le monde, mais celui de ce matin je ne le réserve qu’à ma louve.</li>
<li>— Quelle heure est-il ? demandé-je en m’étirant.</li>
<li>— Presque midi.</li>
<li>— C’est une heure pour dire des conneries pareilles ?</li>
<li>— Il n’y a pas d’heure pour dire des conneries, il y a juste des moments.</li>
<li>— Alors j’espère qu’on aura beaucoup de moments comme celui-là.</li>
</ul>
<p>On arrête de sourire. Je me redresse et entoure son cou de mes bras pour l’attirer à moi. Ses lèvres sur les miennes. Sa langue autour de la mienne. Un long baiser passionné. Le baiser du premier matin est très important. C’est la confirmation que la première nuit n’était pas un éclair de folie et de passion qui claque, puis s’éteint sans laisser de trace, mais que deux corps se sont rencontrés sans se contenter de se mélanger, que deux personnes se sont aimées et que la lumière du jour ne suffira pas à réduire en cendres les mots qui n’ont pas été prononcés, les promesses qui n’ont pas été passées mais que les deux amants ont gravées dans le cœur l’un de l’autre dans l’espoir que la nuit dure toujours, que le désir brûle autant que la passion et que la vie continue à deux. Un baiser qui étouffe les « C’était une bêtise, on reste amis », qui balaie les « Je sais pas ce qui m’a pris, on recommencera plus ». Un baiser qui dit tout et qui est promesse.</p>
<p>Nos lèvres se détachent, nos regards se croisent. Le pacte est signé. Nous avons enchaîné nos cœurs et jeté la clef dans un volcan.</p>
<p>La magie du moment est brisée par trois coups à la porte. Virginie rajuste son peignoir et se précipite à l’entrée alors que, sans savoir trop pourquoi, je rentre la tête et les pieds dans le pull-over pour me cacher. J’entends la porte s’ouvrir.</p>
<ul>
<li>— Ah, c’est toi, remarque ma blonde avec dans la voix une pointe d’hostilité.</li>
<li>— Je crois, répond Fabien sur un ton hésitant. Melissa est venue ici, hier soir, je suppose ?</li>
<li>— Ou alors c’était son sosie. Sûrement, même, je pense pas que Melissa soit capable de pleurer autant que la fille qui était là hier soir.</li>
<li>— Et toi tu as vite séché ses larmes, à ce que j’ai pu entendre, fait-il remarquer avec agressivité.</li>
<li>— Oh, désolée de n’avoir aucun sens moral, je suis sûr qu’à ma place, tu te serais contenté d’une grande tape sur l’épaule et de paroles amicales et viriles. Bon, tu veux la voir ?</li>
<li>— Non, ça ira. Je pense pas pouvoir rattraper ce que j’ai dit hier, et je crois pas que ça en vaille la peine. Je voulais juste ramener quelques affaires à elle que j’avais oublié de lui rendre. Et aussi dire que je m’excuse.</li>
<li>— Merci pour les affaires, je lui ferai passer. Et en général, quand on a un minimum de savoir-vivre, on ne décide pas de s’excuser soi-même, on demande à la personne qu’on a blessée de nous excuser.</li>
<li>— Ouais, ouais…</li>
<li>— Rien d’autre ?</li>
</ul>
<p>Le silence s’installe un court instant, puis Virginie ajoute :</p>
<ul>
<li>— Et arrête d’essayer de regarder à travers mon peignoir, Clark Kent. Tu sais très bien que ce qu’il y a en dessous n’est pas pour toi.</li>
<li>— Je… J’m’en fous ! Si tu crois que…</li>
<li>— Je m’en fous aussi. Maintenant, range tes yeux et trouve un truc à dire ou débarrasse le plancher.</li>
<li>— Je pourrais la voir ?</li>
<li>— C’est à elle de décider, pas à moi. Si elle ne vient pas, c’est probablement qu’elle en a pas envie.</li>
<li>— Elle est là ?</li>
<li>— Dans le pull, sur la banquette.</li>
</ul>
<p>Le silence revient à nouveau. Puis des pas qui s’éloignent dans le couloir. Une porte qu’on ferme. Les pieds nus de Virginie sur le lino.</p>
<ul>
<li>— Il est parti, Mel. Tu peux sortir.</li>
</ul>
<p>Je ravale ma tristesse. Je ravale ma colère. Elles ne me mèneraient à rien. Je n’ai rien à pleurer et la situation ne mérite pas que je m’énerve.</p>
<ul>
<li>— Mel ? Ça va ?</li>
</ul>
<p>Prise d’une inspiration subite, je sors brusquement la tête du col du pull en criant un « BOUH ! » qui à ma propre surprise fait bondir mon amante jusqu’au plafond. Nous nous regardons bizarrement comme si, chacune, on soupçonnait l’autre d’être folle, puis nous sommes prises en même temps d’une crise de fou rire. Virginie attrape un des coussins de la banquette et me le lance à la figure avec une expression de vengeance amusée. Je réplique en le lui renvoyant et en attrape un deuxième, mais avant que j’ai pu lui balancer, elle rattrape le premier et se jette sur moi pour me taper avec, en s’asseyant à califourchon sur mon ventre pour m’empêcher de me redresser. On se bagarre pendant un bon bout de temps ainsi, en riant comme des gamines. Finalement, un coup plus violent de sa part me désarme, mais le choc lui fait également lâcher son coussin. Je commence alors à la pousser avec mes mains, mais elle les saisit et je me débats pour lui faire lâcher prise. À un moment donné, elle se redresse sur les genoux pour me dominer davantage, mais j’en profite pour me dégager les mains. Avant qu’elle ait pu réagir, je la saisis par les cuisses et la tire vers moi. Elle retombe avec un petit cri de surprise, et comme je l’espérais, son petit minou atterrit juste sur mon visage. À cause de notre pugilat, son peignoir est largement ouvert, ce qui fait que sa chatte est directement sous mes yeux. Avant qu’elle ne se reprenne, je lui attrape les poignets, noue mes bras autour de ses cuisses pour l’emprisonner et darde ma langue pour atteindre son sexe. Je lèche, embrasse, caresse, titille, explore et aspire alors que ma jolie blonde gémit et soupire en se tortillant pour échapper à mon étreinte. Peine perdue. Elle a beau être sur moi et moi couchée la tête entre ses jambes, elle est ma prisonnière. Ma tendre prisonnière.<br />
Ma langue s’insinue en elle, rampant dans son puits d’amour pour en goûter toutes les saveurs. C’est salé. C’est sucré. C’est doux. C’est fort. C’est enivrant. Et succulent.</p>
<p>Virginie continue de se débattre, mais plus faiblement, plus lentement, comme au ralenti. Ses membres entravés, elle bouge le tronc, les épaules et la tête en poussant soupirs alanguis et gémissements aigus. À travers ses cuisses écartées, je peux voir ses seins lourds se balancer librement et fièrement au rythme de ses contorsions. Je n’avais encore jamais réalisé la beauté d’une poitrine de femme. Ces rondeurs qui nourrissent et donnent la vie quand on est nourrisson et auxquelles on reste tellement attachés en grandissant. Ils sont si beaux ! Si… appétissants ! Je les prendrais bien tout de suite à la bouche si elle n’était déjà occupée, ces rondeurs si douces qui m’ont procuré tant de plaisir hier soir.</p>
<p>Je vois aussi son visage, qui se tourne dans tous les sens, tantôt à droite, tantôt à gauche, vers le haut puis vers le bas. Elle ferme les yeux. Elle ouvre la bouche. Si elle était allongée, on pourrait croire qu’elle dort d’un sommeil agité. Ses respirations sont profondes, hachées. Elle expire en criant et inspire en gémissant. Ses lèvres tremblent chaque fois qu’un son en sort.</p>
<p>Je sens soudain ses muscles qui se tendent. Tout son corps, toutes ses sensations semblent attirés vers un point central. Je le sens presque comme si c’était moi qui le ressentais. Puis tout explose. Le plaisir remonte depuis son sexe, traverse le nombril, fait trembler sa poitrine, et son cri bondit de ses lèvres comme un diable hors de sa boîte. Son plaisir m’emplit les oreilles et la bouche alors que la cyprine coule sur ma langue pour finir au fond de ma gorge. Quel goût. Quelle saveur !<br />
Ses membres s’agitent, puis s’immobilisent. Elle retombe sur moi, étendue de tout son long, ses jambes repliées sous elles. En levant péniblement la tête, j’aperçois sa poitrine nue qui se soulève au rythme de ses respirations et quelques mèches de cheveux dépassant de-ci delà. Au bout d’un long moment, elle se remet à bouger, déplie les jambes, soulève les épaules, se glisse hors de son peignoir pour pénétrer dans le pull que j’occupe déjà. Ses mains tâtonnent le long de mon corps pour trouver mes bras et s’insinuer dans les manches à leurs côtés. Sa poitrine frôle ma peau, déclenchant d’agréables caresses le long de mes jambes, puis de mon ventre. Ses lèvres se déposent sur mon nombril, sous mes seins, sur ma gorge, puis sous mon menton. Je me mords les lèvres et ferme les yeux alors que nos tétons entrent en contact, mais les siens continuent et s’arrêtent un peu plus haut. Je rouvre les yeux pour tomber dans son regard émeraude. Sa bouche capture la mienne, ses doigts se mêlent à mes doigts, et nous nous embrassons. Avec les lèvres. Avec la langue. Avec les mains, qui jouent, s’affrontent, s’emmêlent et se démêlent comme quatre corps amoureux. Puis elle s’arrête. Elle pose sa tête sur le côté. Elle rentre ses mains dans le pull, dépose la gauche sur ma joue et la droite sur mon sein, et soupire :</p>
<ul>
<li>— Tu m’as épuisée, chaton. Je crois que je vais dormir un peu, tu es confortable. Profite-en pour prendre ton petit déjeuner, ça va refroidir.</li>
</ul>
<p>Je suis un peu surprise. Mais je commence à m’habituer à ses excentricités. J’embrasse ses doigts, puis me dégage de sa main et tend un bras vers la table. Il est juste assez long pour saisir une chocolatine, la tremper dans le bol et la ramener à ma bouche. Des gouttes de lait tombent sur le tapis durant l’opération. Il va falloir nettoyer. Tant pis.</p>
<p>Virginie dort déjà. Son petit corps chaud pèse agréablement sur le mien. Je sens sa poitrine qui écrase la mienne un peu plus à chaque respiration, et juste en-dessous son cœur qui bat à deux doigts du mien. J’aimerais que cet instant dure une éternité. J’aimerais qu’un voyeur nous prenne en photo, que nous puissions nous retrouver toutes les deux enlacées sur le mur de cette pièce, parmi tant d’autres filles. Tiens, d’ailleurs, Virginie doit déjà s’y trouver, non ? Tout en mangeant, je me tords le cou pour regarder les photos accrochées un peu partout. Oui, je vois Virginie. Virginie seule, dénudée. Virginie avec une petite rousse, en train de l’embrasser. Virginie dans les bras d’une beauté d’ébène aux cheveux tressés. Virginie entre les cuisses d’une japonaise qui se tortille comme un ver. Virginie avec son sosie miniature, en train de poser sur un pont (Probablement sa sœur. En tout cas, c’est une des rares photos où mon amante est sage). Virginie sur une moto, entourant la taille d’une brune portant une veste en cuir. Virginie joue contre joue avec une fille aux cheveux violets et au visage recouvert de piercings, en train toutes les deux de faire la grimace. Virginie avec des filles de toutes les couleurs de peau, de cheveux et d’yeux. Mais toutes plus belles les unes que les autres. Et maintenant, j’en fais partie. Je suis une de ces jolies filles qui sont tombées dans les bras de cette fée enchanteresse, et je me sens étrangement emplie d’orgueil. Je suis une Élue.<br />
Les chocolatines sont finies. Je suis repue. De sexe comme de nourriture. À présent, je pense pouvoir me laisser tomber dans les bras de Morphée. Alors que je suis déjà dans ceux de Virginie ? Allons, un peu de sérieux, voyons, il est trop tôt pour envisager le triolisme. Morte de rire. Dodo…</p>
<p class="cen">***</p>
<p>Je suis réveillée par un souffle sur mes paupières. J’ouvre lentement les yeux. Un ange aux yeux verts m’accueille au paradis.</p>
<ul>
<li>— Décidément, on fait une belle paire de marmottes, toutes les deux. Il va falloir penser un jour à descendre de cette banquette.</li>
<li>— Nooon… Je suis trop bien, là, avec toi. Je voudrais qu’on reste là pour l’éternité.</li>
<li>— Il faudra bien que je te fasse visiter l’appartement. Tu vas habiter ici un certain temps, après tout.</li>
</ul>
<p>Mon cœur bondit à ses mots. Habiter ici ? Avec elle ? Ce serait le paradis ! Ce serait la béatitude ! Mais je ne peux m’empêcher de grogner paresseusement :</p>
<ul>
<li>— Ça peut pas attendre un peu ?</li>
<li>— J’ai prévu une visite guidée un peu spéciale, en fait.</li>
<li>— Mmmh… ?</li>
</ul>
<p>Mon ange s’approche de mon oreille et susurre :</p>
<ul>
<li>— Je vais te faire l’amour dans chacune des pièces qu’on va visiter, à condition qu’on y aille tout de suite.</li>
</ul>
<p>L’effet est immédiat. Je me redresse, soulevant Virginie au passage. Ce qui nous fait tomber toutes les deux de la banquette. Ignorant la douleur, le m’extirpe du pull et saisit mon amour par le bras pour l’aider à se relever.</p>
<ul>
<li>— Bon, alors qu’est-ce qu’on attend ? m’exclamé-je. Il va pas se visiter tout seul, cet appart.</li>
<li>— Quel enthousiasme, subitement ! Bon, par où on commence ?</li>
<li>— Le salon !</li>
<li>— Je te l’ai déjà fait visiter, celui-là, fait-elle remarquer en se désignant la banquette d’un mouvement de tête.</li>
<li>— Oui, mais il y a sûrement des choses que tu ne m’as pas encore montrées.</li>
<li>— En y réfléchissant bien, cette pièce mérite une attention toute particulière. Bien !</li>
</ul>
<p>Mesdemoiselles, mesdemoiselles et mesdemoiselles, la visite peut commencer. Sur votre droite, une banquette de style orgie nocturne sur laquelle ont été déjà produits quatre orgasmes ces dernières vingt-quatre heures. Sur votre gauche, une table basse, et puis un fauteuil. Là-bas, la télé, la chaîne HI-FI, la bibliothèque. Par terre, un tapis particulièrement confortable, sur lequel je vous engage à vous mettre à quatre pattes pour découvrir la suite de la visite.<br />
Excitée et curieuse, je m’exécute. Virginie enlève enfin son pull et le jette au loin. Elle me contemple un instant ainsi, dans toute la fierté de sa nudité, alors que moi, soumise et à quatre pattes, j’attends son bon vouloir. Puis elle me contourne pour venir se placer à genoux derrière moi. Elle attrape alors l’élastique de mon string, que je n’ai toujours pas retiré, et le fait glisser le long de mes jambes.</p>
<ul>
<li>— Mademoiselle, êtes-vous prête ?</li>
<li>— Ouiiiiiii !</li>
<li>— Vous voulez être baisée ?</li>
<li>— Ouiiiiiii !</li>
<li>— Vous voulez prendre votre pied ?</li>
<li>— Ouiiiiiii !</li>
<li>— Je ne vous entends pas bien, dans le fond ! Allez, tout le monde en cœur !</li>
<li>— OUIIIIIIIIII !</li>
<li>— Bien, alors maintenant, un peu de spéléo.</li>
</ul>
<p>Elle passe ses mains entre mes jambes et les dépose sur mes hanches. Je m’attendais à ce qu’elle me fasse un cunni, mais à ma grande surprise je sens sa langue plus haut. Entre mes fesses.</p>
<ul>
<li>— Que… Qu’est-ce que tu fais ?</li>
<li>— On appelle ça une feuille de rose, mademoiselle.</li>
<li>— Je… j’hésitai à continuer, puis avouai : Je suis encore vierge par ce côté.</li>
</ul>
<p>Un silence. Puis :</p>
<ul>
<li>— Tu veux qu’on arrête ?</li>
<li>— Non… Continue.</li>
</ul>
<p>Elle ne se le fait pas dire deux fois. Sa langue commence aussitôt à s’activer sur ma raie, descendant lentement, puis remontant vivement, chatouillant, émoustillant. Ses mains descendent peu à peu, avant d’enfin s’arrêter sur les fesses pour les écarter au maximum. C’est un peu douloureux. Mais extrêmement agréable. Elle me caresse une dernière fois avec la langue, avec le dessus puis le dessous, en remontant puis en descendant, et soudain elle s’arrête sur mon anus. Sa langue tourne, chatouillante, dans un sens, puis dans l’autre. Elle s’insinue de plus en plus profondément. Puis brusquement elle avance la tête. Sa langue s’enfonce au plus profond de mon cul alors que son nez vient buter contre ma raie. Je la sens en moi, qui s’agite et tourne, dansant sur une chorégraphie qu’elle semble connaître par cœur. Elle connaît toutes les zones qui donnent du plaisir. Je n’avais jamais ressenti ça.</p>
<p>Elle joue avec moi, faisant durer le plaisir. Elle m’amène au bord, tout au bord, puis me rattrape et recommence. Puis, enfin, elle me lâche. Je redresse brusquement la tête hurle à la lune. Je me rends compte alors que l’obscurité a bien progressé, dehors. Elle a joué avec moi pendant au moins une vingtaine de minutes, si ce n’est plus, et je n’ai pas vu le temps passer !<br />
Mais déjà nous nous redressons et elle me conduit vers une autre salle.</p>
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		<title>De longues années j’ai été commercial. Aujourd’hui à 45 ans j’ai pris du grade directeur d’un bureau de vente dans la banlieue de Lyon, 

néanmoins je continue, par goût à habiter sur St Etienne. L’annonce d’un arrêt de travail des cheminots était une catastrophe pour un couple d’amis. Lui jeune artisan, elle responsable d’un service contentieux travail en plein centre de Lyon et n’ayant pas d’autre moyen de locomotion que le TER. Aussi me téléphonent-ils pour me demander s’il m’était possible de dépanner Sophie en la déposant à la gare de Vénissieux. Elle fera le reste du chemin en métro.
Le covoiturage étant de mode j’acceptais. Le lendemain j’arrivai comme convenu à 6H15 devant le porche de l’immeuble de mes amis. Sophie voyant ma voiture sortie sur le trottoir. Je la regardais marcher. Une belle femme de 35 ans avec beaucoup de prestance. Un visage de bébé tout rond avec des taches de rousseur sur l</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Dec 2007 10:39:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Plan Cul</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Normalement, j’aurais dû être furieux. Logiquement. Parce qu’un homme qui rentre de son boulot à l’improviste et découvre soudain qu’il est cocu devrait débouler dans la chambre et expulser manu militari l’intrus qui ose lui souiller le lit conjugal ! Alors, que je sois resté planqué derrière la porte entrebâillée à mater la scène au lieu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Normalement, j’aurais dû être furieux. Logiquement. </p>
<p><span id="more-16"></span><br />
Parce qu’un homme qui rentre de son boulot à l’improviste et découvre soudain qu’il est cocu devrait débouler dans la chambre et expulser <em>manu militari</em> l’intrus qui ose lui souiller le lit conjugal ! Alors, que je sois resté planqué derrière la porte entrebâillée à mater la scène au lieu de sortir de mes gonds pourra passer aux yeux de certains pour de la perversion, voire de la lâcheté.<br />
Je n’ai jamais été violent, mais nul n’ignore que le plus paisible des hommes peut, dans certaines circonstances, se transformer instantanément en une bête hurlante et avide de sang. Je n’ai jamais non plus été accro aux scènes de ménage, et ne me faisais d’ailleurs aucune illusion quant aux tentatives d’explications que j’aurais éventuellement pu obtenir, si d’aventure je m’étais naïvement risqué à en exiger.<br />
À vrai dire, j’étais fasciné. Les rais de lumière s’insinuant dans la chambre malgré les tentures fermées éclairaient à suffisance les corps nus qui s’agitaient sur le lit, les mouvements des hanches de Charline, le léger balancement de ses seins, ses yeux mi-clos et sa bouche qui s’entrouvrait sur des dents blanches venant mordiller sa lèvre inférieure. Je connaissais cette expression, ces légers soupirs, ces murmures, ces petits gémissements et cette sensation de bien-être que je pensais être seul à lui procurer. J’aimais ce visage aux traits réguliers, la matité de la peau, la mâchoire volontaire se tendant parfois dans une expression de défi. J’adorais cet air détendu que lui donnait le plaisir charnel, et l’effet bénéfique qu’il exerçait sur ses traits, pour atténuer les petites rides et crispations dues au tracas et au stress de la journée.<br />
Charline était belle. Très belle. À quarante ans, je la trouvais plus désirable que jamais. Les quelques petits kilos pris ici et là, loin d’empâter son corps ou d’alourdir son apparence, semblaient au contraire lui avoir apporté cette maturité et cette sensualité qu’affichent sans retenue ceux qui vivent pleinement leur sexualité et connaissent sur le bout des doigts le langage du corps. L’amour la rendait plus belle encore, plus sensuelle, plus féminine ; et j’aimais la regarder, voir l’image de son visage et de son corps dans le miroir recouvrant la grande porte de la penderie tandis que nous faisions l’amour. Certains rabat-joie adeptes du feng shui nous avaient pourtant affirmé que la présence de miroirs dans une chambre à coucher n’a rien de zen, mais nous n’en avions cure.<br />
Et, ce jour-là, tandis que j’étais immobile derrière la porte, comme hypnotisé, un autre que moi profitait des charmes de mon épouse. Un autre dont je ne voyais pas les traits, parce qu’il était couché sur le dos, le visage et le haut du corps dissimulés par celui de Charline. Elle était sur lui, à califourchon et lui tournant le dos, les genoux de part et d’autre de ses jambes, et je la contemplais presque de face, tandis que les mouvements de son bassin faisaient apparaître et disparaître sous les poils sombres de son pubis le sexe dressé de son amant. Je voyais la sueur sur leur peau, les mains de l’homme, aux doigts ornés d’anneaux argentés, accrochés aux hanches de ma femme, ses coups de reins tandis que son sexe allait et venait, humide et luisant. Charline se mordillait les lèvres, y passait une langue rose et humide, laissait fuser de petits gémissements. Je regardais ce visage dont je connaissais chacune des expressions, les froncements de sourcils, les pincements de lèvres, la bouche qui s’ouvrait sur la blancheur des dents, les soupirs et les halètements. Je ne pouvais détacher mon regard de ces yeux mi-clos, de cette tête qui se renversait vers l’arrière en emportant dans son mouvement des vagues dansantes de mèches brunes, de cette bouche qui s’ouvrait pour aspirer goulûment l’air surchauffé de la chambre et l’expulser dans un souffle accompagné de petits bruits de gorge.<br />
Charline allait jouir. Je le voyais, je le sentais, je pouvais palper cette atmosphère de plaisir emplissant la chambre et s’échappant jusqu’à moi par la porte entrouverte. Elle gémit à nouveau, arqua le buste, poussa un « oh » prolongé, sa tête revint d’arrière vers l’avant, ses cheveux couvrant son visage. Le mouvement des corps se ralentit tandis qu’elle gémissait encore, respirant rapidement en se penchant vers l’avant. L’homme la retint par la taille et arrêta ses mouvements. J’éprouvais un mélange de sensations étranges face à cette situation imprévue, devant ce fait accompli dont j’étais témoin et qui venait s’enfoncer comme un coin dans un bonheur que je croyais jusqu’alors invulnérable.<br />
Je sortis de mon engourdissement et tournai silencieusement les talons. J’étais en sueur. Ils ne m’avaient ni vu, ni entendu. J’avais pour habitude de me déplacer sans bruit, tel un chat, surprenant souvent mon épouse sans le vouloir par ma présence soudaine et silencieuse. Une fois en rue, j’errai sans but pendant de longues minutes, indifférent au monde qui m’entourait.<br />
Je finis par m’asseoir sur un banc, dans le parc municipal, face à l’étang. Un flot de questions se bousculaient dans ma tête, en tête desquelles : « Depuis quand ? » Je pressentais que la scène dont j’avais été témoin n’était qu’un des maillons d’une longue chaîne, un élément d’une série dont le début ne devait dater ni de la veille, ni de l’avant-veille. Les faits s’étaient produits un lundi, soit précisément le jour où, chaque semaine, Charline fermait son cabinet d’esthéticienne jouxtant notre habitation. Elle ne recevait en principe ni le dimanche, ni le lundi, mettant ce dernier jour à profit pour se livrer à quelques indispensables tâches ménagères et faire un peu de shopping. Et prendre le temps de s’envoyer en l’air, comme je venais d’en faire la bouleversante découverte.<br />
Après tant d’années de vie commune, de bonheur total, jamais je n’aurais prévu un tel coup de théâtre. Je m’interrogeais sur l’attitude à adopter. Je ne parvenais pas à m’imaginer rentrant furieux au domicile conjugal et lui assénant un « Je sais tout » assorti de menaces de séparation et de divorce, pas plus que je n’envisageais la simple idée de la soumettre à un interrogatoire serré, façon mari jaloux. Je n’étais d’ailleurs ni jaloux, ni possessif, et c’était le hasard et rien d’autre qui avait voulu que je rentre au domicile conjugal bien plus tôt qu’à l’habitude.<br />
Charline n’était-elle pas heureuse, elle aussi ? Cet autre homme lui apportait-il quelque chose de plus que moi ? Je décidai que non, bien qu’ayant pu évaluer la taille respectable de ses attributs virils. La scène à laquelle j’avais assisté n’indiquait d’ailleurs aucunement de sa part une compétence supérieure à la mienne en matière sexuelle. Charline était franche et directe, elle ne simulait jamais son plaisir et n’hésitait pas à s’exprimer clairement sur le sujet, me faisant comprendre sans détours ce qu’elle trouvait bien, moins bien ou pas bien du tout. Si quelque chose en moi lui avait déplu, si elle éprouvait un manque ou une frustration, elle m’en aurait fait part immédiatement, j’en étais persuadé.<br />
Je pris la ferme résolution de la boucler et d’adopter la tactique du <em>Wait and see</em>, chère aux anglo-saxons, tout en me remémorant ironiquement le sage précepte selon lequel il est préférable d’être à plusieurs sur une bonne affaire que seul sur une mauvaise.<br />
J’en étais là dans mes pensées, me demandant si je parviendrais à garder mon calme et à adopter une attitude naturelle quand, plus tard, je rentrerai à la maison et me retrouverai face à Charline, lorsqu’un crissement de pas sur le gravier du parc me fit lever la tête. Une grande femme blonde approchait, d’une démarche souple et sensuelle. Elle me lança un « Bonjour » sonore, assorti d’un sourire chaleureux, tout en accomplissant les quelques enjambées qui la séparaient encore de moi.</p>
<ul>
<li>— Nous nous sommes déjà rencontrés, n’est-ce pas ? me dit-elle en inclinant légèrement la tête de côté, faisant voleter une fine mèche de cheveux dorés devant un œil bleu comme un lac de montagne.</li>
<li>— Je pense que oui, fis-je aimablement en tentant de soutenir son regard et de garder un rythme respiratoire normal.</li>
</ul>
<p>En fait, je ne pensais pas, j’en étais sûr. Il suffisait d’avoir rencontré cette femme une seule fois et d’avoir échangé quelques mots avec elle pour s’en souvenir des années durant. Elle avait une voix chaude et veloutée assortie d’un accent traînant et légèrement râpeux qui trahissait son ascendance hollandaise, des yeux d’un bleu profond et un sourire propre à dégeler une banquise. Sa taille supérieure à la moyenne, ses formes harmonieuses et sa démarche légère mais assurée faisaient se retourner les hommes sur son passage et arrachaient aux femmes des regards inquiets mêlés de jalousie. Elle était cliente de Charline et, bien que ne l’ayant croisée qu’une seule fois à l’entrée de la propriété et n’ayant échangé avec elle que quelques politesses, je m’en souvenais avec une confondante précision.</p>
<ul>
<li>— Vous êtes le mari de Charline, n’est-ce pas ? me dit-elle d’une voix assurée.</li>
</ul>
<p>Je hochai la tête et lui souris, flatté d’avoir, malgré une apparence physique bien plus insignifiante que la sienne, marqué suffisamment un petit coin de son esprit pour qu’elle me fasse l’insigne honneur de s’en souvenir.</p>
<ul>
<li>— Nous sommes amies, me dit-elle.</li>
</ul>
<p>Puis, ajoutant un « Vous permettez ? » des plus aimables, elle s’assit près de moi sur le banc, posant sur ses genoux une légère sacoche de peau qu’elle caressa négligemment du bout de ses doigts aux ongles parfaitement manucurés.</p>
<ul>
<li>— Charline vous a parlé de moi ? questionna-t-elle, inclinant à nouveau la tête de côté en me regardant.</li>
</ul>
<p>Je sentais ma gorge se nouer, et balbutiai un « Oui, un peu… » en guise de réponse, tentant de cacher mon trouble et de me débarrasser de la poigne de fer qui était en train de me broyer le bas du ventre. À vrai dire, c’était moi qui, le premier, avais parlé d’elle à Charline, le soir du jour où nous nous étions croisés devant la maison. De par son métier d’esthéticienne, Charline recevait nombre de femmes dans son cabinet jouxtant la maison, et il m’arrivait d’en rencontrer l’une ou l’autre, au hasard de mes allées et venues, le samedi matin principalement, étant donné que je n’étais pas au bureau les week-ends. Je posais parfois à mon épouse quelques banales questions au sujet de ses clientes, par simple curiosité, questions auxquelles elle répondait invariablement le plus vaguement possible, me faisant ainsi clairement comprendre qu’elle n’avait pas l’intention de se muer en faiseuse de cancans et que la discrétion était une des vertus de sa profession.</p>
<ul>
<li>— Un peu seulement ? s’enquit mon interlocutrice en haussant les sourcils.</li>
</ul>
<p>Je pris une profonde inspiration et croisai les jambes pour m’accorder un bref instant de réflexion.</p>
<ul>
<li>— Charline cultive la discrétion au sujet de ses clientes, affirmai-je d’une voix que je m’efforçai de rendre assurée.</li>
</ul>
<p>Puis j’ajoutai, regardant bravement la jolie blonde droit dans les yeux :</p>
<ul>
<li>— C’est tout à son honneur, n’est-ce pas ?</li>
<li>— Bien sûr, me fit-elle en souriant. Nous avons sympathisé, et elle a émis le souhait que nous nous rencontrions dans un contexte moins… professionnel.</li>
</ul>
<p>Je levai les sourcils :</p>
<ul>
<li>— Ah ? fis-je tout en m’interrogeant mentalement sur ce qu’elle entendait par « contexte moins professionnel ».</li>
<li>— Je m’appelle Mieke, dit-elle en se levant, et je suis sûre que nous nous reverrons un de ces jours.</li>
</ul>
<p>Elle me gratifia d’un sourire désarmant et s’éloigna d’un pas rapide, me laissant seul sur mon banc à contempler sa silhouette qui s’amenuisait.<br />
Je restai de longues minutes immobile, en proie à des pensées contradictoires, avant qu’une évidence me vint à l’esprit : si Mieke et Charline avaient sympathisé, notre rencontre ne pourrait vraisemblablement rester longtemps secrète, pas plus que ma présence dans le parc cet après-midi.<br />
Je me levai à mon tour et me mis en marche dans la direction opposée. Il était temps de regagner la maison.<br />
Je l’atteignis en quelques minutes d’une marche rapide, et m’efforçai d’adopter une attitude naturelle en introduisant la clé dans la serrure et en poussant la porte d’entrée. Charline était-elle encore au lit ? Était-elle seule ? J’évitai de faire du bruit, fidèle en cela à mes habitudes, et pénétrai dans le living, tout comme je l’avais fait un peu plus tôt dans la journée. Tout était propre et bien rangé. J’appelai doucement : « Charline ? », chose que je n’avais pas faite lors de mon précédent retour, car j’avais été immédiatement intrigué par les bruits en provenance de la chambre… Seul le silence me répondit. Dans la chambre, le lit était fait, les draps bien tendus, et la maison vide. Charline était partie.<br />
J’étais sidéré de ne trouver personne, mais quelques minutes plus tard, recouvrant mes esprits, je me traitai mentalement d’idiot : Charline n’était pas partie. Elle était sortie, tout simplement. Mon retour précoce au bercail suite au congé de l’après-midi et les divers événements que j’avais vécus dans la foulée m’avaient fait perdre la notion du temps et le sens des réalités. J’aurais dû m’apercevoir que la voiture n’était plus au bord de l’allée, devant la maison, et m’abstenir d’explorer les pièces une à une pour m’assurer de l’absence de mon épouse. J’étais en piteux état et complètement assoiffé. J’avalai coup sur coup trois grands verres d’eau, me dévêtis et me prélassai sous la douche pendant de longues minutes. Après quoi, enveloppé dans une sortie de bain en tissu éponge, j’allumai le poste de télévision et m’en fus me vautrer sur le canapé en attendant le retour de Charline.</p>
<p class="cen">*</p>
<p class="cen">* *</p>
<p>Lorsqu’elle rentra, chargée de deux paniers remplis de victuailles, je venais à peine d’émerger du sommeil dans lequel je m’étais laissé emporter, un sommeil peuplé de rêves où tour à tour une femme brune que je connaissais bien et une grande fille blonde aux yeux bleus que je connaissais à peine se livraient à des ébats torrides sur un lit en compagnie d’un Apollon musclé membré comme un âne en rut pendant que je les regardais, caché derrière la porte entrebâillée. Je décidai instantanément de la jouer fine, et de guetter chacune des expressions du visage de Charline.</p>
<ul>
<li>— Surprise ! m’exclamai-je en souriant.</li>
<li>— Ciel ! Mon mari ! répliqua-t-elle aussitôt avec un certain sens de l’à-propos, avant d’éclater de rire en déposant ses deux paniers sur le carrelage.</li>
</ul>
<p>Je me levai tandis qu’elle refermait la porte, franchis la courte distance qui me séparait d’elle et la pris dans mes bras. Elle répondit instantanément à mon baiser et se serra contre moi. Je sentis son corps contre le mien au travers du tissu éponge et de la légère robe d’été en coton qui lui allait à ravir, et humai le gourmand parfum, fruité et fleuri, de son eau de toilette préférée.</p>
<ul>
<li>— Tu as l’air en forme, me dit-elle en glissant une main entre les pans de mon peignoir de bain.</li>
<li>— Oui ? fis-je simplement, en fourrant mon nez dans ses cheveux pour l’embrasser dans le cou, juste sous l’oreille.</li>
</ul>
<p>J’essayais de maîtriser mes émotions, de garder la tête froide, mais c’était tâche malaisée, lorsque ma femme se lovait ainsi dans mes bras. Je me laissai aller à mes impulsions toutes naturelles. Mes mains partirent en exploration le long de son dos, de la courbe de ses reins, et s’arrêtèrent sous les deux globes fessiers, palpant les rondeurs recouvertes du doux tissu de la robe. Au même moment, je sentis s’écarter les pans de la sortie de bain et les deux mains de Charline s’enhardir sur ma peau.</p>
<ul>
<li>— Tu sens le frais, apprécia-t-elle en m’enserrant dans ses bras pour amplifier le contact de nos deux corps.</li>
</ul>
<p>Je sentis son ventre se presser contre mon sexe déjà gonflé, et aussi le léger mouvement des reins qu’elle adopta pour augmenter mon excitation. Elle entoura mes joues de ses mains tout en m’embrassant, ses doigts filèrent le long de mon cou et de mes épaules, repoussant le peignoir éponge, que je laissai choir au sol derrière moi en libérant un instant mes mains. J’étais à présent complètement nu devant Charline, qui se serrait tout contre moi comme pour mieux épouser les reliefs de mon corps. Je glissai les mains sous sa robe, remontai le long de la courbe de ses hanches, effleurant au passage la douceur élastique de la petite culotte, et lui saisis la taille tandis qu’elle me tendait les lèvres pour un baiser passionné. Mes mains atteignirent la base du soutien-gorge, soulevant la légère robe, glissèrent dans son dos, redescendirent vers ses reins, mes doigts passant le long de sa colonne vertébrale. Elle frissonna, abandonna mes lèvres et posa la bouche sur ma poitrine, plia les jambes et descendit le long de mon ventre, ses mains caressant ma taille, mes hanches, mes fesses. Mes doigts s’enfoncèrent dans ses cheveux, effleurèrent le contour des oreilles, la nuque.<br />
Charline avait à présent posé la main sur mon pénis dressé, l’enserrait dans ses doigts. Elle posa la bouche à sa base, tandis que l’autre main enveloppait mes testicules. Sa bouche remonta, ses lèvres humides atteignirent l’extrémité du membre, et, pendant que sa main exerçait un mouvement de va-et-vient, sa bouche enveloppa l’extrémité du gland dénudé.<br />
Les mains posées doucement sur la tête de Charline, les doigts perdus dans sa chevelure, j’essayais vainement de remettre de l’ordre dans mon esprit, si tant est qu’un homme subissant le voluptueux traitement que j’étais en train de subir soit en mesure d’accomplir une telle prouesse !<br />
Charline avait semblé si peu surprise de me trouver à la maison, pas plus qu’elle n’avait posé de questions sur ma présence, mais il convient de préciser qu’elle n’en avait guère eu le temps. Les questions viendraient sans doute après. Je me promis d’être encore plus vigilant, de guetter chacune de ses expressions, mais d’éviter de la brusquer avec des questions abruptes ou de dangereux sous-entendus. Je ne tenais pas à ce qu’elle sache que j’avais été témoin de ses ébats.<br />
Une vague de chaleur me parcourut l’entrejambe et le bas du ventre, stoppant net mes cogitations. Salivant généreusement, Charline promenait les lèvres sur mon sexe fièrement dressé, aspirant par-ci, léchant par-là, jusqu’à taquiner de la langue le frein du prépuce, en exerçant une légère succion. C’en était trop pour que je garde mon calme. Pressant les mains de chaque côté de sa tête, je l’invitai à se lever et l’attirai contre moi.</p>
<ul>
<li>— Tu n’aimes pas ? s’enquit-elle dans un souffle en posant ses lèvres mouillées sur les miennes.</li>
</ul>
<p>J’appréciai l’ironie de la remarque en envoyant un petit rire lutter à armes inégales avec la douceur gourmande de ses baisers. Elle me connaissait si bien, savait interpréter la signification de chacun de mes gestes, de chaque vibration de mon corps. Tout en répondant à ses baisers, je glissai les mains sous sa robe, fis remonter le fin coton jusque sous ses bras et, d’un geste rapide, dégrafai son soutien-gorge. Elle m’aida à la débarrasser des vêtements, puis pivota et appuya son dos nu contre ma poitrine, pressant les fesses contre mon membre gonflé. Je promenai les mains sur son ventre ainsi offert à la caresse, emprisonnai les globes de ses seins, effleurai les mamelons dressés. Je l’embrassai dans le cou, descendis une main vers son pubis tandis que de l’autre épousait la courbe d’un sein, comme pour le soupeser, les doigts s’attardant autour du mamelon. Je glissai l’autre main vers son entrejambe, mes doigts vinrent au contact de l’étoffe soyeuse de la petite culotte, rencontrèrent la douce et chaude humidité qui imprégnait le tissu à cet endroit. Charline se serra davantage contre moi, entamant un lent mouvement des reins qui plaquait mon pénis dressé contre la raie de ses fesses, au travers du fin vêtement, dans un frottement entretenant mon excitation, et que j’accompagnai d’un même mouvement des doigts sur la moiteur de l’étoffe, poussant celle-ci entre les lèvres de son sexe humide.<br />
Nous n’étions pas coutumiers de ce genre de débordements impromptus, non par manque de fantaisie, d’ardeur ou de penchant pour le plaisir des sens, mais parce que, la maturité aidant, nous avions découvert les avantages et toute la satisfaction que l’on peut retirer d’ébats charnels accomplis dans de bonnes conditions de confort, en prenant le temps de goûter pleinement à chaque sensation, à chaque contact. Bien qu’ayant essayé chaque fauteuil, chaque centimètre carré du tapis du salon, la table et les chaises, la baignoire et la douche, le garage, la voiture et tous les coins de la cuisine, c’était sur notre grand lit que nous éprouvions le plus de plaisir à nous retrouver, à explorer les courbes de nos corps, à découvrir et redécouvrir nos endroits les plus secrets.<br />
Debout près de la porte, nous frottant l’un à l’autre, impatients comme de jeunes amants, nous faisions un curieux retour en arrière qui aurait pu me remémorer quelques rapports accomplis à la sauvette, dans des lieux inhabituels, et qui produisaient davantage d’adrénaline que de volupté. Mais la journée était inhabituelle, justement, et si je n’avais écouté que mes plus bas instincts, j’aurais collé Charline à la porte et lui aurais ramoné la chatte à grands coups de reins ou l’aurais renversée sur le dossier d’un fauteuil pour jouir en levrette au plus profond de son intimité. N’étais-je pas dans mon bon droit ? Ne pouvais-je profiter à fond de mon petit « chez moi » ? Ne pouvais-je résolument adopter un comportement égoïste, à présent que le total abus de confiance avait été perpétré ? L’envie ne m’en manquait pas, mais un autre désir, plus fort que tout, s’était insinué en moi : je voulais comprendre.<br />
Mes doigts s’insinuèrent sous l’élastique du slip et repoussèrent de côté l’étoffe, dénudant la vulve. Je caressai doucement le bourgeon offert. Charline se dressait sur la pointe des pieds, cambrait les reins pour amplifier les mouvements de son bassin. Passant une main derrière elle, elle tira sur son slip, rejetant de côté le tissu pour dénuder la rondeur de ses fesses et mieux frotter sa peau contre mon pénis. J’accentuai les caresses sur le clitoris gorgé de sang, introduisis deux doigts dans la fente chaude et mouillée, les laissai entrer et sortir au gré des mouvements de nos deux corps. Charline se pressait contre moi, tournant la tête pour m’offrir ses lèvres, frottant sa joue contre la mienne. Je devinais son sourire, ses yeux mi-clos, tandis qu’elle émettait de petits bruits de gorge pour exprimer son plaisir. J’éprouvais de plus en plus de difficultés à conserver l’équilibre et, cherchant un appui, je pivotai vers l’arrière, entraînant ma partenaire dans le mouvement, et me retrouvai adossé à la porte du hall d’entrée, dont le frais contact m’arracha un léger sursaut, que Charline remarqua immédiatement.</p>
<ul>
<li>— C’est froid ? questionna-t-elle dans un petit rire tout en s’assurant de bien repousser mon dos humide contre le panneau, pendant que je lui caressais les seins.</li>
</ul>
<p>Je m’emparai d’un mamelon, le fis rouler entre mes doigts, le pinçai légèrement. Charline montait et descendait contre moi, faisant glisser mon membre dans la raie de ses fesses moites de nos transpirations mêlées. Elle se dressa au maximum, soulevant légèrement un pied pour gagner en hauteur malgré les talons de ses chaussures, et emprisonna mon sexe entre ses jambes. Les mouvements se firent plus courts, horizontalement cette fois. Je sentais la mouille baigner mon gland, qui coulissait doucement dans l’entrejambe de ma bien-aimée tandis que, le nez perdu dans ses cheveux, je lui taquinais du bout de la langue le cou et le lobe de l’oreille, m’enivrant de l’odeur de son corps. Mes mains saisissaient ses hanches, sa taille, remontaient sous les globes de ses seins, s’en emparaient et les malaxaient, s’attardaient sur les mamelons, redescendaient vers le ventre, le haut des cuisses, le pubis. Du bout des doigts, je taquinais le clitoris, en alternance avec mon sexe qui allait et venait le long de la fente. Nous étions mouillés de transpiration et d’excitation, Charline tirait sur sa petite culotte pour libérer au maximum ses parties intimes. Il y eut un bruit d’étoffe déchirée, et le léger sous-vêtement tomba à nos pieds.</p>
<ul>
<li>— Ces tissus modernes, ça ne vaut rien, lui murmurai-je à l’oreille.</li>
<li>— Je n’en porterai plus, si tu veux, souffla-t-elle.</li>
</ul>
<p>Je n’eus pas l’occasion de répliquer, car Charline, d’un souple mouvement des reins, modifia rapidement sa position pour permettre à mon membre de s’introduire en elle. Je soufflai un « ah » de surprise et de contentement.</p>
<ul>
<li>— C’est chaud ? ironisa-t-elle.</li>
<li>— Brûlant, assurai-je.</li>
</ul>
<p>Charline reprit ses mouvements, lentement, attentive à bien faire coulisser mon sexe dans le sien, pendant que je caressais toutes les parties de son corps que mes mains pouvaient atteindre. Je sentais des ondes de plaisir gagner mon bas ventre, mes testicules remontaient dans les bourses, une vague de chaleur m’inondait peu à peu tandis que Charline amorçait des mouvements que n’aurait pas reniés une danseuse du ventre. J’étais fortement adossé à la porte, les pieds déportés vers l’avant pour compenser notre différence de taille, et de ce fait étais peu libre de remuer le bas du corps. Charline, qui avait accroché d’une main la poignée de la porte, en profitait pour monter et descendre en ondulant des hanches, son vagin engloutissait profondément mon pénis, remontait jusqu’à ce que seul le gland soit encore recouvert, puis redescendait dans une oscillation lascive. C’était follement excitant, malgré le peu de confort offert par ma position, et à ce régime, je n’allais pas tarder à exploser. Je la laissai encore faire quelques mouvements, mais je sentais le plaisir monter en moi, aussi me dégageai-je prestement et, la saisissant dans mes bras en l’embrassant, je la repoussai à son tour contre la porte.</p>
<ul>
<li>— J’ai chauffé le panneau, soufflai-je en lui couvrant le visage de baisers.</li>
<li>— Pas seulement le panneau, dit-elle sur le même ton.</li>
</ul>
<p>Je descendis lentement, promenant les doigts sur son corps, embrassant le bout de ses seins. Elle avait posé les mains sur ma tête, me caressait les cheveux. Mes lèvres atteignirent la touffe de poils pubiens, descendirent vers la vulve. Charline arqua le corps, se caressa les seins tout en offrant son sexe brûlant à la caresse de ma bouche. Ma langue s’insinua sous les replis, titilla le bourgeon, s’enroula autour de lui. Mes lèvres l’aspirèrent doucement. Je sentis les mains de Charline se poser à nouveau sur ma tête, puis glisser vers mes oreilles. Elle s’appuyait du haut du dos et de la tête au panneau de porte, poussant le bassin vers l’avant, pour mieux s’offrir à la caresse de ma bouche et de mes mains, qui épousaient le galbe de ses cuisses, la douce courbe de son ventre, la rondeur de ses fesses. Tout en continuant à lui sucer le clitoris, je glissai un pouce dans son vagin, l’enfonçant de plus en plus loin, jusqu’au mont de vénus, dans un mouvement de va-et-vient. Charline enserrait à présent ma tête entre ses mains, j’entendais ses murmures de plaisir, je devinais ses dents mordillant sa lèvre inférieure, ses yeux se fermant pour mieux concentrer ses pensées sur l’orgasme qui se préparait. Je sortis mon pouce couvert de mouille, en posai l’extrémité sur la rosette toute proche tout en remontant les autres doigts entre les fesses humides. Ma langue fouilla le sexe ruisselant, mes lèvres happèrent le bourgeon dilaté.<br />
Charline frémit lorsque l’extrémité de mon pouce s’introduisit doucement dans son anus. Mon autre main partit en exploration, glissa sur le ventre, atteignit le galbe d’un sein, caressa le mamelon tendu. Je sentis le corps de ma bien aimée se tendre à l’extrême, frémir sous la montée du plaisir. Je ralentis les mouvements de ma langue, m’emparai du mamelon, le fis jouer entre mes doigts. Charline poussa un petit gémissement, j’arrêtai mes caresses, sentant sous ma langue et autour de mon pouce les spasmes de sa jouissance. Nous restâmes immobiles quelques secondes, puis je me redressai, le menton et les joues luisant de bave et de mouille, serrai mon épouse dans mes bras et l’embrassai à pleine bouche.</p>
<ul>
<li>— Tu sens la foufoune, observa-t-elle.</li>
<li>— Oui, mais c’est la tienne.</li>
</ul>
<p>Ces mots avaient à peine franchi mes lèvres que je les regrettai. Ils devaient sonner comme de la provocation, aussi guettai-je aussitôt la réaction de Charline. Elle se contenta cependant de pouffer de rire.</p>
<ul>
<li>— Tu me rassures, fit-elle en me regardant droit dans les yeux.</li>
<li>— Ah bon ? articulai-je, abasourdi.</li>
</ul>
<p>C’était moi qui n’étais pas rassuré ! Je sentis mon ventre se crisper. Elle y allait fort ! Et moi qui voulais m’abstenir de la provoquer, alors que dans le genre, elle ne manquait pas de culot ! Comment pouvait-elle faire montre d’un tel aplomb, d’une telle sérénité, alors qu’elle me trompait sans vergogne sous notre propre toit ?</p>
<ul>
<li>— Je craignais de sentir mauvais, expliqua-t-elle en riant.</li>
</ul>
<p>Elle se suspendit à mon cou, nouant les jambes autour de ma taille.</p>
<ul>
<li>— Vas-y ! s’exclama-t-elle. Colle-moi au mur. Défonce-moi comme on voit dans les films !</li>
<li>— Tu vas trop au cinéma, observai-je.</li>
<li>— Pardonne-moi, je te casse l’ambiance avec mes conneries, s’excusa-t-elle.</li>
</ul>
<p>Je n’aurais pas exactement appelé cela l’ambiance, mais si elle était loin d’être cassée, elle avait quand même baissé d’un cran !</p>
<ul>
<li>— Prends-moi comme tu veux, insista Charline.</li>
</ul>
<p>Elle n’en resta pas moins fermement accrochée à mes hanches. Je l’emmenai ainsi jusqu’au salon, et nos corps enlacés churent sans ménagement sur le divan de cuir, qui recula d’un demi-mètre en protestant bruyamment.</p>
<ul>
<li>— Ah ! s’exclama Charline.</li>
<li>— Désolé, c’est frais ! lui répondis-je à l’oreille en ricanant.</li>
</ul>
<p>Nous desserrâmes légèrement notre étreinte. Je l’embrassai en lui effleurant la tempe du bout des doigts, repoussant une mèche de cheveux.</p>
<ul>
<li>— Je t’aime, me dit-elle.</li>
</ul>
<p>Elle avait l’air parfaitement sincère. Ses yeux brillaient. Elle me sourit, son regard vert sombre dans le mien, et je sentis une bouffée de tendresse m’envahir. Je n’arrivais pas à lui en vouloir. J’étais heureux en sa compagnie, je ne désirais rien d’autre que vivre avec elle, toucher son corps, l’embrasser, lui donner du plaisir et y prendre le mien. J’étais peut-être stupide, naïf ou trop sentimental, mais j’étais amoureux, et ce que je vivais depuis tant d’années avec Charline me comblait de bonheur.<br />
Ses doigts couraient le long de mon dos, taquinaient mes vertèbres, des ondes soyeuses remontaient le long de ma moelle épinière. Je posai une main sur son flanc, suivis la courbe de sa hanche, de sa taille, et remontai jusqu’à la base du sein. Elle serra davantage les jambes autour de moi, ses talons prenant appui sur mes fesses. Mon sexe accrocha le sien, la chaleur humide de la vulve invitait le membre, qui retrouvait rapidement sa vigueur, à la pénétration. Charline accentua la pression de ses pieds, tira son corps vers le haut.</p>
<ul>
<li>— Viens, me souffla-t-elle, la bouche tout près de mon oreille.</li>
</ul>
<p>Doucement, mon pénis s’introduisait en elle, glissait dans le fourreau chaud et humide tout prêt à l’accueillir. Je jouissais de la sensation procurée par cette lente progression, centimètre par centimètre. Les meilleures choses ont une fin et mon instrument de virilité étant loin de faire exception à la règle, la pénétration stoppa faute de moyens supplémentaires. Je restai immobile quelques instants, le sexe planté bien au chaud, les bourses s’humidifiant au contact des parties intimes ruisselantes de ma partenaire, puis me retirai lentement. Je sentis la fine et ferme musculature des jambes de Charline se tendre, ses talons éperonner mes fesses, comme pour une incitation au galop.<br />
Elle se souleva pour mieux m’accueillir en elle, pour accompagner mon rythme qui s’accélérait. Les genoux et les orteils enfoncés dans le cuir du divan, les mains agrippées à l’épais accoudoir de part et d’autre de la tête de Charline, le visage dans ses cheveux, le souffle court, je ne pensai plus à rien d’autre qu’au feu de notre étreinte, à mon sexe qui fouillait sa chair de ses mouvements de piston. De petits bruits mouillés se mêlaient à celui de nos respirations, nous transpirions abondamment l’un sur l’autre, nos ventres se frottaient, mes cuisses battaient sur ses fesses, mes genoux glissaient sur le cuir, m’amenant à rectifier de temps à autre ma position. Charline accrochait fermement les cuisses autour de ma taille, nouait les chevilles sur mes reins, prenait appui de la nuque et des épaules sur le divan pour balancer le corps à l’unisson de mes mouvements.<br />
Épuisé nerveusement par les émotions de la journée, j’étais incapable d’accomplir quoi que ce soit de raffiné. Je ne m’occupais plus que de ma petite personne, grognant et ahanant contre l’oreille de ma partenaire dans une attitude que j’aurais ordinairement qualifiée de bestiale. Je perçus à peine les crispations de ses mains dans mon dos, les ongles qui griffaient ma peau, la plainte qui s’échappait de sa gorge. Entièrement dans mon trip, je restai sourd à ce gémissement et ne mis fin à mes coups de boutoir que lorsque je fus enfin pris d’un violent orgasme, fait de plaisir et de douleur mêlés. Tremblant, haletant, les muscles abdominaux en compote et victime d’un début de crampe au mollet, je m’effondrai sur le divan et sur Charline, l’écrasant à demi sous mon corps pantelant.<br />
De longues secondes s’écoulèrent avant que je reprenne mes esprits. Je sentis un liquide chaud couler le long de ma joue, atteindre ma bouche, y laissant un goût salé. Allongée tout contre moi, les yeux baignés de larmes, Charline sanglotait silencieusement. Un épouvantable sentiment de honte s’abattit sur moi, mes intestins se tordirent douloureusement, une sueur glacée courut le long de mon échine, envahit le creux de mes reins. Qu’avais-je donc fait ? Quel monstre étais-je devenu en l’espace de quelques minutes ?</p>
<ul>
<li>— Pardonne-moi, murmurai-je, la voix brisée. Pardonne-moi. Je suis une ignoble brute…</li>
</ul>
<p>Elle secoua la tête, et sa réponse se noya dans ses larmes, entre deux hoquets, tandis qu’elle poussait son visage contre ma joue.</p>
<ul>
<li>— Je ne sais pas ce qui m’a pris… continuai-je.</li>
</ul>
<p>Elle m’interrompit :</p>
<ul>
<li>— Tais-toi. Ne dis rien…</li>
<li>— Je suis désolé… insistai-je en embrassant ses yeux, goûtant le sel de ses larmes.</li>
</ul>
<p>Elle posa les mains de part et d’autre de mon visage, attirant mes yeux dans les profondeurs humides des siens.</p>
<ul>
<li>— Promets moi… commença-t-elle.</li>
<li>— Oui ?</li>
<li>— Tu feras encore l’ignoble brute ?</li>
<li>— L’i…</li>
</ul>
<p>Je devais avoir l’air parfaitement idiot.</p>
<ul>
<li>— Allons, ne fais pas cette tête, dit-elle en riant au milieu de ses larmes.</li>
<li>— Mais… je… Tu aimes ça ? Vraiment ?</li>
<li>— Pourquoi pas ? fit-elle innocemment.</li>
</ul>
<p>Cette fois, elle éclata de rire en contemplant ma mine défaite. Elle renifla doucement, essuya du bout des doigts les larmes qui perlaient encore au coin de ses paupières.</p>
<ul>
<li>— Mais pas tous les jours, ajouta-t-elle. Tu m’as surpris. C’était si différent.</li>
<li>— Mieux ?</li>
<li>— Pas mieux, assura-t-elle. Différent. Différent et surprenant.</li>
</ul>
<p>Je n’arrivais pas à comprendre. Sans doute étais-je dur à la détente.</p>
<ul>
<li>— Moi qui croyais t’avoir blessée…</li>
<li>— Blessée ?</li>
</ul>
<p>Elle rit de plus belle, caressa mes cheveux.</p>
<ul>
<li>— Tu m’as fait grimper au plafond, ajouta-t-elle.</li>
<li>— N’exagère pas.</li>
<li>— Je suis sérieuse.</li>
</ul>
<p>Mais alors ? Pourquoi ces larmes ? Le bonheur ? Les remords ? Mais pourquoi se serait-elle émue de cela, tout à coup, alors que la scène à laquelle j’avais assisté me laissait à penser que son comportement de ce début d’après-midi était tout sauf accidentel ?</p>
<ul>
<li>— Et… tu veux vraiment que je recommence ça ?</li>
<li>— Pas tout de suite ! s’exclama-t-elle en prenant une mine effrayée.</li>
</ul>
<p>Elle me regarda et partit à nouveau d’un rire clair.</p>
<ul>
<li>— Si tu voyais ta tête… ajouta-t-elle.</li>
</ul>
<p>Je pensai à mon début de crampe et aux petits étirements discrets auxquels je me livrais depuis quelques minutes, à mes pauvres abdominaux en compote et à la sensation de brûlure qui régnait entre mes omoplates, là où ses ongles avaient zébré ma peau.</p>
<ul>
<li>— Quand tu voudras une nouvelle séance, dis-je, pense à couper tes ongles.</li>
</ul>
<p>Sa bouche s’arrondit en un « oh », qu’elle recouvrit de ses doigts. Elle s’agrippa à mon cou et se redressa pour regarder par-dessus mon épaule.</p>
<ul>
<li>— Oh la la, dit-elle. C’est moi qui t’ai fait ça ?</li>
<li>— Ce n’est rien, dis-je.</li>
<li>— Je vais désinfecter ça…</li>
<li>— Diable ! fis-je en affichant une mine faussement effrayée. De quel poison as-tu imprégné tes griffes ?</li>
<li>— Ne ris pas. Ça peut très vite s’infecter.</li>
</ul>
<p>Je déposai un rapide baiser sur son front et me redressai.</p>
<ul>
<li>— Je vais d’abord me doucher, tigresse.</li>
</ul>
<p>Puis, désignant les deux sacs à provisions, restés au sol de part et d’autre de la porte d’entrée :</p>
<ul>
<li>— J’espère qu’il n’y avait pas de surgelés, là-dedans !</li>
</ul>
<p>Une fois sous le jet bienfaisant, je tentai de rassembler mes idées et de comprendre le comportement de Charline. Tromper son conjoint est une chose, mais le faire sous le toit conjugal en est une autre. Je supposai que des amants sont en général plutôt discrets et qu’au début, la plus grande prudence devait être de mise. À la longue, l’attention pouvait évidemment se relâcher, une fois prises certaines habitudes d’impunité. Je n’avais jamais envisagé, pour ma part, d’un jour tromper Charline. C’était contraire à mes principes. J’avais bien sûr connu d’autres femmes avant elle, mais depuis notre rencontre, elle était seule dans ma vie. J’étais sidéré de n’être point le seul homme dans la sienne ! Étais-je tellement naïf au point de m’être laissé abuser si longtemps ? Encore fallait-il être certain du « longtemps » ! Et si, au contraire, ce n’était vraiment que le début d’une relation extraconjugale de Charline ? Dans ce cas, la présence des amants chez moi indiquait que le type ne jouissait probablement pas de la liberté de « faire ça » aisément chez lui, ce qui, à défaut d’envisager l’intervention d’une vieille maman éduquée chez les nonnes, signifiait que je n’étais vraisemblablement pas le seul cocu dans l’histoire.<br />
Qu’allais-je faire à présent ? Me taire et espionner Charline ? N’en avais-je point assez vu déjà ? Des images qui défilaient dans ma petite tête, j’étais bien forcé de constater que celle qui m’obsédait le plus, c’était celle du visage de Charline tandis qu’elle prenait son plaisir sur la quéquette d’un autre ! Je m’aperçus alors que, loin de me révolter, le souvenir de cette vision provoquait une sensation bizarre dans mon abdomen.<br />
D’un seul coup, je fis basculer le robinet mélangeur de la douche du côté marqué par un point bleu. L’assaut de l’eau froide sur ma tête et mes épaules me coupa la respiration pendant quelques secondes. Je sautillai sur place et soufflai bruyamment, m’habituant à la chute brutale de température. J’entendis une voix moqueuse derrière moi :</p>
<ul>
<li>— Alors ? On refroidit le moteur ?</li>
</ul>
<p>Je tendis vivement les bras et réussis à saisir Charline avant qu’elle ne se dérobe. Je l’attirai près de moi sous le jet glacé et la tins fermement dans mes bras tandis qu’elle poussait de petits cris.</p>
<ul>
<li>— Oui, fis-je en ricanant. Refroidissement du piston et du cylindre.</li>
</ul>
<p>Elle reprit peu à peu son souffle. Nous restâmes de longues secondes sous la fraîcheur revigorante de la douche, nous savonnant l’un l’autre et riant comme des enfants. Nous nous séchâmes mutuellement, et Charline insista pour passer un peu d’alcool sur les égratignures laissées dans mon dos par ses ongles.</p>
<ul>
<li>— Tu sais, lui dis-je, j’ai rencontré cet après midi quelqu’un que tu connais…</li>
<li>— Oui ?</li>
<li>— La clim’ est tombée en panne, il faisait étouffant dans les bureaux. Le boss nous a donné congé l’après-midi. Je suis allé me balader un peu au parc.</li>
</ul>
<p>Je laissais volontairement de côté le début de ma balade, qui m’avait conduit tout droit à la maison !</p>
<ul>
<li>— J’étais assis sur un banc, enchaînai-je, quand une grande femme blonde, plutôt jolie, m’a abordé en affirmant qu’on se connaissait. C’est une de tes clientes, je me suis souvenu l’avoir déjà croisée ici devant la maison. Elle s’appelle Mieke.</li>
<li>— Mieke ? fit Charline en arrondissant les sourcils. C’est curieux, tiens, ça !</li>
<li>— Curieux ?</li>
<li>— Elle t’a dit, pour samedi soir ?</li>
</ul>
<p>J’affichai à mon tour une mine interrogative.</p>
<ul>
<li>— Nous sommes invités, dit Charline. Dîner au bord de la piscine…</li>
<li>— La… la piscine ?</li>
<li>— Oui. Ils habitent de l’autre côté de la ville, elle et son mari. Une très belle villa avec piscine.</li>
<li>— Et ils nous invitent ? Comme ça ?</li>
<li>— Comme ça, oui, me dit Charline. Tu as l’air abasourdi. Ce n’est pas la première fois que nous sommes invités quelque part, non ?</li>
</ul>
<p>En effet, ce n’était pas la première fois. Mais dans le cas présent, c’était chez des gens que je ne connaissais ni d’Ève ni d’Adam.</p>
<ul>
<li>— Tu les connais, toi ? interrogeai-je.</li>
<li>— Bien entendu. Mieke est cliente chez moi depuis longtemps, déjà. Nous avons sympathisé.</li>
<li>— Et… son mari ?</li>
<li>— Je l’ai déjà rencontré. Sympa, tu verras.</li>
</ul>
<p>Puisqu’elle le disait ! Je haussai les épaules et m’en fus vers la lingerie, où je choisis un short de toile et un vieux tee-shirt. Samedi, c’était encore loin, et j’aimais autant éviter de me préoccuper d’un futur aussi peu immédiat alors que le présent me mettait déjà copieusement le mental en ébullition. Je m’habillai en me demandant quelle tuile allait me tomber sur la tête dans les prochains jours, glissai mes pieds nus dans des espadrilles et partis vers la cuisine à la recherche d’une canette de bière.</p>
<p class="cen">*</p>
<p class="cen">* *</p>
<p>Contrairement à mes appréhensions, aucune tuile n’eut la funeste idée de prendre mon crâne pour cible au cours des jours qui suivirent. J’avoue avoir mis pendant ce laps de temps un maximum de chances de mon côté en évitant les sujets de conversation scabreux, les questions idiotes et les débordements affectifs inopportuns. Ni séance de baise sauvagement improvisée sur et autour du sofa, ni pelotages furtifs dans la cuisine ou ailleurs. Charline était, comme à son habitude depuis près de vingt ans de vie commune, une compagne agréable et gaie, auprès de laquelle je ne connaissais jamais l’ennui. Je ne ressentais aucune envie de gâcher la fête par une attitude agressive ou inquisitrice et, bien qu’il me fût impossible d’oublier les événements du lundi, je me comportai cependant comme s’ils n’avaient jamais existé.<br />
J’avais écarté de mon esprit la curieuse invitation à « dîner au bord de la piscine », estimant sans doute ne devoir y attacher qu’une importance toute relative, ce en quoi j’avais tort.<br />
Je ne m’en aperçus que samedi, lorsque Charline entama ses préparatifs pour la soirée. Recevoir des invités ou être les hôtes d’un soir de quelque autre couple n’était évidemment pas chose rare, mais c’était toujours pour Charline l’occasion de déployer un touchant surcroît d’activité. Elle voulait être digne de l’honneur qu’on lui faisait en la recevant ou en lui rendant visite, choisissant ses vêtements avec le plus grand soin ou mitonnant de succulents petits plats.</p>
<p>Mais ce samedi-à n’était assurément pas pour mon épouse un samedi comme un autre. Cette invitation semblait l’avoir mise dans un état d’excitation inhabituel. Je tentai à plusieurs reprises de calmer son agitation, mais tant que nous ne fûmes pas prêts à partir, Charline courut de gauche à droite en se livrant à de fiévreux préparatifs. Elle avait acheté du champagne et des chocolats, et choisi chez la fleuriste un splendide bouquet dont je m’abstins prudemment de demander le prix dans la crainte d’un subit accès de vertige.</p>
<p>Elle insista pour que j’emporte un maillot de bain.</p>
<ul>
<li>— Un maillot de bain ?</li>
<li>— Nous dînons au bord de la piscine, mon chou.</li>
</ul>
<p>Ce devait être une forme de logique purement féminine. Moi, lorsque qu’on m’annonçait « dîner au bord de la piscine », j’entendais d’abord « dîner », et ensuite « au bord ». Quant à la piscine, elle me paraissait être le dernier des accessoires.</p>
<ul>
<li>— Au bord, oui, observai-je. Pas dedans, assurément.</li>
<li>— Tu n’en sais rien.</li>
<li>— Excuse-moi, mais…</li>
<li>— Tant pis pour toi. Tu nageras tout nu !</li>
</ul>
<p>Et sur ce bon mot, elle éclata de son rire clair et retourna à ses préparatifs. Nager tout nu ! Alors qu’on allait là pour dîner. En outre, repas et natation ne faisant pas bon ménage, je doutais fort d’en arriver à avoir envie faire trempette.<br />
Le trajet fut accompli en silence. Il était dix-huit heures à peine, ce qui me semblait un peu tôt pour dîner, mais Charline avait insisté… Je lui laissai le soin de conduire, puisqu’elle connaissait le chemin. Elle gara la voiture dans l’allée d’un jardinet merveilleusement fleuri et soigneusement entretenu et, les bras chargés de paquets, nous nous dirigeâmes vers une villa dont le loyer devait flirter avec des sommets hors de portée de mes moyens financiers.<br />
Mieke, tout sourire dehors, nous attendait sur le perron. Elle était vêtue très simplement d’un paréo marron et crème, et d’un haut de bikini assorti, noué dans le dos. Je fus tenté de tourner les talons, de grimper dans la voiture et de retourner à la maison enfiler un short et un tee-shirt à fleurs, mais décidai finalement que mon ensemble chemise et pantalon de lin écru ferait aussi bien l’affaire. Mieke se pencha légèrement pour embrasser Charline qui lui tendait la joue, puis se tourna vers moi.</p>
<ul>
<li>— On se fait la bise, décida-t-elle en m’en collant aussitôt une sous la pommette.</li>
</ul>
<p>Bien que chaussée de simple tongs de cuir brun, elle était presque aussi grande que moi. Elle était à la fois belle et effrayante. Belle parce que belle, et effrayante parce que les femmes de haute taille me faisaient toujours un peu peur, et que celle-là ne dérogeait pas à la règle.<br />
Elle accueillit chaleureusement le champagne et les chocolats et s’extasia sur la beauté du bouquet de fleurs, après quoi elle nous invita à la suivre à l’intérieur de la villa, de sa démarche rapide qui donnait l’impression que ses pieds touchaient à peine le sol. Charline me prit la main et s’élança à la suite de Mieke, m’entraînant dans son sillage. Je pus apprécier au passage l’aménagement luxueux des quelques pièces que nous traversâmes, ainsi que l’extraordinaire variété de meubles et d’objets exotiques disposés avec goût. Si les maîtres de ces lieux n’avaient pas voyagé pour ramener tout cela, d’autres avaient dû le faire pour eux, pensai-je immédiatement.<br />
Mieke nous conduisit dans le jardin, derrière la villa. J’y découvris une vaste terrasse dallée de pierres naturelles, qui menait à une piscine entourée des mêmes pierres. Tout autour, des haies fleuries et, plus loin, des arbres parmi lesquels je reconnus quelques fruitiers, assuraient aux baigneurs potentiels discrétion et intimité. Un homme, grand et bien bâti, s’était levé à notre approche, abandonnant un fauteuil d’osier couvert de coussins bariolés. Il était pieds nus, vêtu d’un pantalon trois quarts en toile kaki et d’un large tee-shirt sans manches en tissu ajouré.<br />
Je sentis la main de Charline presser la mienne plus fortement, ce qui ne manqua pas de m’intriguer. Je me tournai un bref instant vers elle, et notai immédiatement son regard inquiet fixé sur moi en une sorte d’implorant appel au silence.<br />
Mieke me présenta brièvement Ben, son mari, que Charline embrassa sur la joue et à qui je serrai poliment une main qui se révéla grande et ferme, avec de longs doigts ornés de plusieurs anneaux argentés. Une sirène d’alarme retentit violemment quelque part dans ma boîte crânienne, tandis que nous échangions quelques banalités d’usage.<br />
Un bref silence embarrassé s’ensuivit, rapidement brisé par Mieke qui nous invita à nous installer dans les fauteuils de jardin, pendant qu’elle nous préparait des rafraîchissements. Ces quelques secondes me permirent néanmoins de surprendre quelques curieux échanges de regards entre mes trois compagnons, forme de conversation muette de laquelle je me sentis exclu, et qui me conforta dans la décision que je venais de prendre de me tenir attentivement sur mes gardes.<br />
Charline voulut m’entraîner vers la magnifique balancelle qui formait un des côtés du salon de jardin, face à la piscine, mais je la laissai s’y installer, préférant le confort plus stable d’un fauteuil d’osier et de ses accueillants coussins. Charline fronça les sourcils mais ne dit rien, tandis que Ben regagnait son fauteuil, tout proche du mien mais légèrement de biais.<br />
Mieke déposa sur la tablette de verre de la table basse un grand saladier de cristal rempli d’un liquide rouge sombre que j’identifiai comme étant de la sangria, et dans lequel nageaient quelques glaçons et de nombreux morceaux de fruits. Des gobelets de cristal, aux multiples facettes renvoyant les rayons du soleil couchant, attendaient déjà sur la table. Mieke s’agenouilla de l’autre côté de la table et s’assit sur ses talons, juste en face de moi, pour remplir les verres au moyen d’une petite louche assortie au plat. Charline quitta la balancelle pour distribuer les verres que son amie garnissait. Elle en tendit un à Ben et fit de même pour moi.</p>
<ul>
<li>— N’est-ce pas merveilleux de se faire servir par ces deux princesses ? dit Ben en me gratifiant d’un clin d’œil suivi d’un large sourire.</li>
<li>— Assurément, fis-je en lui rendant son sourire.</li>
</ul>
<p>Quand les deux femmes furent servies, elles s’installèrent l’une près de l’autre sur la balancelle qui oscilla doucement. Nous levâmes nos verres et bûmes à notre santé à tous. Les femmes semblaient ravies d’être là, je les entendais bavarder et rire, interrompues de temps à autre par une remarque de Ben, mais je n’écoutais déjà plus. Ma cervelle était de nouveau en ébullition. Dans quel traquenard étais-je venu me fourrer ? Quelques gestes, quelques regards avaient suffi à éclairer une lanterne qui refusait de s’allumer depuis lundi, et je ressentais tout à coup un profond malaise. « On s’est foutu de ma balle », pensai-je.<br />
L’attitude de Charline m’avait immédiatement intrigué, et j’acquis en quelques secondes la certitude d’être assis à deux pas de son amant, bien que n’ayant vu ni son visage, ni le haut de son corps. Les pieds et les jambes que Ben, vautré dans son fauteuil, étendait vers la table ressemblaient à des pieds et des jambes de mec comme il devait y en avoir des millions, et je n’aurais pu jurer que c’était ceux-là que j’avais aperçus lundi dernier. Je ne pouvais non plus prier mon hôte de se déculotter pour confrontation du témoin avec les attributs virils du suspect, mais j’avais pu voir ses mains, et les bagues qu’il portait aux doigts ne me semblaient pas étrangères.<br />
Mais, plus que toutes ces choses, c’est leur attitude à tous les trois, et plus particulièrement celle de Charline, qui avait ancré dans mon esprit cette certitude soudaine. Charline savait que je savais ! J’ignorais la source de ses informations, mais elle avait appris que je l’observais dans ses ébats sexuels, lundi après-midi. Peut-être m’avait-elle aperçu, après tout ! Dans cette éventualité, je devais saluer son sang froid ! Je sentis un frisson me parcourir l’échine. La diablesse m’avait bien donné le change, avec ses mots d’amour et son corps en feu. Voulait-elle se faire pardonner ?<br />
J’avais été joué, ce qui me mettait en rogne davantage que tout le reste. Je n’avais rien dit, Charline pas davantage, se contentant de verser quelques larmes. Et voilà qu’elle m’emmenait chez son amant, précisément. Et Mieke qui ne se doutait de rien !<br />
Je les observai à la dérobée. Installées l’une près de l’autre sur la balancelle, elles pépiaient, riaient en dégustant leur sangria. Épaule contre épaule, elles étaient assises bas, une jambe se balançant dans le vide et l’autre à demi pliée sur les coussins, dans une curieuse symétrie.<br />
Ben dit quelque chose que je ne compris pas, aussi tournai-je vers lui un regard interrogateur.</p>
<ul>
<li>— Elles sont magnifiques, n’est-ce pas ? répéta-t-il.</li>
</ul>
<p>Je répondis que oui, sans savoir s’il parlait des deux femmes ou des dalles de la terrasse.</p>
<ul>
<li>— Ben est un incorrigible flatteur, affirma Mieke.</li>
</ul>
<p>Il parlait donc bien des femmes. L’inverse m’eût d’ailleurs étonné. Mieke se leva et se tourna vers Charline, lui tendant la main pour prendre son verre.</p>
<ul>
<li>— À l’eau ? interrogea-t-elle.</li>
<li>— À l’eau ! répondit Charline en lui donnant le gobelet de cristal.</li>
</ul>
<p>Rapidement, elle se débarrassa de sa légère robe d’été et exhiba un superbe maillot de bain deux pièces d’un blanc brillant, qui contrastait avec sa peau dorée. Mieke avait posé les verres vides sur la table.</p>
<ul>
<li>— Wouaw ! fit-elle, admirative.</li>
<li>— On y va ? dit Charline en lui tendant la main.</li>
</ul>
<p>Elles s’éloignèrent en riant vers la piscine, m’abandonnant là avec Ben. Je m’aperçus que je restais immobile mâchoire pendante depuis quelques secondes, au risque de gober une mouche de passage. J’entendis la voix de Ben :</p>
<ul>
<li>— Nerveux ?</li>
</ul>
<p>Je lui jetai un regard sombre, mais me détendis en voyant son sourire. Je lampai une gorgée de sangria.</p>
<ul>
<li>— Délicieux, appréciai-je.</li>
<li>— Mieke la prépare très bien, dit-il en vidant son verre.</li>
</ul>
<p>Il m’invita à faire de même puis, s’emparant de nos deux gobelets, s’en alla les remplir en les plongeant directement dans le saladier.</p>
<ul>
<li>— C’est plus rapide comme ça, dit-il en épongeant le fond de mon verre sur une serviette de table avant de me le tendre.</li>
<li>— Mais moins raffiné, observai-je gentiment.</li>
</ul>
<p>Nous bûmes un peu. Derrière nous, les deux femmes riaient de bon cœur, et je percevais des bruits d’eau remuée. Malgré la chaleur, je n’éprouvais aucune envie d’aller les rejoindre, et Ben ne fit aucun geste en ce sens lui non plus. J’observai le haut de son bras, orné d’un magnifique tatouage.</p>
<ul>
<li>— Beau travail, dis-je.</li>
</ul>
<p>Mon admiration n’était point feinte. L’ouvrage était de grande qualité.</p>
<ul>
<li>— Vous aimez les tatouages ?</li>
<li>— Je n’en porte pas, répondis-je. L’idée ne m’en est jamais venue. Mais je peux apprécier la qualité d’un travail, et la personne qui a réalisé le vôtre est un artiste de talent.</li>
</ul>
<p>Le dessin était monochrome, réalisé dans une gradation allant du noir profond au gris moyen. Il représentait une jonque émergeant de la brume. Le dessin était d’une extrême finesse, composé de minuscules détails que mon hôte me laissa admirer à loisir.</p>
<ul>
<li>— Il a été réalisé par un vieil artisan, à Shanghai. J’ai vécu là-bas une bonne partie de ma jeunesse. Mes parents étaient Britanniques, mais ma mère était Chinoise par son père. J’en ai gardé un goût prononcé pour l’Orient.</li>
</ul>
<p>Je pensai aux meubles, aux ornements que j’avais brièvement remarqués en traversant la maison.</p>
<ul>
<li>— Vous avez pas mal voyagé, non ?</li>
<li>— Plutôt, oui. Nous avons pas mal bourlingué, Mieke et moi, puis nous nous sommes installés ici l’an dernier, et depuis nous ne bougeons plus</li>
</ul>
<p>Je détaillai discrètement mon interlocuteur. Il était plutôt grand et bien bâti, sans un gramme de graisse superflue. Ses traits, fins et réguliers, ses cheveux noirs et ses yeux sombres témoignaient de cette lointaine ascendance chinoise. Il émanait de lui une impression d’aisance et de distinction, que ne démentaient ni sa voix douce mais bien timbrée, ni ses gestes parfaitement mesurés. Il s’exprimait en outre dans un français parfait, sans le moindre accent étranger.</p>
<ul>
<li>— J’ai rencontré Mieke à Shanghai. Elle est d’origine néerlandaise. À l’époque, elle adorait les voyages et les bateaux, comme tout Hollandais qui se respecte. Nous nous sommes plus immédiatement. C’est une femme de caractère, qui sait ce qu’elle veut. Votre épouse lui plaît beaucoup.</li>
</ul>
<p>« Elle vous plaît beaucoup à vous aussi. », pensai-je aussitôt. Mais je gardai l’observation pour moi.</p>
<ul>
<li>— Vous travaillez dans une compagnie d’assurances, je pense ? questionna Ben.</li>
<li>— Vous êtes bien renseigné. C’est moins rigolo que les voyages, croyez moi. Mais ça me permet de faire bouillir la marmite, et Charline s’en tire très bien avec son cabinet d’esthéticienne.</li>
<li>— Mieke affirme qu’elle est très douée.</li>
<li>— Si elle l’affirme…</li>
</ul>
<p>Je laissai la phrase en suspens. La conversation était agréable, la sangria excellente, mais je ressentais toujours un sentiment de malaise.</p>
<ul>
<li>— Et vous, fis-je, que faites-vous quand vous ne voyagez pas ?</li>
</ul>
<p>Mon hôte étendit les jambes, but une nouvelle gorgée de sangria et se tourna vers moi.</p>
<ul>
<li>— Je vis au ralenti, me dit-il. J’ai d’assez bonnes rentes, mais j’ai acquis la passion du tatouage. J’en réalise de temps en temps. J’ai un cabinet assez bien équipé, ici derrière.</li>
<li>— Vous avez beaucoup de clients ?</li>
<li>— Très peu. Je fonctionne au bouche à oreille, principalement. Je ne tiens pas à être assailli par un tas de comiques qui veulent tous se faire graver les mêmes horreurs sur la peau. Je dis « horreurs » non pas parce que c’est nécessairement laid, mais parce que c’est banal. Partout dans le monde, on vous tatoue les mêmes dessins, sans la moindre recherche d’originalité.</li>
<li>— Vous avez une approche plus… artistique de la chose ?</li>
<li>— Je peux le dire, sans prétention aucune de ma part. Chacun de mes dessins est unique. J’y mets le plus grand soin, j’y investis une part de moi-même. Il m’arrive souvent de refuser de tatouer quelqu’un.</li>
<li>— Vous refusez des clients ? m’étonnai-je.</li>
</ul>
<p>Il me regarda fixement :</p>
<ul>
<li>— Je n’ai pas vraiment de clientèle, je vous l’ai dit. Je ne suis pas un commerçant. J’accepte ou je refuse de faire ce que certains me demandent de faire. Quand je travaille, je crée quelque chose, et c’est uniquement parce que j’en ai l’envie, comprenez-le.</li>
</ul>
<p>Il indiqua le tatouage, sur son bras.</p>
<ul>
<li>— Ceci est une œuvre unique également. L’artisan de Shanghaï qui l’a réalisée m’a fait l’immense honneur de m’enseigner sa manière de travailler.</li>
</ul>
<p>J’étais intrigué.</p>
<ul>
<li>— Vous voulez dire que… vous réussissez ce genre de tatouages ?</li>
<li>— Pas comme ça, non. J’ai mon propre style, à la fois proche et différent. Je vous montrerai certaines choses, si cela vous intéresse.</li>
</ul>
<p>Je hochai la tête. Ben pivota dans son fauteuil. Les femmes revenaient de la piscine.</p>
<ul>
<li>— Elle est bonne ? s’enquit Ben.</li>
<li>— Extra, dit Charline, tout près de moi. De quoi parliez-vous ?</li>
<li>— De tatouages, entre autres choses, dis-je. Ça t’intéresse ?</li>
</ul>
<p>Je vis le visage de ma femme s’éclairer. Je la devinai prête à battre des mains comme un enfant à qui l’on annonce une partie de son jeu préféré.</p>
<ul>
<li>— Follement, affirma-t-elle, ravie.</li>
</ul>
<p>Que mon épouse se découvre un intérêt soudain pour l’art du tatouage aurait pu m’étonner, si je n’avais été au courant de sa relation avec Ben. Elle désigna la jonque, sur le bras de notre hôte.</p>
<ul>
<li>— C’est formidable, tu ne trouves pas ?</li>
<li>— Bien sûr que si, affirmai-je.</li>
<li>— Et tu n’as encore rien vu ! dit-elle sans chercher à dissimuler son enthousiasme.</li>
</ul>
<p>Elle était debout tout près de moi, et chacun de ses mouvements faisait voler quelques gouttes d’eau autour d’elle. Sa peau mouillée se parsemait de petits points et, sous la blancheur du maillot dégoulinant, je pouvais deviner la tache brune des aréoles, le bout durci des mamelons et, plus bas, le sombre triangle des poils pubiens</p>
<ul>
<li>— Regarde, poursuivit Charline en attirant Mieke à ses côtés.</li>
</ul>
<p>Notre hôtesse n’avait pas hésité à s’immerger tout entière, car elle était trempée de la tête aux pieds. Elle s’était débarrassée de son paréo, sous lequel elle portait le maillot deux pièces assorti, de teinte marron et crème.<br />
J’aurais pu rester bouche ouverte à la regarder en essayant de maîtriser les premiers symptômes d’une embarrassante érection, si quelque chose de particulier n’avait rapidement attiré mon attention.<br />
Au-dessus de l’élastique du minuscule slip de son maillot deux pièces, sur le côté gauche de son ventre, s’étalait un tatouage d’une incroyable beauté, représentant un oiseau aux longues plumes multicolores. De sept à huit centimètres de haut seulement, le dessin était d’une finesse inouïe, mais riche d’innombrables détails. Chaque trait, chaque point avait été réalisé avec un soin défiant l’imagination. L’oiseau ne semblait pas avoir été ajouté. Il semblait être né directement de l’abdomen de Mieke, comme si par quelque tour d’une fabuleuse magie, le dessin était apparu soudainement, venu de l’intérieur. Les tonalités pastel utilisées, pourtant multicolores, formaient une unité d’un goût exquis, en harmonie parfaite avec le physique et, je le devinais, la personnalité de notre hôtesse.<br />
Je détachai les yeux de ce spectacle, soudain conscient d’être l’objet de l’attention de mes trois compagnons.</p>
<ul>
<li>— Excusez-moi, fis-je à l’intention de Mieke. Je n’avais pas l’intention de vous reluquer avec autant d’insistance.</li>
<li>— Ne vous en faites pas, dit-elle.</li>
</ul>
<p>Elle tourna les talons avec élégance et s’en fut chercher deux serviettes en tissu éponge au sommet d’une petite pile préparée à cet effet et disposée sur une chaise, un peu à l’écart.</p>
<ul>
<li>— C’est… c’est prodigieux ! m’exclamai-je en regardant Ben.</li>
</ul>
<p>J’étais absolument certain que ce chef d’œuvre était né de sa main et de son imagination, et je ne cachai ni mon respect, ni mon admiration face à un tel talent.</p>
<ul>
<li>— Je suis heureux que cela vous plaise, fit-il simplement.</li>
</ul>
<p>Charline restait debout près de moi, visiblement aux anges. Elle ne daigna bouger que lorsque Mieke lui tendit une serviette. Tandis que les deux femmes se séchaient, Ben remplissait les verres, à même le saladier comme il l’avait fait précédemment.</p>
<ul>
<li>— Ben ! C’est dégoûtant ! gronda Mieke en essayant de garder son sérieux.</li>
<li>— Oh ! Cette louche, tu sais… fit-il pour s’excuser.</li>
</ul>
<p>Notre hôtesse nous prit à témoin :</p>
<ul>
<li>— Même pas capable de se servir d’une louche !</li>
<li>— C’est un instrument trop grossier pour des mains d’artiste, affirma Charline très sérieusement.</li>
</ul>
<p>Tout le monde rit, et nous trinquâmes à nouveau tous les quatre, à la santé des artistes cette fois. L’alcool commençait à produire ses premiers effets, déliant les langues et chassant les inhibitions, créant un climat de bien-être. Nous écrasions toujours les coussins de nos fauteuils, tandis que nos compagnes avaient repris leur place sur la balancelle. Elles étaient très proches l’une de l’autre, tandis que nous bavardions aimablement, sirotant notre sangria et grignotant quelques biscuits salés en attendant l’heure du repas. Mieke entourait Charline de son bras, et Charline, sans la moindre retenue, nichait sa tête au creux de l’épaule de son amie. « Elles ont vachement bien sympathisé » pensai-je en les regardant.<br />
Je m’aperçus que mon épouse baissait très souvent les yeux vers le ventre de Mieke, comme pour s’assurer que l’oiseau ne s’était pas envolé, et j’eus la très nette impression qu’elle mourait d’envie d’arborer elle aussi un semblable chef d’œuvre. Elle avait vidé son verre, qu’elle tenait d’une main, l’autre reposant négligemment sur la cuisse fuselée de la femme de Ben. Le tableau était touchant et, à en croire l’échauffement qui commençait à me taquiner l’entrejambe, plutôt excitant à regarder. Je me tournai vers Ben, qui souriait en les regardant, et me demandai s’il éprouvait les mêmes sensations. Il dut s’apercevoir que je l’examinais, car il m’adressa un très bref clin d’œil et désigna nos compagnes d’un léger mouvement du menton.<br />
Mes regards se portèrent à nouveau vers la balancelle. Doucement, Charline promenait les doigts sur le tatouage de Mieke, comme pour en souligner les contours ou en éprouver le toucher. Mieke, les yeux fermés, la joue appuyée contre la tête de son amie, laissait faire sans rien dire, les lèvres étirées par un léger sourire.<br />
Plus personne ne disait rien. Le soleil déclinant posait sur le tableau une lumière oblique d’un jaune chaleureux, qui assombrissait les creux et mettait les reliefs en valeur.<br />
Ben se leva silencieusement, posa son verre sur la table, récupéra celui que Charline avait fini par abandonner sur le coussin de la balancelle, ainsi que celui que Mieke tenait à peine du bout des doigts, et les déposa également. Après quoi, il me fit signe de le suivre. Je me levai et, abandonnant à regret la contemplation du touchant tableau, lui emboîtai le pas non sans avoir jeté un dernier regard en arrière pour m’assurer que les deux femmes n’avaient pas bougé.<br />
Ben me conduisit à l’autre bout de la terrasse, ouvrit une porte à l’arrière du bâtiment et m’introduisit dans une pièce que j’identifiai immédiatement comme étant son cabinet de tatoueur. Carrelage, murs, plafond et mobilier étaient d’un blanc immaculé. Une petite fenêtre, à demi occultée par un store à lamelles, laissait entrer des rais de lumière du couchant. Un large fauteuil relax, réglable en tous sens et recouvert de cuir blanc, occupait le centre de la pièce. Aucun matériel de tatoueur n’était apparent, mais je devinai qu’il était dissimulé dans les tiroirs et derrière les portes des armoires soigneusement closes. La table de travail était parfaitement propre, et le tout dégageait une atmosphère de propreté chirurgicale. Ben me pria de m’asseoir sur un siège aux pieds chromés et tendu de cuir blanc, ce que je fis avec lenteur et délicatesse, en veillant à ne rien salir au passage. Mon hôte manœuvra un interrupteur, et la lumière d’ampoules électriques judicieusement disposées éclaira soudainement la pièce, ajoutant à l’atmosphère clinique qui y régnait. Il en régla l’intensité, puis ouvrit une armoire et en tira un mince classeur, qu’il me tendit. Je souris en recevant l’objet, car la couverture en était d’un gris tout à fait ordinaire.</p>
<ul>
<li>— J’ai là quelques-uns de mes dessins, annonça-t-il.</li>
</ul>
<p>J’ouvris la farde. Soigneusement rangées sous des enveloppes de plastique transparent, des feuilles de papier à dessin portaient divers croquis et esquisses, représentant pour la plupart des animaux ou des fleurs. Du simple crayonné au dessin final à l’encre de chine, chacune des œuvres était représentée aux divers stades de son évolution. Les traits étaient d’une grande finesse, et les dessins incroyablement petits en regard du foisonnement de détails qui les composaient.</p>
<ul>
<li>— C’est superbe, dis-je sans cacher mon admiration.</li>
<li>— Ce n’est rien, se défendit Ben. Juste de simples esquisses. Le papier n’est pas un support convenant à mon instinct créatif.</li>
</ul>
<p>Je pensai au tatouage, sur le ventre de son épouse.</p>
<ul>
<li>— Vous préférez la peau, fis-je.</li>
<li>— Absolument. La peau permet de donner davantage de relief, ou plutôt, de profondeur, à mon dessin. Vous ne trouverez pas cette profondeur dans les plus beaux et les plus fins de ces croquis sur simple papier.</li>
</ul>
<p>Je hochai la tête, trop impressionné pour parler.<br />
Il tira une seconde farde de l’armoire et me la tendit. Elle possédait une couverture blanc crème, et ne contenait que quelques feuillets. Je sentis mon estomac se nouer en examinant les dessins. Il s’agissait d’un ensemble de croquis représentant un oiseau de sept à huit centimètres de haut. Les premières esquisses étaient de simples crayonnés, puis l’œuvre évoluait, s’affinait et se colorait, pour devenir le magnifique oiseau reproduit sur l’abdomen de notre hôtesse. Le dernier dessin à l’encre colorée était superbe.</p>
<ul>
<li>— Vous comprenez ce que je veux dire ? questionna Ben. L’œuvre tatouée est mille fois plus belle que ces simples avant-projets sur papier.</li>
</ul>
<p>Me remémorant la merveille dont il parlait, je ne pus qu’acquiescer. Je me raclai la gorge.</p>
<ul>
<li>— Vous avez réalisé un tatouage à partir de tous ces projets ? questionnai-je.</li>
<li>— Certainement pas. Je laisse courir mon imagination, souvent en pure perte, puisque ça se termine en un simple dessin à l’encre, dans la plupart des cas.</li>
</ul>
<p>J’étais abasourdi.</p>
<ul>
<li>— Vous voulez dire que… jamais personne ne demande à se faire tatouer l’un ou l’autre de ces dessins ?</li>
<li>— Comprenez-moi bien, dit Ben en s’asseyant sur un tabouret à roulettes, au siège recouvert de cuir blanc et réglable en tous sens. Je n’introduis pas des gens ici pour leur demander de choisir un dessin parmi ceux-là pour que je le leur reproduise sur la peau.</li>
<li>— Ah bon ? fis-je, incrédule.</li>
<li>— Je pense vous avoir dit que chacun de mes tatouages est une œuvre unique. Je crée cette œuvre en fonction de la personne qui la portera.</li>
</ul>
<p>Je commençais à comprendre.</p>
<ul>
<li>— Si je vous demandais de me tatouer un de ces dessins, vous refuseriez ?</li>
<li>— Voilà.</li>
<li>— Vous en créeriez un autre à mon intention ?</li>
<li>— Sûrement pas.</li>
</ul>
<p>Il se pencha vers moi, souriant de ma mine étonnée.</p>
<ul>
<li>— Je ne tatoue que les femmes.</li>
</ul>
<p>« Évidemment ! » pensai-je. Comment aurait-il pu en être autrement ? Une question me brûla aussitôt les lèvres :</p>
<ul>
<li>— Ma femme vous a demandé de la tatouer ?</li>
</ul>
<p>Ben me regarda fixement.</p>
<ul>
<li>— Oui, dit-il. Comment avez-vous deviné ?</li>
</ul>
<p>Il se leva prestement, me laissant digérer l’information pendant qu’il rangeait les classeurs dans l’armoire. Il éteignit ensuite les lumières et ouvrit la porte menant au couloir.</p>
<ul>
<li>— Venez, dit-il. Il est temps de les rejoindre.</li>
</ul>
<p>Nous regagnâmes l’extérieur et reprîmes la direction du salon de jardin. Les deux femmes étaient toujours sur la balancelle, et nous nous arrêtâmes à quelques pas pour les regarder, tant elles formaient un tableau édénique, dans la lumière dorée du soleil couchant. Elles étaient toutes deux complètement nues. Mieke était allongée sur le dos, la tête relevée par un coussin, et Charline, à genoux entre ses jambes, lui faisait subir un traitement que je savais être particulièrement voluptueux.<br />
Ses mains papillonnaient élégamment sur le corps de son amie en un émouvant ballet, caressant par-ci, massant par-là, soulignant les courbes ou les modifiant brièvement le temps d’une pression des doigts ou de la paume de la main. J’étais fasciné par le comportement de mon épouse. J’avais déjà eu à maintes reprises l’heureux privilège de goûter à l’expertise de Charline en la matière, et j’imaginais sans peine le déluge de sensations de plaisir et de bien-être qui devait s’emparer du corps de la belle femme blonde étendue sur les coussins de la balancelle.<br />
Les amortis de la braguette qui affirment que le corps masculin, contrairement au corps féminin, ne possède qu’un nombre limité de zones érogènes concentrées principalement sur et autour des parties génitales, n’ont probablement jamais eu affaire à une femme de la trempe de Charline ! Non que je veuille prétendre que ces personnes, de formation scientifique pour la plupart, appuient leurs conclusions sur des études fantaisistes, mais j’avais pu constater que, livré à la magie virevoltante des mains de mon épouse, mon corps, de l’extrémité des orteils à la racine des cheveux, réagissait comme s’il n’était plus qu’une immense zone érogène. Que devait-il en être alors de Mieke, si les femmes sont réellement supérieurement réceptives que les hommes à ce genre de traitement ?<br />
Nous nous approchâmes silencieusement de la balancelle, et Charline leva les yeux sur moi. L’intensité de son regard et, je l’avoue, l’embarrassant gonflement qui commençait à s’affirmer dans mon pantalon, m’ôtèrent immédiatement l’envie qui m’avait pris de lui décocher une œillade sévère destinée à lui faire comprendre l’incongruité de son comportement.<br />
Je m’immobilisai à deux pas du couple. Mieke, les yeux fermés, était probablement en train de voguer ou de planer à cent lieues de là. Son corps était parcouru de frissons, tandis que les mains de Charline s’y promenaient avec légèreté, y dessinant ce qui ressemblait à des passes magiques. Charline évitait de toucher directement les points les plus sensibles, tournant alentour, s’en éloignant pour s’en approcher par un autre côté. La poitrine et le ventre de Mieke s’abaissaient et se soulevaient rapidement, au rythme de sa respiration.<br />
Elle secoua doucement la tête de gauche à droite, posa une main sur un sein pour le caresser. Les mamelons étaient fièrement dressés, frémissants. Je la vis replier une jambe, sur laquelle mon épouse posa les mains, et qu’elle caressa doucement, du bout des doigts, en descendant du genou vers l’aine. Mieke cambra les reins, sa main libre se porta vers son ventre, vers le pubis entièrement rasé sur lequel l’oiseau multicolore semblait jeter un regard bienveillant. Du coin de l’œil, je vis Ben se déplacer, s’approcher de son épouse et s’accroupir près d’elle. Comme il se penchait sur son visage, elle ouvrit les yeux, eut un léger sursaut puis, semblant reprendre contact avec le réel, lui fit un sourire langoureux. Sa main quitta le sein qu’elle caressait, décrivit une gracieuse courbe dans les airs et atterrit sur la nuque de Ben, attirant sa tête vers le mamelon tendu. Les lèvres de notre hôte s’en emparèrent doucement, tandis qu’il s’agenouillait près de la balancelle. Il lécha et suça doucement la pointe du sein, tandis qu’il y portait la main pour le pétrir doucement. Son autre main se porta naturellement sur l’autre sein pour le caresser. Charline poursuivait ses caresses, cette fois sur les deux cuisses de son amie. J’entendis Mieke gémir doucement, et vis sa main descendre vers son entrejambe, caresser un instant la zone pubienne, puis atteindre les grandes lèvres. Elle y introduisit un doigt, puis deux, et je pus apercevoir les bouts de chair rose et luisante, abondamment lubrifiés suite au traitement de faveur que notre hôtesse subissait.<br />
« Merde », pensai-je, « ils ne vont quand même pas s’y mettre à trois ! Et moi, je fais quoi ? Je regarde et je me branle ? » Je m’approchai de Charline, me demandant si je devais prendre part au jeu en cours de partie, comme Ben venait de le faire, mais elle dut percevoir mon hésitation, car elle se redressa souplement et quitta la balancelle, qui oscilla brièvement avant que Ben ne l’arrête en s’y appuyant.<br />
Charline passa les bras autour de ma taille, se serrant contre moi, et me tendit ses lèvres. Son visage était radieux, ses yeux brillants et son baiser chaud et humide, d’une incroyable douceur. Je distinguai son odeur corporelle, nette, épicée, mélangée à d’autres senteurs : sangria, eau de toilette, piscine et végétation environnante.</p>
<ul>
<li>— Tu n’as pas honte ? lui soufflai-je.</li>
<li>— Non.</li>
<li>— Tu as vu dans quel état tu as mis cette pauvre fille ?</li>
<li>— Elle n’est pas pauvre, dit Charline. Et je l’ai juste un peu échauffée.</li>
</ul>
<p>Je jetai un regard vers la balancelle. Ben avait pris le relais, suçant, léchant, pétrissant. Nous entendîmes Mieke pousser de petits cris.</p>
<ul>
<li>— Juste échauffée, c’est ça ? ironisai-je.</li>
</ul>
<p>Charline se dressait sur la pointe des pieds, sa bouche tout près de la mienne.</p>
<ul>
<li>— Étends-toi quelque part, dit-elle. Je vais te faire la même chose.</li>
<li>— Je t’interdis de me peloter.</li>
</ul>
<p>Elle avait déjà glissé une main dans mon pantalon, qu’elle déboutonna d’une</p>
<p>main experte.</p>
<ul>
<li>— Arrête, on nous regarde, protestai-je.</li>
</ul>
<p>Mais je la laissai faire.</p>
<ul>
<li>— Ils sont trop occupés, dit-elle. D’ailleurs, je m’en fous qu’on nous regarde. Et même, ça m’excite.</li>
</ul>
<p>Elle ne mentait pas. D’ordinaire, Charline affichait déjà un sacré tempérament, mais ce soir-là, elle avait probablement décidé de se surpasser. Elle me poussa vers l’arrière dans un fauteuil pour m’enlever chaussures et chaussettes, ainsi que le pantalon qui était tombé sur mes chevilles. Je vis, en face de moi, que Ben était monté sur la balancelle et avait pris la place de Charline entre les jambes de son épouse. Il lui avait même glissé un coussin sous les fesses, pour pouvoir lui lécher le sexe plus confortablement. Mieke secouait la tête de gauche à droite, et je l’entendis à nouveau gémir et murmurer quelques mots que je ne compris pas, puis je me désintéressai de l’affaire, car Charline venait de s’emparer de la mienne, au travers de mon slip distendu.</p>
<ul>
<li>— Toi aussi, ça t’excite, dit-elle.</li>
</ul>
<p>À genoux devant moi, elle commença à me caresser au travers du vêtement. Je sentis la peau qui glissait sur le gland, et me rendis compte que j’étais également pas mal échauffé. Je fis relever Charline, me redressai également, et nous fûmes debout l’un en face de l’autre. Elle n’avait pas lâché mon sexe, au travers du caleçon, et continuait à le caresser. Je glissai une main dans son entrejambe, et l’abondance de mouille que je rencontrai me confirma les torrides dispositions de mon épouse. Le contact de mes doigt sur son intimité la fit frémir, elle se serra davantage contre moi et glissa sa main libre derrière ma nuque. Nos bouches se trouvèrent naturellement, nos langues se mêlèrent, tandis que nos mains continuaient à s’affairer. Charline eut un nouveau frisson lorsque mes doigts trouvèrent son clitoris. Je sentis sa main qui se serrait davantage autour de mon membre, marquant un temps d’arrêt.</p>
<ul>
<li>— Oh là là… souffla-t-elle, ses lèvres contre les miennes.</li>
<li>— Y’avait pas quelque chose dans la sangria ?</li>
<li>— Faudra demander la recette.</li>
</ul>
<p>Nous entendîmes à nouveau Mieke gémir. Ben utilisait la langue et les doigts pour titiller le bourgeon offert à la caresse. Mieke lui posa les mains sur la tête, serra les cuisses autour de ses oreilles. Nous l’entendîmes pousser de petits cris de plaisir.</p>
<ul>
<li>— On leur a laissé la meilleure place, dis-je à Charline.</li>
</ul>
<p>Elle pivota pour regarder, puis se détacha de moi et me tendit la main :</p>
<ul>
<li>— Viens !</li>
<li>— Où ?</li>
<li>— Par là ! dit-elle en désignant la maison.</li>
</ul>
<p>Elle m’entraîna dans la villa. Derrière la baie vitrée grande ouverte trônait un salon de coin, vaste et accueillant. Nous nous y jetâmes sans la moindre gêne. Je déboutonnai ma chemise et la laissai choir sur le tapis de sol, pendant que Charline me débarrassait de mon caleçon. Complètement nus, nous nous allongeâmes et nous serrâmes l’un contre l’autre.<br />
C’était la seconde fois en quelques jours que nous nous retrouvions dans un tel état d’excitation et d’impatience, alors que nous avions pour habitude de prendre notre temps, de rechercher la détente et la volupté.<br />
Nous rajeunissions soudainement, placés dans une situation inhabituelle, émoustillés par le stress de l’inconnu et, je commençais à m’en rendre compte, par la réalisation soudaine de certains de nos fantasmes les plus secrets.<br />
Charline allongée contre moi, je glissai une jambe sous ses cuisses, tout en lui caressant la poitrine et le ventre. Elle souleva le bassin et je me retrouvai à demi couché sous elle. Ses fesses vinrent au contact de mes parties intimes, mon membre dressé toucha une zone humide et chaude. Je redressai le buste, ma bouche s’aventura sur sa poitrine. Charline passa le bras derrière ma nuque tandis que, du bout de la langue, je suivais la courbe de son sein, remontais vers l’aréole, tournais autour du mamelon. Ma main s’aventura sur l’autre sein, s’en saisit, le caressant et le pétrissant successivement.<br />
Charline émit un petit rire, sa main libre fila vers son entrejambe, atteignit mon sexe dressé, qu’elle plaqua contre le sien. Elle le caressa de ses doigts humides, en décrivant de petits cercles sur le frein du prépuce, tandis qu’elle frottait doucement sa vulve sur mon gland. C’était jouissif, et je le lui fis savoir en enserrant entre mes lèvres le mamelon dressé, en aspirant doucement, puis plus fort. Elle comprit instantanément et diminua la caresse de ses doigts, poussant davantage le bout de mon sexe contre le sien. Je cessai la succion, repris mes caresses de la langue et des lèvres. Ma main partit en exploration sur la douceur de son abdomen, atteignit le galbe de la cuisse, descendit vers son pubis. Je la posai sur la sienne, où elle resta un instant, accompagnant ses mouvements. Puis, d’une poussée des doigts, Charline dirigea mon pénis jusqu’en elle, où il s’enfonça profondément. Je déplaçai le bras passé sous le haut de son dos, ma main atteignit l’aisselle, puis le sein. Mon autre main s’aventura sur sa toison pubienne, caressa le haut de la vulve, chercha le bourgeon gorgé de sang. Je sentis les doigts de ma partenaire se poser sur les miens, accompagner mes caresses sur son clitoris, tandis que mon membre allait et venait dans la gaine douce et chaude de son vagin ruisselant. Je sentais la mouille baver sur ma cuisse et mes testicules, tandis que ma bouche et mes doigts s’affairaient sur son corps pour lui procurer de multiples sensations.<br />
Elle pressa sa tête contre la mienne, je poursuivis mes caresses et mes mouvements, très doucement, mais ma bouche abandonna son mamelon. Je tournai mon visage vers le sien, mon regard rencontra un instant le vert sombre de ses yeux, puis nos souffles se mêlèrent et nos bouches se joignirent tandis que Charline gémissait de plaisir. Elle me mordilla la langue. Sa main serra la mienne par-dessus nos sexes unis, tandis qu’elle se laissait gagner par les spasmes de la jouissance. J’éprouvai une folle envie de la rejoindre dans l’orgasme, de donner les derniers coups de reins qui me feraient déverser ma semence au plus profond de son intimité, mais je remis à plus tard la recherche du point culminant de mon plaisir. Je ne voulais pas que cela s’arrête si rapidement.<br />
Nos bouches se séparèrent. Levant les yeux, j’eus un brusque sursaut. Debout à l’entrée du salon, nos hôtes nous observaient. Je fis un mouvement pour me redresser, mais Charline me retint.</p>
<ul>
<li>— Continuez, dit Mieke en souriant, c’est tellement beau.</li>
</ul>
<p>Ben était derrière elle, la tenant dans ses bras et nous regardant par-dessus son épaule. Elle se laissait aller contre lui et, joue contre joue, ils semblaient tous deux ravis d’être là.</p>
<ul>
<li>— Désolé… commençai-je, mal à l’aise.</li>
<li>— Mais oui, ajouta Ben en embrassant son épouse sur l’oreille. Ne vous occupez pas de nous.</li>
</ul>
<p>« Facile à dire ! » pensai-je en les regardant s’asseoir gentiment à l’autre bout du salon.<br />
Charline poussa doucement sur ma poitrine pour que je m’allonge à nouveau.</p>
<ul>
<li>— T’en fais pas, murmura-t-elle en se penchant sur moi, un sourire gourmand sur les lèvres.</li>
</ul>
<p>« Je ne m’en fais pas, tout va bien », pensai-je. J’étais sûr que la coquine savait qu’ils nous regardaient. Elle les avait sans doute vus entrer pendant que je la tétais goulûment.<br />
« C’est sans doute pour ça qu’elle était aussi excitée », me dis-je ironiquement, car je me rendais compte que de mon côté, c’était plutôt la débandade. Mater était une chose, mais s’exhiber et rester cool se révélait être une tout autre affaire !<br />
Charline se plaça à califourchon au-dessus de moi et me caressa le ventre, puis elle se pencha pour m’embrasser, ce qui m’obligea à cesser de regarder nos hôtes. Le bout de ses seins vint chatouiller ma poitrine, celui de sa langue suivit les courbes de mes lèvres, pendant qu’elle posait doucement sa toison pubienne sur mon membre défaillant. Elle frotta son buste contre le mien, descendit doucement en l’embrassant. Ses mains se posèrent sur mes hanches, ses lèvres sur mon ventre, un bout de langue taquina mon nombril. Je fermai les yeux, je ne voulais rien voir, et surtout ne pas tourner la tête vers nos hôtes qui, je le sentais, nous regardaient tranquillement. J’imaginai qu’ils s’occupaient d’eux-mêmes plutôt que de nous, qu’ils faisaient l’amour, là, tout près, indifférents à notre présence.<br />
Les mains de Charline quittèrent mes hanches, se rejoignirent sous mes testicules pour les envelopper. Je sentis leur chaleur, puis celle, humide, de sa bouche qui se posait à la base de mon sexe et remontait doucement. Lorsque ses lèvres atteignirent le gland et l’humidifièrent, j’étais déjà dans de bien meilleures dispositions. J’ouvris les yeux au moment où Charline se saisissait de mon membre raidi et en entourait l’extrémité de sa bouche. Sa main monta et descendit, lentement, tandis qu’elle couvrait le gland de salive et poursuivait, de l’autre main, les caresses sur mes bourses. Je posai les doigts sur sa tête et l’attirai vers moi pour un court baiser baveux, puis elle se redressa et rectifia sa position. Son sexe se posa sur le mien, entama un mouvement d’avant en arrière qui le couvrit de mouille. Ses seins balançaient doucement, et j’y posai les mains, descendis vers le ventre, effleurai le pubis, m’arrêtai un instant sur les cuisses, puis lui saisis les hanches au moment où elle dirigeait mon membre vers sa chaude intimité. Je baissai les paupières, savourant l’agréable sensation et accompagnant des mains le va-et-vient de son bassin.<br />
Une ombre légère nous frôla, j’entrevis la silhouette élancée de Mieke qui se déplaçait, aérienne, presqu’irréelle. Elle se positionna à genoux derrière Charline, passa les mains par-devant et, la joue contre celle de ma partenaire, se mit à la caresser voluptueusement. Elle semblait posséder une collection de mains, car elle la touchait partout, des épaules jusqu’à la vulve, je pouvais voir ses doigts papillonner, tourner sur les tétons, souligner les galbes, descendre et chercher les petites lèvres, le bourgeon gonflé, remonter sur le pubis, le ventre… Ses doigts vinrent frôler mon pénis qui entrait et sortait, luisant et tendu à l’extrême.<br />
Je jetai un regard vers l’autre côté du salon. Ben était allongé et nous regardait en se masturbant doucement, mais ça ne m’inquiétait plus, à présent qu’une autre pensée traversait ma petite tête. À vrai dire, je m’y attendais depuis un moment déjà, mais sans oser me l’avouer, aussi lorsque mon épouse se retira pour céder le relais à notre hôtesse, je ne manifestai aucune surprise. Elle dirigea elle-même mon pénis, qui disparut sous le pubis rasé de Mieke, comme aspiré d’un seul coup par son vagin. Elle posa une main sur ma joue, m’embrassa affectueusement et s’en alla rejoindre Ben sur l’autre moitié du salon de coin. Elle se plaça sur lui comme elle l’était sur moi auparavant, et nos deux couples formèrent une curieuse symétrie, nos pieds d’hommes tournés vers l’élément d’angle, les femmes nous chevauchant.<br />
Les yeux bleus de Mieke étaient fixés sur moi, guettant l’expression de mon visage. Je lui souris, puis mes regards se portèrent vers sa poitrine ronde et haut perchée aux mamelons roses fièrement dressés. J’avançai les mains, un peu timidement. Les seins étaient fermes, presque durs, je les devinai fort sensibles et les touchai délicatement. Mieke entrouvrit la bouche, baissa les paupières. Les mouvements de nos corps suffisaient pour que les tétons se frottent à mes doigts quasi immobiles. Mieke se pencha légèrement pour accentuer la pression de sa poitrine sur mes mains, mais je le remarquai sans le voir, car mes yeux étaient à présent fascinés par les mouvements de son ventre, le pubis rasé sous lequel je voyais apparaître et disparaître ma hampe luisante, et ce petit oiseau fabuleux, qui semblait s’animer, prêt à s’envoler. Je baissai les mains, effleurai le tatouage du bout des doigts : il était doux, sans le moindre creux ni relief, et pourtant il m’apparaissait en trois dimensions, presque vivant.<br />
J’entendis Charline soupirer, je la voyais légèrement de dos tandis qu’elle chevauchait Ben, qui la regardait avec une curieuse attention. Elle tourna la tête vers moi, me sourit, sa bouche s’arrondit en un baiser silencieux à mon intention, puis sa tête se tourna de nouveau, et je vis danser ses mèches brunes. Elle renversa la tête en arrière, sa main s’accrochait au dossier du divan. Elle poussa un gémissement, presque un miaulement, qui s’acheva en une plainte rauque, grave, émouvante. Son plaisir arrivait jusqu’à moi, en vagues successives, et je sentis à mon tour monter l’orgasme. Mes mains se crispèrent sur les hanches de Mieke, tandis que ma semence se déversait en elle par saccades. Elle se pencha sur moi, accrocha mes épaules, ses cheveux encore partiellement humides frôlèrent ma joue tandis que les derniers spasmes du plaisir me laissaient le souffle court, le cœur battant à tout rompre. Elle accéléra ses mouvements, son halètement emplissait mon oreille. Je serrai les dents, mon pénis devenait douloureux, je ne pourrais plus tenir longtemps.<br />
Mieke dit soudain « Oh oui », se redressa, les bras tendus, les mains toujours sur mes épaules, murmura quelque chose que je compris pas, et je sentis du liquide, mélange de sperme et de mouille, couler sur mon bas-ventre et se frayer un chemin entre mes fesses.<br />
Nous restâmes immobiles de longues secondes, reprenant notre souffle et nos esprits, échangeant tous quatre des regards complices, puis Ben se leva, déposa un baiser sur le front de Charline et, nu et luisant de sueur, le sexe pendouillant, sortit sans un mot par la porte-fenêtre.</p>
<ul>
<li>— On va se rafraîchir, dit Mieke, et préparer la table pour le repas.</li>
</ul>
<p class="cen">*</p>
<p class="cen">* *</p>
<p>Ben ne réapparut que bien plus tard, juste au moment où nous passions à table. Le repas était excellent, essentiellement composé de fruits de mer, mais personne n’avait grand faim. Seul Ben mangea d’assez bon appétit. Nous parlions peu, nous étions épuisés physiquement et nerveusement par ce que nous venions de vivre, et la mélancolie nous envahissait, car nous savions que cela ne se reproduirait plus.<br />
Ben repoussa son assiette vide, et me regarda :</p>
<ul>
<li>— Vous voulez voir les esquisses ? demanda-t-il.</li>
</ul>
<p>Mais le cœur n’y était pas.</p>
<ul>
<li>— Ce ne sera pas nécessaire, dis-je simplement.</li>
</ul>
<p>Je savais ce qu’il préparait. J’en avais une idée d’ensemble, du moins. Charline, assise à mon côté, me tenait la main, sous la table. Nos genoux se touchaient</p>
<p>Je me rappelai avec angoisse de la journée de lundi. J’avais failli tout gâcher en rentrant plus tôt.</p>
<p class="cen">*</p>
<p class="cen">* *</p>
<p>Charline se rendit encore plusieurs fois chez eux, au cours des jours qui suivirent, puis nous ne les vîmes plus. Deux semaines plus tard, la villa était vide. Une agence la proposait en location, mais nous n’étions pas intéressés et, de toute façon, ce n’était pas dans nos moyens.<br />
La vie continue pour nous, nous sommes heureux et amoureux. Parfois, nous ressentons un vide, lorsque nous pensons à cette soirée d’amour complice. Nous n’osons plus franchir le pas, rencontrer d’autres couples et mélanger nos corps. Ce ne serait pas la même chose.<br />
Le tatouage de Charline est une pure merveille. C’est un félin aux yeux verts pailletés d’or, de sept à huit centimètres de haut, son pelage est d’une extrême finesse, réalisé dans un camaïeu de teintes fauves. Il ne semble pas avoir été ajouté, il semble être né de lui-même, vivre en trois dimensions sous la peau, qui reste extrêmement douce au toucher. Lorsque nous faisons l’amour, il a l’air de sourire, il me semble que ses yeux flamboient.<br />
Nous ne le montrons à personne. C’est notre secret. À la piscine ou à la plage, Charline porte toujours des maillots d’une seule pièce.<br />
Nous ne parlons jamais de cette aventure autour de nous. D’ailleurs, personne ne nous croirait.</p>
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		<title>De longues années j’ai été commercial. Aujourd’hui à 45 ans j’ai pris du grade directeur d’un bureau de vente dans la banlieue de Lyon, 

néanmoins je continue, par goût à habiter sur St Etienne. L’annonce d’un arrêt de travail des cheminots était une catastrophe pour un couple d’amis. Lui jeune artisan, elle responsable d’un service contentieux travail en plein centre de Lyon et n’ayant pas d’autre moyen de locomotion que le TER. Aussi me téléphonent-ils pour me demander s’il m’était possible de dépanner Sophie en la déposant à la gare de Vénissieux. Elle fera le reste du chemin en métro.
Le covoiturage étant de mode j’acceptais. Le lendemain j’arrivai comme convenu à 6H15 devant le porche de l’immeuble de mes amis. Sophie voyant ma voiture sortie sur le trottoir. Je la regardais marcher. Une belle femme de 35 ans avec beaucoup de prestance. Un visage de bébé tout rond avec des taches de rousseur sur l</title>
		<link>http://www.leplancul.com/le-sous-sol/</link>
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		<pubDate>Tue, 11 Dec 2007 11:16:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Plan Cul</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comme tous les soirs après ma journée de travail, je descends au sous-sol de l’immeuble, récupérer ma voiture pour rentrer chez moi.
À cette heure tardive, c’est bien évidemment désert. Je marche d’un pas assez lent vers mon emplacement de parking où mon véhicule m’attend. Il ne reste plus que la mienne de ce côté. Je sors les clefs. Soudain, d’un seul coup, une voix barguigne mettant fin au silence.
Je me retourne et je distingue une femme, la trentaine. Vêtue d’une jupe noire lui arrivant à mi-mollet, et d’un chandail dont le décolleté laisse apparaître des seins somptueux. Son maquillage est très discret et ses grands yeux noirs sont soulignés de mascara.
Je pose mes yeux dans les siens. Instant furtif avant que ma caresse visuelle ne s’amorce. Alors mon regard glisse sur ses genoux, caresse une cuisse, puis dérive sur l’autre et s’excuse en s’interrogeant sur ce qui peut bien se cacher sous sa jupe. Ma vue alors ricoche et se heurte sur le renflement de son bas-ventre, essayant à peine perdue d’apercevoir, par jeu de transparence, sa lingerie. Cet instant me foudroieinéd d’un plaisir it.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comme tous les soirs après ma journée de travail, je descends au sous-sol de l’immeuble, récupérer ma voiture pour rentrer chez moi.</p>
<p><span id="more-12"></span><br />
À cette heure tardive, c’est bien évidemment désert. Je marche d’un pas assez lent vers mon emplacement de parking où mon véhicule m’attend. Il ne reste plus que la mienne de ce côté. Je sors les clefs. Soudain, d’un seul coup, une voix barguigne mettant fin au silence.<br />
Je me retourne et je distingue une femme, la trentaine. Vêtue d’une jupe noire lui arrivant à mi-mollet, et d’un chandail dont le décolleté laisse apparaître des seins somptueux. Son maquillage est très discret et ses grands yeux noirs sont soulignés de mascara.<br />
Je pose mes yeux dans les siens. Instant furtif avant que ma caresse visuelle ne s’amorce. Alors mon regard glisse sur ses genoux, caresse une cuisse, puis dérive sur l’autre et s’excuse en s’interrogeant sur ce qui peut bien se cacher sous sa jupe. Ma vue alors ricoche et se heurte sur le renflement de son bas-ventre, essayant à peine perdue d’apercevoir, par jeu de transparence, sa lingerie. Cet instant me foudroieinéd d’un plaisir it.<br />
L’intensité de son regard qui me scrute et me détaille, est à la limite intimidant. C’est alors qu’une chaleur enivrante me monte aux joues.<br />
Je devine après coup ce qu’elle désire. Ce n’est tout de même pas le fruit du hasard qu’elle soit là devant moi, à cette heure, et seule de surcroît. Elle s’approche et coule sa main sur mon pantalon. Elle se penche près de mon oreille et me chuchote que son compagnon nous observe un peu plus loin, ainsi qu’un couple d’amis à elle. Et tout d’un coup, comme pour prouver ses dires, des bruits indistincts se font entendre, venant de l’intérieur d’une voiture stationnée derrière le mur, dont je ne vois que le nez. Je tends un peu plus l’oreille. Je perçois très nettement à présent, des soupirs, des halètements, puis une acclamation étouffée. Il y a aussi une clameur plus forte et une exclamation explicite. Je n’y crois pas, mes pensées s’entrechoquent, mais rapidement je me dis que cela peut être une expérience aussi inédite qu’excitante.<br />
Les jambes entrouvertes, le regard fixe, la bouche gonflée, la jeune femme me semble tétanisée. Elle se met doucement à rouler des hanches comme pour traduire, par ce geste, le motif des bruits venant de l’automobile. C’est à la fois délicieux et un peu frustrant.<br />
Soudain moins complexée, l’inconnue se comporte à peu près comme une chatte en chaleur. Si souple, qu’elle semble ne pas avoir d’os.<br />
Mon regard lui suffit et sa main remonte délicatement vers ma chemise. Elle déboutonne l’un après l’autre les boutons, avec une habilité extraordinaire. Si bien qu’en quelques secondes, ses deux mains tâtent ma poitrine nue, avant de descendre plus bas où elle devine un désir que je ne peux dissimuler. Je la laisse faire. Soigneusement elle insinue sa main dans mon pantalon et du bout de ses doigts experts, touche mon sexe bandé. Elle l’enserre dans sa main et me force à la suivre jusqu’à la fameuse voiture.<br />
Elle me repousse en arrière. Je m’affale sur le capot. À genoux, elle se rue sur ma virilité. Elle m’engloutit avec une maestria révélant une grande habitude. Sur un rythme régulier, presque paisible, elle entreprend de m’administrer une fellation passionnée, sans se soucier le moins du monde de notre environnement.<br />
Son corps, tout en courbes, dégorge de sensualité. Ses longs va-et-vient me procurent un désir infini. Je ne pense plus à rien. J’ai l’impression de vivre un rêve éveillé. Ses lèvres plongent, puis reviennent en arrière, retroussées, tandis que sa langue parcourt l’extrémité de mon sexe avec le soin que met un enfant à lustrer un cornet de glace. Je me laisse consommer par cette délicieuse inconnue. Je m’abandonne à cette volupté qui m’envahit. Je n’éprouve ni honte, ni pudeur, j’ai juste l’impression de m’offrir à un péché merveilleux.<br />
Lorsqu’elle sent à mes coups de reins que je suis au bord du plaisir, elle me laisse choir quelques instants, me regarde, puis entame, toujours avec sa bouche, un long mouvement tournant, ce qui à pour effet de m’occasionner un cri de plaisir.<br />
Au bout d’un moment, elle se redresse avec la conscience du devoir accompli. Je me sens frustré, qu’elle me laisse tomber sans même m’avoir fait jouir. Les soupirs continuent de plus belle à l’intérieur du véhicule.<br />
Elle se dirige vers le mur planté à côté de la voiture aux vitres obscures. J’imagine que les occupants nous mâtent de l’intérieur. Ce jeu m’excite de plus en plus.<br />
J’accole mon inconnue qui, sans perdre de temps, fait descendre sa culotte de dentelle noire le long de ses jambes. Qui, d’après les taches, me fait penser que son plaisir s’est déjà manifesté. Elle en veut encore plus !<br />
Elle glisse ses mains sous sa jupe. Son bassin mime l’amour. Ses jambes frémissent en rythme et son visage appelle le plaisir. La démonstration achevée sur son merveilleux abandon d’elle-même, elle s’allonge sur le capot et m’invite à lui rembourser le bienfait qu’elle m’a procuré.<br />
Je suis, à cet instant, devenu complètement fou. Avide de la goûter, de la découvrir. Parmi le voile de sa jupe, je me plie volontiers à ses caprices. Délicatement elle me dévoile son intimité en retroussant sa jupe vers le haut. Je peux alors prendre possession de sa fleur. Je passe un léger coup de langue sur ses lèvres intimes. Que j’aime son parfum et sa saveur forte ! Je m’applique à cueillir son bourgeon entre mes lèvres. Je le pince légèrement, le tire vers moi, puis je le gobe, le pompe régulièrement, mais avec une grande douceur.<br />
Elle soupire avec bruit et serre convulsivement ses cuisses sur ma tête, pour me faire sentir son bonheur, mais surtout la force de son excitation. Je la lèche longuement, prenant beaucoup de plaisir à faire jouir son petit membre érectile. Je glisse un doigt dans sa douce intimité. C’est chaud et humide. Je fais quelques va-et-vient, puis j’infiltre un deuxième doigt.<br />
Je taquine son bouton, et mes doigts s’activent. Le désir la submerge. Je ne suis pas pressé, donc je modère le mouvement. Je veux la faire languir. Ma main droite file entre ses cuisses et remonte jusqu’à caresser de nouveau sa fleur. Je me surprends à chatouiller sa petite rondelle. J’introduis même un doigt, que je mouille à l’aide de sa sève. Tout en continuant à la courtiser de l’autre main. Ses deux orifices sont occupés. C’est la première fois que je réalise cela. C’est bon, c’est chaud. J’exerce des va-et-vient en alternance. Soudain des spasmes libérateurs l’envahissent. Je plaque alors ma bouche sur ses lèvres écartées, et bois à sa source toute la liqueur d’amour.<br />
Je me redresse. La voiture a comme des sortes de tremblements. Les amis doivent bien s’amuser ! Elle enlève sa jupe, la pose délicatement à travers la vitre de l’automobile qui vient de s’ouvrir. Une main lui prend sa jupe, lui donnant en échange un sachet. Puis la vitre se referme aussitôt. Elle me le tend. Il s’agit d’une capote dans son emballage. Pas besoin de lui demander ce qu’elle convoite. Je sors le préservatif de son logement et le déroule sur mon sexe.<br />
Je ne tiens plus. Elle prend alors position sur le capot de la voiture. Je place mon gland tout « vinylisé » devant son vagin. Je fais passer sa jambe droite par-dessus mon épaule du même côté. Je réalise la même opération à sa jumelle. Peu à peu, moulinant du bassin, je prends possession de son antre. Millimètre après millimètre, je vois mon sexe disparaître, jusqu’à sentir ce dernier buter au fond de son sexe. Des mots crus perlent de sa bouche, qui agissent sur mon cortex.<br />
Mes coups de reins se font de plus en plus puissants, ce qui la rend complètement folle. Elle s’agrippe comme elle le peut au capot, son visage tourné en direction du pare-brise fumé. Elle crie et me somme de ne surtout pas m’arrêter, que ça vient, qu’elle n’en peut plus.<br />
Sans même m’en rendre compte, je perds le contrôle de la situation. Je sens la sève monter irrésistiblement de mes reins. Avec un hurlement sauvage, je me rue encore plus violemment dans ce sexe qui m’accueille et qui m’inonde. Au bout de quelques minutes d’une rare intensité, nous tombons tous deux vannés, sur le capot, dans un dernier cri commun de contentement.<br />
Nous restons là tous les deux accouplés pendant un instant, cuvant notre orgasme. Puis je me redresse, l’émancipant. Elle prend alors contact avec le sol. En me frôlant, je l’entends me chuchoter un merci, puis elle disparaît comme une ombre, dans la voiture, du côté passager. Je retire mon préservatif souillé, puis me rajuste. J’assiste au démarrage de la voiture.<br />
Les jambes en coton, je retourne jusqu’à ma voiture. Devant celle-ci, je ramasse les clefs toujours au sol. Je rentre à l’intérieur et m’assoupis un instant.</p>
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		<title>De longues années j’ai été commercial. Aujourd’hui à 45 ans j’ai pris du grade directeur d’un bureau de vente dans la banlieue de Lyon, 

néanmoins je continue, par goût à habiter sur St Etienne. L’annonce d’un arrêt de travail des cheminots était une catastrophe pour un couple d’amis. Lui jeune artisan, elle responsable d’un service contentieux travail en plein centre de Lyon et n’ayant pas d’autre moyen de locomotion que le TER. Aussi me téléphonent-ils pour me demander s’il m’était possible de dépanner Sophie en la déposant à la gare de Vénissieux. Elle fera le reste du chemin en métro.
Le covoiturage étant de mode j’acceptais. Le lendemain j’arrivai comme convenu à 6H15 devant le porche de l’immeuble de mes amis. Sophie voyant ma voiture sortie sur le trottoir. Je la regardais marcher. Une belle femme de 35 ans avec beaucoup de prestance. Un visage de bébé tout rond avec des taches de rousseur sur l</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Dec 2007 15:34:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Plan Cul</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Maryse se frottait doucement le clitoris en pensant à Philippe. C’était l’été, et dans l’appartement il régnait une chaleur moite et étouffante. Elle essayait d’imaginer Philippe entre ses cuisses, la tête penchée vers sa vulve, en train de la lécher. Et elle fermait les yeux pour mieux rêvasser, pour ressentir sa langue le long de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Maryse se frottait doucement le clitoris en pensant à Philippe. C’était l’été, et dans l’appartement il régnait une chaleur moite et étouffante. </p>
<p><span id="more-8"></span><br />
Elle essayait d’imaginer Philippe entre ses cuisses, la tête penchée vers sa vulve, en train de la lécher. Et elle fermait les yeux pour mieux rêvasser, pour ressentir sa langue le long de sa chatte, ses lèvres contre son bouton d’amour.</p>
<p>Philippe était un fringant étudiant d’université promis à un bel avenir. Ils se connaissaient depuis tout jeunes. Pour tout dire, ils avaient été à l’école primaire ensemble. Ensuite, leurs chemins avaient divergé et, tandis que lui poursuivait de brillantes études, elle s’était retrouvée, de son côté, à remplir les rayons dans un supermarché. Mais depuis toujours, elle flashait sur ce beau mec et, depuis toujours, elle espérait qu’un jour ils seraient vraiment ensemble pour de bon.</p>
<p>Un jour qu’ils étaient, lui, elle et deux anciens copains du collège, en train de discuter au troquet, il avait bu un peu trop de bière et était légèrement éméché. Du coup, sa langue s’était déliée et il s’était mis à dire des insanités. Du style qu’il aimait bien les salopes, et que l’autre jour, justement, il en avait rencontré une belle, dans une boîte, et qu’elle avait voulu à tout prix qu’il la prenne sur le capot de sa voiture. Et il en avait profité, paraît-il, pour la prendre par derrière et par le cul.</p>
<p>Ce disant, il regardait Maryse, en riant et en reluquant vicieusement sa poitrine, semblant signifier par là : « Toi aussi, tu dois être une sacrée salope ». Mais elle ne lui en tint pas rigueur. Elle lui pardonnait toujours toutes ses incartades. Et elle voulait bien être SA salope à lui, elle voulait bien être sa chienne, si c’est ce qu’il désirait.</p>
<p>Le seul réel problème, c’est que lui ne se décidait jamais…</p>
<p>— Humm ouiii, gémit-elle entre deux caresses.</p>
<p>De son côté, elle avait toujours la chatte en feu et ne pensait qu’à leurs hypothétiques étreintes !</p>
<p>Elle en était là dans ses réflexions quand Démon, le jeune berger allemand de la maison, fit irruption dans la chambre. Situation délicate puisqu’elle était en train de se masturber, allongée nue sur le lit et sans petite culotte. L’animal fit le tour du canapé et vint s’asseoir tout près d’elle en la regardant. Elle s’arrêta un instant, pour lui caresser doucement la tête, espérant qu’après ce geste affectueux il allait repartir sagement et la laisser tranquille. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Il resta là, à l’arrêt, juste devant elle, à la reluquer en tirant une langue avide.</p>
<p>Mais ce n’était après tout qu’un chien et qu’importe s’il la voyait la main dans la culotte. De toute façon il ne dirait rien à personne. Aussi reprit-elle ses caresses, insistant un peu plus sur ses seins aux durs tétons dressés. Sa poitrine était assez forte, bien galbée, bien pleine et très gracieuse, c’était probablement la partie qui avait été le mieux réussie dans son anatomie. Une main sur ses seins et l’autre sur son pubis, elle recommença à se caresser, en pensant à Philippe, en s’imaginant même à la place de cette jeune fille facile qu’il avait outrageusement sodomisée sur un parking.</p>
<p>— Humm, ouiii, Philippe, vas-y, encule-moi aussi.</p>
<p>Elle était vraiment prête à tout lui donner.</p>
<p>Soudain, Démon se redressa en aboyant. Surprise, elle le caressa à nouveau en lui intimant l’ordre de se recoucher. Mais il se dégagea et entreprit de lui lécher les doigts, ses doigts qui devaient, à coup sûr, sentir la mouille. Une sensation étrange…</p>
<p>Déjà le jeune chien avait posé ses pattes sur le lit et était en train de renifler son corps, ses aisselles et ses seins. Et bientôt elle sentit la langue râpeuse de l’animal sur ses nichons… De nouveau, sensation étrange… Mais agréable ! Serait-ce ainsi lorsque Philippe lui lècherait les seins ? Non, certainement pas, ce serait encore bien mieux, car là, ce n’était qu’un animal. Elle voulut alors repousser Démon, mais l’animal revenait sans cesse à la charge et ne répondait plus à ses injonctions. Il lui montra même les dents lorsqu’elle se montra un peu trop agressive.</p>
<p>Désormais, il lapait ses seins et bavait sur son ventre, elle ne contrôlait plus très bien la situation. Mais, malgré la peur provoquée par cette situation cocasse, elle était malgré tout excitée, très excitée d’ailleurs. Et la langue rugueuse de l’animal sur ses tétons lui procurait un plaisir qu’elle n’arrivait plus à nier. Une dernière fois elle essaya de l’arrêter, mais il n’y avait rien à faire…</p>
<p>Il aurait fallu se lever et s’en aller. Elle aurait pu le faire, mais elle ne s’en sentait pas le courage… en avait-elle d’ailleurs envie ? Et puis, après tout, ce n’était pas bien grave. Même lorsque l’animal vint avec sa langue jusqu’à son vagin, pour le laper… Ce n’était pas en soi une catastrophe.</p>
<p>Oui, c’était là que ça sentait bon, c’était là que ça se passait : il le savait et en était, visiblement, particulièrement excité. Et à Maryse, ces coups de langue faisaient un bien fou, un bien insensé, c’était beaucoup mieux qu’avec ses propres doigts, cette grande langue humide qui la léchait partout avec vivacité, c’était divinement bon. Toute cette bave aussi, mélangée à sa mouille. Le chien lapait partout, indistinctement, ses cuisses, sa chatte, son clito, son anus… Elle écarta encore plus les jambes, pour mieux le laisser faire… D’être ainsi dévorée lui donnait des sensations partout et pas uniquement dans son entrecuisse. Des frissons zébraient tout son corps de jeune femme avide.</p>
<p>C’était tellement bon qu’elle en voulait encore plus. Elle avait complètement oublié qu’il s’agissait d’un animal et pensait être aux mains d’un redoutable amant. Elle ne pensait même plus à Philippe, juste à cette langue qui lui provoquait un tel plaisir ! Elle était déjà presque au bord de l’orgasme. Ça arrivait, très fort entre ses cuisses, très fort et très profond, du plus profond de ses entrailles, une série de spasmes incontrôlables qui la firent couiner comme une truie. Un flot de mouille s’écoula alors de sa chatte en se mêlant à la bave de l’animal, un torrent tellement tumultueux qu’elle eut l’impression, un instant, d’être en train d’uriner sur le lit.</p>
<p>Démon profita de sa jouissance pour carrément sauter sur la couche. À quatre pattes au-dessus d’elle, il continuait à laper de plus belle, semblant apprécier au plus haut point l’odeur forte de son liquide intime. Et c’est là qu’elle s’aperçut qu’il était, lui aussi, excité, son vit était en partie sorti de sa gaine. Elle regarda, médusée, c’était la première fois qu’elle voyait d’aussi près le pénis d’un chien en érection.</p>
<p>Et, alors que cela ne se fait pas, que c’est inconvenant et incorrect, éventuellement sacrilège, elle eut tout de suite envie de toucher ce sexe bestial. «Humm», et lui qui continuait à lécher sa mouille… Elle cambra même ses reins pour aller au-devant de cette langue. Puis, se tournant lentement sur le lit pour être légèrement en 69 vis-à-vis de la bête, elle tendit sa main vers le braquemart de l’animal. Après tout, n’avait-il pas droit, lui aussi, à sa part de plaisir ?</p>
<p>Elle caressait doucement le pénis du jeune chien, s’attardant sur ses couilles, revenant sur sa trique. Il avait l’air d’apprécier cette attention et son engin gonflait encore un peu plus. Un pénis bien rouge, bien long, qu’elle essayait de caresser au mieux dans l’espoir de lui donner du plaisir. Elle le branlait désormais, fascinée par ce beau vit, approchant peu à peu son visage de la trique. «Non, il ne fallait pas, c’était dégueulasse…» Mais peu importe, elle en avait vraiment envie, envie de lécher tout ça, envie de lécher partout, de lui rendre la pareille… Et la voici qui était en train de sucer cette bite de chien. Loin de la dégoûter, ce goût fort dans sa bouche ne faisait que l’exciter encore plus. Elle avait envie qu’il la baise, elle désirait être sa chienne, elle voulait qu’il la baise comme une chienne.</p>
<p>Elle prit donc l’initiative de se mettre à quatre pattes pour se faire saillir par l’animal. Celui-ci comprit tout de suite les intentions de sa maîtresse et monta naturellement sur elle, en cherchant maladroitement son chaton. Elle sentait le dard de l’animal frotter contre ses cuisses, elle n’attendait qu’une chose, c’est qu’il s’enfonce en elle, mais il était à côté et avait besoin d’aide. Aussi elle le saisit entre ses doigts et le guida vers son trou béant.</p>
<p>C’était plus gros et plus long qu’elle ne l’aurait imaginé de prime abord et elle eut un peu de mal à l’enfoncer en elle. Mais une fois bien calé dans son fourreau, les pattes sur son dos, elle sentit qu’il la grimpait. Et elle aimait ça, se faire prendre par cette bête. Elle adorait ça, cette sensation d’être aussi dépravée, son excitation était à son comble, elle se tortillait de plaisir.</p>
<p>Chaque poussée du chien la faisait partir un peu plus, le pénis de l’animal était en train d’éclater sa vulve, de l’exploser. Ça lui donnait envie de frotter le clito avec son autre main. Elle se l’astiqua à s’en faire mal, tellement elle se sentait lubrique. Elle n’en pouvait plus, c’était trop bon, trop fort, trop puissant… Soudain, elle sentit le liquide s’écouler en elle, lui remplir le vagin, des jets saccadés qui lui éclaboussèrent les entrailles… La semence étrangère, ultime signe de sa perversité…</p>
<p>Et là, ainsi collée à l’animal, n’importe qui aurait bien pu arriver, elle s’en moquait, elle s’en foutait, c’était vraiment trop bon d’avoir ainsi été saillie comme une jeune chienne…</p>
<p>Puisse Philippe être admiratif devant sa perversité. Mais au pire, en cas de rejet de sa part, il lui resterait toujours son amant canin, et elle pourrait s’en satisfaire.</p>
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		<title>De longues années j’ai été commercial. Aujourd’hui à 45 ans j’ai pris du grade directeur d’un bureau de vente dans la banlieue de Lyon, 

néanmoins je continue, par goût à habiter sur St Etienne. L’annonce d’un arrêt de travail des cheminots était une catastrophe pour un couple d’amis. Lui jeune artisan, elle responsable d’un service contentieux travail en plein centre de Lyon et n’ayant pas d’autre moyen de locomotion que le TER. Aussi me téléphonent-ils pour me demander s’il m’était possible de dépanner Sophie en la déposant à la gare de Vénissieux. Elle fera le reste du chemin en métro.
Le covoiturage étant de mode j’acceptais. Le lendemain j’arrivai comme convenu à 6H15 devant le porche de l’immeuble de mes amis. Sophie voyant ma voiture sortie sur le trottoir. Je la regardais marcher. Une belle femme de 35 ans avec beaucoup de prestance. Un visage de bébé tout rond avec des taches de rousseur sur l</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Dec 2007 15:09:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Plan Cul</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires coquines]]></category>
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		<description><![CDATA[De longues années j’ai été commercial. Aujourd’hui à 45 ans j’ai pris du grade directeur d’un bureau de vente dans la banlieue de Lyon, néanmoins je continue, par goût à habiter sur St Etienne. L’annonce d’un arrêt de travail des cheminots était une catastrophe pour un couple d’amis. Lui jeune artisan, elle responsable d’un service [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>De longues années j’ai été commercial. Aujourd’hui à 45 ans j’ai pris du grade directeur d’un bureau de vente dans la banlieue de Lyon, </p>
<p><span id="more-7"></span><br />
néanmoins je continue, par goût à habiter sur St Etienne. L’annonce d’un arrêt de travail des cheminots était une catastrophe pour un couple d’amis. Lui jeune artisan, elle responsable d’un service contentieux travail en plein centre de Lyon et n’ayant pas d’autre moyen de locomotion que le TER. Aussi me téléphonent-ils pour me demander s’il m’était possible de dépanner Sophie en la déposant à la gare de Vénissieux. Elle fera le reste du chemin en métro.<br />
Le covoiturage étant de mode j’acceptais. Le lendemain j’arrivai comme convenu à 6H15 devant le porche de l’immeuble de mes amis. Sophie voyant ma voiture sortie sur le trottoir. Je la regardais marcher. Une belle femme de 35 ans avec beaucoup de prestance. Un visage de bébé tout rond avec des taches de rousseur sur les pommettes des cheveux roux mi-longs qui frisent naturellement. Tailleur gris clair, jupe au-dessus du genou, chemisier blanc sous un grand manteau rouge. Peut-être un peu trop stricte mais son métier devait lui imposer ces règles vestimentaires.<br />
« Bonjour Alain, merci encore … »<br />
Nous nous fîmes la bise je démarrais pour une heure de route.</p>
<p>Tout au long du trajet nous discutâmes de banalités, des enfants, de son chef qui la tyrannisait depuis qu’elle avait demandé sa mutation. L’heure passa vite, je la déposais aux portes de la gare, en lui indiquant où l’on s’attendrait ce soir. La semaine s’écoula sur le même rythme le vendredi soir France Inter annonçait que les négociations étaient dans l’impasse. Rendez-vous fut pris pour le lundi.</p>
<p>Lundi de galère, tous les gens qui avaient des congés les avaient épuisés et se retrouvaient jetés sur l’autoroute. Heureusement l’humour de Sophie écourta le trajet.<br />
Le mardi j’arrivai devant le porche à l’heure convenue. Aucune lumière n’éclairait le hall de l’immeuble. J’attendais. Cinq minutes…dix minutes…nous allions être en retard. Je cherchai mon portable quand le hall s’éclaira. Sophie apparue dans son grand manteau rouge un grand sac à la main. D’un pas rapide elle traversa les quelques mètres qui la séparaient de la voiture et si engouffra.</p>
<ul>
<li>— « Bonjour Alain</li>
<li>— Bonjour</li>
<li>— Excuse-moi, j’ai pas vu l’heure…</li>
<li>— Aucune importance.. Un gros câlin qui s’est éternisé ! »</li>
</ul>
<p>C’était la première fois que je la voyais rougir, toutes ses taches de rousseur avaient disparu. Avais-je, pour faire un calembour, mis dans le mille ? Après un silence je reprenais :</p>
<ul>
<li>— « Tu devrais enlever ton manteau dans quelques minutes tu vas avoir trop chaud. »</li>
</ul>
<p>Pas de réponse.</p>
<ul>
<li>— « Tu vas être juste à l’heure et ce sera la cohue dans le métro »</li>
</ul>
<p>A cette idée, je la vis blanchir. Je sentis que quelque chose la troublait sans pouvoir l’expliquer. Ce n’était pas ces quelques minutes de retard qui pouvaient expliquer ses silences.</p>
<p>Elle prit la parole :</p>
<ul>
<li>— « Alain…je n’avais pas pensé au métro… »</li>
</ul>
<p>Furtivement je la regardai sans perdre la route de vue. Elle si joviale d’ordinaire avait un visage dur presque cadavérique. Dans ma tête c’était l’ébullition « métro..métro…elle prenait le métro depuis une semaine …je ne comprenais pas ! J’allais lui poser une question quand elle reprit :</p>
<ul>
<li>— « Alain je dois te dire… ce matin… j’étais très en retard et je n ai pas pris le temps de… m’habiller ! »</li>
</ul>
<p>J’avais les mains sur le volant les yeux sur la route, avais je bien compris ? Je tournais la tête vers elle. Pour toute réponse elle ouvrit le grand sac et j’aperçus des vêtements jetés pêle-mêle.</p>
<ul>
<li>— « Je pensais m’habiller dans les toilettes du rez-de-chaussée ils sont immenses et il n’y a jamais personne. Mais c’est vrai que je n’avais pas du tout envisagé le trajet en métro dans cette tenue.</li>
<li>— Tu veux que je t’y dépose ? »</li>
</ul>
<p>Après un instant de réflexion :</p>
<ul>
<li>— « Non, ce ne serait pas raisonnable de ma part, ce serait toute ta matinée qui serait foutue. »</li>
</ul>
<p>Le trouble était perceptible dans sa voix. Je cherchais à comprendre ou elle voulait en venir quelle solution allait elle me soumettre ? Je vivais un étrange moment Sophie nue sous son manteau à côté de moi. Cette femme si sure d’elle s’était mise dans une situation bien cocasse avec moi comme témoin. Je conduisais comme dans un tunnel, me laissant porter par le flot des voitures.</p>
<ul>
<li>— « Alain si tu me promets de garder les mains sur ton volant et les yeux sur la route je pourrais m’habiller ici ? »</li>
</ul>
<p>Le coquin qui est en tout homme venait de se lever d’un bon. Alors autant ce faire profiter un peu de la situation. Le jour allait se lever dans quelques minutes.</p>
<ul>
<li>— « Pour ce qui est des mains pas de problème mais pour les yeux… tu es très belle c’est une vraie torture que tu m’imposes.</li>
<li>— Bon, bon, de toute façon je n’ai pas le choix, je ne vais pas te demander de fermer les yeux en conduisant.</li>
<li>— Attends que nous soyons sur la portion neuve, les voies sont plus larges et le trafic toujours plus fluide. »</li>
</ul>
<p>Je me gardais bien de lui dire que le jour serai levé et que je pourrai mieux profiter du spectacle. Nous arrivâmes vite à l’endroit que j’avais préconisé je levais le pied et m’intercalais sur la file de droite entre deux camions.</p>
<ul>
<li>— Pourquoi ralentis tu ?</li>
<li>— Tu veux qu’en doublant les camions, les chauffeurs aient une vue plongeante dans la voiture ? De plus le camion de devant ne te voit pas dans ces rétros et les voitures sont concentrées sur leur dépassement. Dès que tu auras enfilé ton chemisier personne ne remarquera plus rien. »</li>
</ul>
<p>Rassurée par le scénario que je lui proposais, elle ouvrit son sac et en sortit un pull à col roulé et un soutien-gorge en dentelle blanc. Je la regarde, elle me sourit, déboutonne le haut de son manteau sans l’ouvrir. Des camions se doublent 100m mètres derrière, interrompant le flot des voitures. Je le lui fais remarquer. Sophie ouvre le haut de son manteau, se tourne pour enlever sa manche droite, puis vers moi pour l’autre manche. J’ai sous les yeux deux petits seins tous blancs avec de larges aréoles brunes, des tétons qui pointent d’un bon centimètre. La peau me parait toute douce avec des taches de rousseur. Les attaches de son cou et de ses épaules sont très fines, ce qui lui donne un air de poupée toute fragile.<br />
Il fait tout à coup très chaud dans la voiture. Sophie passe son soutien-gorge ne prend pas le temps de l’accrocher et enfile son pull. Tout ceci n’a pas duré plus de 30 secondes. Elle se tourne vers moi, me sourit. Elle a le feu aux joues, elle inspire profondément pour masquer son trouble, ses narines se dilatent donnant un air plus coquin à son nez en trompette. Elle me regarde. Je quitte ses yeux pour suivre la route en ayant le sentiment qu’elle aussi a perçu mon émoi. Sa beauté m’impressionne et je ne suis plus du tout sur d’être encore celui qui domine la situation. Elle plonge la main dans son sac et en ressort une pochette Dim en pestant</p>
<ul>
<li>— « Dans ma précipitation je me suis trompée ce n’est pas un collant mais des bas. »</li>
</ul>
<p>Elle pose le sachet sur le tableau de bord et continue de vider son sac. Une jupe et une veste de tailleur gris clair qu’elle dépose sur le siège arrière. Et pour finir une culotte de dentelle blanche assortie à son soutien-gorge qu’elle dépose sur le sachet des bas.</p>
<p>L’atmosphère est très détendue, je la sens même joueuse avec un pétillement dans les yeux. Le stress d’être vue des premiers instants s’est complètement évanoui. Je tends le bras et saisis la culotte, elle est douce au toucher, on dirait du papier de soie. Les stops du camion me ramènent à la réalité, je pose la culotte sur ma cuisse et saisis le volant à deux mains. Nous freinons fort jusqu’à l’arrêt. Nous sommes coincés entre les poids lourds devant, derrière, à notre gauche la remorque de celui qui doublait. Je serre le frein à main et me tourne vers Sophie</p>
<ul>
<li>— « Tu ne pouvais pas espérer mieux pour finir de t’habiller, là, pas d’œil indiscret, que de la ferraille. »</li>
</ul>
<p>Elle me sourit, défait les derniers boutons de son manteau qu’elle ouvre en me fixant. Je n’ose pas baisser les yeux. Sans réellement comprendre ce qui m’arrive, je me mets à bander. Certes la situation est existante mais c’est mon corps qui a réagi. À la respiration suivante, je comprends. C’est cette odeur suave qui me commande. Sophie est en chaleur, je le sens, dans l’espace exigu et surchauffé de la voiture je respire ses phéromones à pleins poumons. Je suis perdu, elle détient les dés. Levant le levier de commande de son siège elle le recule en butée.<br />
Elle ôte ses escarpins. Elle étend ses longues jambes comme pour prendre possession de tout l’espace dont elle dispose. Je découvre son ventre plat couvert d’un fin duvet. Son pubis roux et frisé. Il n’y a plus aucune angoisse dans ses gestes, elle est comme dans un cocon dans l’habitacle de la voiture. Sophie attrape le sachet, l’ouvre, déroule les fins bas de nylons non sans les promener sur son ventre qui frémit sous la caresse. Elle sépare les deux bas en roule un entre ses doigts, lève la jambe gauche, introduit son pied dans la gaine de nylon. Le pose sur la planche de bord et le déroule. Arrivée sur le haut de la cuisse, elle redescend attrape sa cheville et remonte jusqu’aux dentelles. Cela ressemble plus à une caresse qu’à autre chose. Sa jambe gainée de la sorte semble encore plus longue, la cuisse barrée de son anneau de dentelle une pochette surprise.<br />
Elle repose sa jambe, se saisit du deuxième bas et plie l’autre jambe. Plus rien ne me cache son sexe. Je suis fasciné par ce qu’elle me montre. Un triangle de duvet roux couvre son pubis charnu, de grandes lèvres ourlées sortent de son sexe formant un pétale rose. Sophie, pour enfiler son pied dans le bas, plie un peu plus la gambe, libérant de la place. Ses lèvres, comme mues par une vie propre, éclosent en une corolle luisante. Les effluves que dégagent son sexe sont enivrants. Elle déroule le bas sur sa jambe en laissant ses cuisses largement ouvertes. Il m’est évident qu’elle prend plaisir à s’exhiber. Je garde les mains sur le volant me doutant que tout geste de ma part romprait le charme. Sophie se retourne et attrape sa jupe. Elle passe les deux jambes dedans, prend appui sur le dossier du siège, elle décolle ses fesses du siège d’un geste rapide elle remonte sa jupe, ferme la fermeture éclair, puis, passant les mains sous son pull, elle agrafe son soutien-gorge.<br />
La circulation redémarre doucement. Elle me regarde avec un pétillement dans les yeux, contente du tour qu’elle vient de me jouer. Je prends la culotte qui est toujours sur ma cuisse :</p>
<ul>
<li>— « Et ça ? »</li>
</ul>
<p>Elle sourit et ajoute</p>
<ul>
<li>— « C’est toi qui me l’as confisquée »</li>
</ul>
<p>Elle saisit sa veste de tailleur, la pose sur ses genoux, nous arrivons en vue de la gare. Je stoppe sur la dépose minute. Elle descend, enfile sa veste et son manteau :</p>
<ul>
<li>— « A ce soir Alain, bonne journée »</li>
</ul>
<p>Elle tourne les talons et se fond dans la foule en direction du métro.<br />
Je reste seul, sa culotte posée sur ma cuisse. La journée va être longue.</p>
<p>Si pour certaines personnes l’annonce d’un arrêt de travail des cheminots fût une catastrophe, pour moi ce fut un moment de bonheur.</p>
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